3-4 techno TECHNOLOGIE — CLASSE DE 3e
De la
modélisation à la validation du prototype
Modéliser, simuler, contrôler et valider
un objet ou un système technique
Cours complet en vue de la préparation
du Diplôme National du Brevet
Sommaire
I. Modélisation d'un système ou d'un
objet technique (2D, 3D, prototype)
II. Simulation du comportement
(mécanique, électrique/électronique, logiciel)
III. Contrôle et validation du prototype
(métrologie)
Révision express
Quiz de 50 questions (avec corrigé)
Exercice guidé — Construire un protocole
de test (comparatif de gourdes)
CHAPITRE 4 —
De la modélisation à la validation du prototype
Comment
représenter un objet ou un système avant de le fabriquer ? Comment tester
virtuellement son comportement ? Et comment s'assurer, une fois fabriqué, qu'il
correspond bien au projet initial ?
I. Modélisation d'un système ou d'un objet
technique
Modéliser,
c'est représenter un objet ou un système de façon simplifiée (schéma, plan,
maquette numérique...) pour mieux le comprendre, le communiquer ou le faire
évoluer avant de le fabriquer réellement.
1. Modéliser en 2
dimensions
La
modélisation 2D représente un objet à plat, sur une surface : croquis à main
levée, schéma, dessin technique (vues de face, de dessus, de côté), plan coté,
diagramme (bête à cornes, pieuvre, chaîne fonctionnelle...).
•
Avantages : rapide à réaliser, facile et peu coûteux à modifier,
suffisant pour communiquer une première idée ou des dimensions précises.
•
Limite : ne permet pas toujours de visualiser le volume réel ni de
détecter certains problèmes d'assemblage.
2. Modéliser en 3
dimensions
La
modélisation 3D utilise un logiciel de CAO (Conception Assistée par Ordinateur,
ex : SketchUp, Tinkercad, SolidWorks, Fusion 360) pour construire un modèle
numérique en volume.
•
Elle permet de : visualiser l'objet sous tous les angles, vérifier les
dimensions et l'assemblage des pièces, détecter des interférences (deux pièces
qui se chevauchent), générer automatiquement des plans 2D, et préparer les
fichiers de fabrication (impression 3D, découpe laser, usinage numérique).
3. Fabriquer un prototype
après la modélisation
Une
fois le modèle numérique validé, il peut être transformé en prototype physique,
une première réalisation concrète permettant de tester l'objet « en vrai ».
•
Impression 3D : fabrication couche par couche à partir d'un fichier 3D,
adaptée aux formes complexes et aux petites séries.
•
Découpe laser : découpe précise de matériaux plats (bois, plastique,
carton) à partir d'un plan 2D.
•
Usinage numérique (CNC)
: une machine pilotée par ordinateur
retire de la matière pour obtenir la forme voulue.
Figure 1 — De la modélisation au
prototype : trois étapes successives.
|
À retenir On modélise d'abord en 2D
(rapide, pour poser les idées), puis en 3D (pour visualiser et vérifier le
volume et l'assemblage), avant de fabriquer un prototype physique qui
permettra un test réel. |
Exercice résolu — Faire la représentation
d'un projet immobilier
En
décrivant et en utilisant les outils et les langages adaptés à chaque étape.
|
Dossier Un architecte conçoit une
maison individuelle pour un client. Le projet passe par plusieurs étapes :
(1) présenter le projet au client pour qu'il se projette dans son futur
logement et valide les choix esthétiques ; (2) transmettre les informations
précises aux artisans (maçons, électriciens, plombiers) qui vont construire
la maison ; (3) déposer un dossier auprès de la mairie pour obtenir le permis
de construire. |
Question
Pour
chacune des trois étapes du dossier, indiquez quel type de représentation (2D
ou 3D) et quel outil ou langage seraient les plus adaptés, en justifiant votre
choix.
Corrigé
|
Étape |
Type de
représentation |
Outil /
langage adapté |
Pourquoi |
|
Présenter le projet au client |
Modélisation 3D |
Logiciel de CAO/architecture (ex : SketchUp), visite virtuelle |
Permet au client de se projeter dans le volume réel, de « visiter
» virtuellement sa future maison |
|
Transmettre les informations aux artisans |
Modélisation 2D |
Plans cotés (vues de dessus, façades, coupes), symboles
normalisés du dessin technique |
Donne des dimensions précises et des informations techniques
exploitables sur le chantier |
|
Déposer le dossier de permis de construire |
Modélisation 2D |
Plans réglementaires normalisés (plan de masse, de coupe, de
façade), à une échelle précise |
La réglementation (Code de l'urbanisme) impose des documents 2D
normalisés et à l'échelle |
|
À retenir Le choix entre 2D et 3D, et le
choix de l'outil, dépendent du destinataire de la représentation et de
l'usage qui en sera fait : convaincre (3D, visuel), fabriquer avec précision
(2D coté), ou répondre à une obligation réglementaire (2D normalisé). |
II. Simulation du comportement d'un système
ou d'un objet technique
Simuler,
c'est utiliser un modèle numérique pour tester virtuellement le comportement
d'un objet dans des conditions données, avant de le fabriquer réellement. Cela
permet d'anticiper des problèmes, de comparer plusieurs solutions et de faire
des choix sans construire un prototype physique à chaque essai — ce qui fait
gagner du temps et de l'argent.
1. Simuler le comportement
mécanique
Un
logiciel de CAO équipé d'un module de simulation permet de tester virtuellement
comment une pièce réagit à une force, une charge ou un choc : résiste-t-elle
sans se casser ? Se déforme-t-elle trop ? Le logiciel affiche généralement une
carte de couleurs indiquant les zones les plus sollicitées.
2. Simuler le comportement
électrique et électronique
Un
logiciel de simulation de circuits (ex : Tinkercad Circuits) permet de tester
virtuellement un montage électronique — vérifier les tensions, les intensités,
le comportement d'un capteur ou d'une carte programmable — avant de câbler le
circuit réel, ce qui évite d'endommager des composants par erreur.
3. Simuler le comportement
logiciel
Avant
de transférer un programme sur une carte réelle (Arduino, micro:bit...), on
peut simuler son exécution à l'écran pour vérifier qu'il se comporte comme
prévu et détecter des erreurs de logique, sans risquer de bloquer ou
d'endommager le système réel.
|
À retenir Modéliser crée une
représentation ; simuler teste virtuellement son comportement. Dans les trois
cas (mécanique, électrique, logiciel), la simulation permet d'anticiper des
erreurs et d'optimiser une solution avant tout investissement physique. |
Exercice résolu — Analyser les résultats
d'une simulation logicielle
|
Dossier Une entreprise conçoit un
nouvel abri de bus (abribus). Avant de fabriquer un prototype réel, elle
soumet son modèle numérique à une simulation des déformations, réalisée par
un logiciel, afin de vérifier que le toit résistera au poids de la neige
accumulée en hiver sans se déformer excessivement. Le cahier des charges
impose une déformation maximale admissible de 5 mm sous une charge de neige
de 150 kg/m². Le toit est soutenu par deux poteaux d'appui situés à chaque
extrémité. |
Document — Carte de déformation obtenue
par simulation logicielle (résultat en mm).
Question 1
Pourquoi
l'entreprise choisit-elle de simuler le comportement du toit plutôt que de
construire directement un prototype réel pour le tester ?
Question 2
À
l'aide du document, indiquez à quel endroit du toit la déformation est
maximale, et donnez sa valeur.
Question 3
Le
résultat de la simulation est-il conforme au cahier des charges ? Justifiez
votre réponse par un calcul ou une comparaison chiffrée.
Question 4
Proposez
une solution technique permettant de réduire la déformation observée.
Corrigé
|
Réponse attendue Question
1 : Simuler permet de tester le
comportement du toit sans avoir à fabriquer un prototype réel, ce qui coûte
moins cher, prend moins de temps, permet de tester plusieurs solutions
rapidement (en modifiant simplement le modèle numérique), et évite tout
risque pour des personnes si le prototype réel venait à se casser lors d'un
test physique. Question
2 : La déformation est maximale au
centre du toit, à égale distance des deux poteaux d'appui (zone rouge sur la
carte de couleurs), avec une valeur mesurée de 7,2 mm. Question
3 : Le résultat n'est pas conforme :
la déformation mesurée (7,2 mm) est supérieure à la déformation maximale
admissible fixée par le cahier des charges (5 mm), soit un dépassement de 2,2
mm (44 % au-dessus de la limite). Question 4 : Plusieurs solutions techniques sont possibles : ajouter
un poteau d'appui central pour réduire la portée entre appuis, renforcer la
structure du toit (épaisseur, nervures), ou choisir un matériau plus rigide.
Après modification, une nouvelle simulation permettrait de vérifier que la
déformation redevient conforme au cahier des charges. |
III. Contrôle et validation du prototype
1. Contrôler la
fabrication d'une pièce ou de l'assemblage
Une
fois une pièce fabriquée (ou un ensemble assemblé), il faut vérifier qu'elle
correspond bien à ce qui était prévu sur les plans, avant de passer à l'étape
suivante. On contrôle en particulier :
•
Les dimensions (longueur, épaisseur, diamètre...) comparées à celles
indiquées sur le plan coté.
•
L'aspect (état de surface, absence de défaut visible, de bavure).
•
Le fonctionnement (la pièce ou l'assemblage remplit-il correctement sa
fonction technique ?).
2. Les outils à utiliser
(métrologie)
La
métrologie regroupe l'ensemble des instruments et méthodes utilisés pour
mesurer et contrôler.
|
Outil |
Ce qu'il
mesure |
Exemple
d'usage |
|
Réglet / mètre |
Longueurs, avec une précision de l'ordre du millimètre |
Vérifier la longueur d'une planche |
|
Pied à coulisse (numérique) |
Longueurs, épaisseurs, diamètres, avec une précision au 1/100 mm |
Contrôler le diamètre d'un axe ou l'épaisseur d'une pièce |
|
Gabarit / calibre |
Conformité rapide d'une forme ou d'une dimension, sans valeur
chiffrée |
Vérifier rapidement qu'une pièce entre bien dans un logement
prévu |
|
Rapporteur d'angle |
Angles |
Vérifier l'angle d'un pliage ou d'un assemblage |
|
Balance |
Masse |
Vérifier que la masse d'un objet respecte le cahier des charges |
|
Machine de contrôle 3D |
Forme complète d'une pièce, en trois dimensions |
Contrôler une pièce de forme complexe, en la comparant au modèle
numérique |
3. Valider le prototype
Valider
un prototype, c'est comparer les résultats des contrôles (dimensions mesurées,
fonctionnement observé) aux exigences du cahier des charges (fonction, critère,
niveau — voir chapitre 1).
•
Si les résultats
respectent le cahier des charges : le
prototype est validé.
•
Si un ou plusieurs
critères ne sont pas respectés : le
prototype est non conforme ; il faut alors revenir à l'étape de conception pour
l'ajuster (nouvelle itération), avant de refabriquer et de recontrôler.
|
À retenir Contrôler mesure ; valider
compare au cahier des charges et décide. Un prototype non conforme n'est pas
un échec : c'est une étape normale de la démarche de projet, qui permet
d'ajuster la solution avant la production finale. |
Exercice résolu — Suivre un protocole de
fabrication : le pot de fleurs
|
Dossier Une
entreprise fabrique des pots de fleurs en plastique par moulage. Voici les
étapes du protocole de fabrication d'une pièce, données dans le désordre : •
A.
Contrôler les dimensions du pot au pied à coulisse. •
B.
Injecter le plastique fondu dans le moule. •
C.
Préparer et fermer le moule. •
D.
Comparer les mesures obtenues au cahier des charges. •
E.
Laisser refroidir puis démouler la pièce. • F. Ébavurer les bords (retirer
l'excédent de matière). |
Question 1
Remettez
les étapes du protocole dans l'ordre logique de fabrication.
Question 2
À
quelle(s) étape(s) intervient le contrôle qualité ? Avec quel(s) outil(s) ?
Question 3
Que
doit faire l'entreprise si, à l'étape D, une pièce est jugée non conforme ?
Corrigé
|
Réponse attendue Question
1 : L'ordre logique est C → B → E → F
→ A → D (préparer et fermer le moule ; injecter le plastique ; laisser
refroidir et démouler ; ébavurer les bords ; contrôler les dimensions au pied
à coulisse ; comparer au cahier des charges). Question
2 : Le contrôle qualité intervient aux
étapes A et D : l'étape A utilise le pied à coulisse pour mesurer les
dimensions réelles de la pièce, et l'étape D compare ces mesures aux
exigences du cahier des charges pour décider si la pièce est conforme. Question 3 : Si une pièce est non conforme, elle doit être écartée
(mise au rebut ou recyclée si le matériau le permet) et ne doit pas être
commercialisée. Si le problème se répète sur plusieurs pièces, l'entreprise
doit revenir en amont du protocole (réglages du moule, température
d'injection...) pour corriger la cause du défaut avant de relancer la
production. |
RÉVISION
EXPRESS — Ce qu'il faut absolument retenir
I. Modélisation d'un système ou d'un objet
technique
|
2D, 3D, prototype •
Modélisation
2D : croquis, plan coté, schéma, diagramme — rapide, facile à modifier. •
Modélisation
3D : logiciel de CAO — visualisation en volume, vérification de l'assemblage,
préparation de la fabrication. •
Prototype
: réalisation physique après la modélisation, via impression 3D, découpe
laser ou usinage numérique (CNC). • Le choix 2D/3D et l'outil
dépendent du destinataire et de l'usage (convaincre, fabriquer, obligation
réglementaire). |
II. Simulation du comportement
|
Mécanique, électrique, logiciel •
Simuler
= tester virtuellement un comportement avant fabrication réelle : gain de
temps, d'argent, et de sécurité. •
Simulation
mécanique : résistance, déformation (carte de couleurs). •
Simulation
électrique/électronique : tester un montage/circuit sans risquer d'endommager
des composants réels. • Simulation logicielle : vérifier
le comportement d'un programme avant de le transférer sur une carte réelle. |
III. Contrôle et validation du prototype
|
Contrôler, mesurer, valider •
Contrôler
: vérifier dimensions, aspect, fonctionnement d'une pièce ou d'un assemblage. •
Outils
de métrologie : réglet, pied à coulisse, gabarit, rapporteur d'angle,
balance, machine de contrôle 3D. • Valider : comparer les résultats
des contrôles au cahier des charges. Conforme → validé. Non conforme → retour
en conception (nouvelle itération). |
Vocabulaire clé à connaître par cœur
|
Mot |
Définition
express |
|
Modélisation |
Représentation simplifiée d'un objet ou système (2D ou 3D). |
|
CAO |
Conception Assistée par Ordinateur : logiciel de modélisation 3D. |
|
Prototype |
Première réalisation physique permettant de tester une solution. |
|
Simulation |
Test virtuel du comportement d'un système avant fabrication
réelle. |
|
Métrologie |
Ensemble des instruments et méthodes de mesure et de contrôle. |
|
Contrôle |
Vérification des dimensions, de l'aspect ou du fonctionnement
d'une pièce. |
|
Validation |
Comparaison des résultats du contrôle au cahier des charges. |
|
Non-conformité |
Écart entre le résultat mesuré et l'exigence du cahier des
charges. |
|
Protocole |
Suite ordonnée d'étapes à suivre pour fabriquer ou tester un
produit. |
QUIZ — 50
questions pour tester ses connaissances
Consigne
: pour chaque question, entourez ou notez la bonne réponse (a, b, c ou d). Le
corrigé complet se trouve à la fin du quiz.
1. Modéliser un objet
technique consiste à :
a) Le fabriquer directement
en série b) Le détruire pour
analyse c) Le vendre au client d) Le représenter de façon simplifiée pour
mieux le comprendre
2. La modélisation en 2D
représente un objet :
a) À plat, sur une
surface b) En volume, sous tous les
angles c) Uniquement en couleur d) Uniquement par un texte
3. Un exemple de modélisation
2D est :
a) Un modeleur volumique
CAO b) Une machine de contrôle
3D c) Une imprimante 3D d) Un plan coté
4. Le principal avantage de
la modélisation 2D est :
a) Sa lenteur de
réalisation b) Son impossibilité
d'être modifiée c) Son coût très
élevé d) Sa rapidité et sa facilité
de modification
5. La modélisation en 3D
utilise :
a) Un simple crayon et
papier b) Un logiciel de CAO
(Conception Assistée par Ordinateur)
c) Uniquement une calculatrice
d) Un microscope
6. La CAO permet notamment de
:
a) Supprimer le besoin de
fabriquer un prototype b) Uniquement
colorier l'objet c) Remplacer le
cahier des charges d) Visualiser
l'objet sous tous les angles et vérifier l'assemblage des pièces
7. Une « interférence »
détectée en CAO signifie que :
a) Le prix a changé b) Le logiciel a planté c) L'objet est terminé d) Deux pièces se chevauchent dans le
modèle 3D
8. Un prototype est :
a) Une première réalisation
physique permettant de tester une solution
b) Le produit final vendu en série
c) Un simple dessin 2D d) Un
logiciel de simulation
9. L'impression 3D fabrique
un objet :
a) Couche par couche, à
partir d'un fichier 3D b) En le
sculptant dans un bloc de matière c)
Par pliage uniquement d) Sans aucun
fichier numérique
10. La découpe laser est
adaptée à :
a) Des matériaux plats, à
partir d'un plan 2D b) Uniquement des
liquides c) Uniquement des gaz d) Des formes en volume complexes
11. L'usinage numérique (CNC)
consiste à :
a) Ajouter de la matière
couche par couche b) Simuler
uniquement, sans fabriquer c) Peindre
l'objet d) Retirer de la matière grâce
à une machine pilotée par ordinateur
12. L'ordre logique habituel
d'un projet technique est :
a) Fabriquer le prototype,
puis modéliser en 3D, puis en 2D b)
Modéliser en 2D, puis en 3D, puis fabriquer un prototype c) Modéliser en 3D, puis fabriquer, puis
modéliser en 2D d) Aucun ordre
particulier n'est nécessaire
13. Pour convaincre un client
de la qualité esthétique d'un futur logement, on privilégiera :
a) Une modélisation 3D /
visite virtuelle b) Un plan coté
uniquement c) Un texte sans
image d) Un tableau de chiffres
uniquement
14. Pour transmettre des
informations précises aux artisans sur un chantier, on privilégiera :
a) Aucune
représentation b) Une simple
photo c) Un croquis flou d) Des plans 2D cotés avec symboles
normalisés
15. Un dossier de permis de
construire doit comporter :
a) Aucun document écrit b) Uniquement un modèle 3D animé c) Des plans 2D réglementaires normalisés,
à une échelle précise d) Une simple
description orale
16. Le choix entre une
représentation 2D et 3D dépend principalement :
a) Du destinataire de la
représentation et de l'usage qui en sera fait b) De la couleur préférée du
concepteur c) Du prix du papier d) De la météo
17. Simuler le comportement
d'un système signifie :
a) Le fabriquer
immédiatement en série b) Tester
virtuellement son comportement avant fabrication réelle c) Le détruire pour l'analyser d) Le vendre sans le tester
18. Le principal intérêt de
la simulation est de :
a) Rendre le projet plus
cher b) Supprimer toute étape de
contrôle c) Remplacer totalement le
cahier des charges d) Anticiper des
problèmes sans construire de prototype physique à chaque essai
19. La simulation mécanique
permet de tester :
a) Uniquement son prix b) Uniquement sa couleur c) La résistance et la déformation d'une
pièce sous une charge d) Le code d'un
programme
20. Sur une carte de couleurs
issue d'une simulation mécanique, une zone rouge indique généralement :
a) Une zone fortement
sollicitée / déformée b) Une zone peu
sollicitée c) Une erreur du
logiciel d) Une zone non modélisée
21. La simulation
électrique/électronique permet de :
a) Uniquement dessiner le
circuit b) Tester un montage sans
risquer d'endommager des composants réels
c) Remplacer les capteurs réels définitivement d) Éviter tout calcul
22. Simuler un circuit
électronique avant de le câbler réellement permet notamment de :
a) Garantir un
fonctionnement sans jamais le vérifier ensuite b) Économiser uniquement du papier c) Remplacer le besoin d'un cahier des
charges d) Vérifier les tensions et
intensités attendues
23. La simulation logicielle
permet de :
a) Remplacer la chaîne
d'énergie b) Fabriquer directement la
carte électronique c) Vérifier le
comportement d'un programme avant de le transférer sur une carte réelle d) Supprimer le besoin de tester le
programme
24. Simuler un programme
avant de le transférer sur une carte réelle permet d'éviter :
a) De bloquer ou
d'endommager le système réel à cause d'une erreur de logique b) De payer l'électricité c) D'utiliser un ordinateur d) De rédiger un cahier des charges
25. Dans l'exercice de
l'abribus, pourquoi simuler plutôt que tester un prototype réel ?
a) Car c'est plus cher et
plus long b) Car la loi
l'interdit c) Car un prototype réel
est impossible à fabriquer d) Car
cela coûte moins cher, prend moins de temps et évite tout risque
26. Dans l'exercice de
l'abribus, la déformation maximale se situe :
a) Aux extrémités, près des
poteaux b) Au centre du toit, entre
les deux appuis c) Nulle part, il n'y
a pas de déformation d) Impossible à
déterminer
27. Dans l'exercice de
l'abribus, la déformation mesurée est de :
a) 5 mm b) 2,2 mm c) 7,2 mm d) 150 mm
28. Le cahier des charges de
l'abribus impose une déformation maximale de :
a) 7,2 mm b) 150 mm c) 5 mm
d) Aucune limite
29. Le résultat de la
simulation de l'abribus est :
a) Conforme, car 7,2 mm <
5 mm b) Sans rapport avec le cahier
des charges c) Impossible à
évaluer d) Non conforme, car 7,2 mm
> 5 mm
30. Une solution pour réduire
la déformation du toit de l'abribus serait :
a) Retirer un poteau
d'appui b) Ajouter un poteau d'appui
central ou renforcer la structure c)
Augmenter la charge de neige d) Ignorer
le résultat de la simulation
31. Contrôler la fabrication
d'une pièce consiste à vérifier :
a) Ses dimensions, son
aspect et son fonctionnement b)
Uniquement son prix de vente c)
Uniquement sa couleur d) Rien de
particulier
32. Le pied à coulisse
numérique permet de mesurer avec une précision de l'ordre :
a) Du 1/100 de
millimètre b) Du kilomètre c) De la tonne d) De l'heure
33. Un gabarit (ou calibre)
sert à :
a) Mesurer précisément une
masse b) Vérifier rapidement la
conformité d'une forme ou d'une dimension
c) Mesurer une température d)
Programmer un microcontrôleur
34. Pour mesurer un angle de
pliage, on utilise :
a) Une balance b) Un rapporteur d'angle c) Un pied à coulisse uniquement d) Un gabarit uniquement
35. Pour vérifier la masse
d'un objet par rapport au cahier des charges, on utilise :
a) Une balance b) Un rapporteur d'angle c) Un réglet d) Un gabarit
36. Une machine de contrôle
3D est surtout utile pour :
a) Peindre une pièce b) Contrôler une pièce de forme complexe
en la comparant au modèle numérique
c) Fabriquer une pièce par impression 3D
d) Simuler un circuit électronique
37. La métrologie désigne :
a) L'étude de la météo b) La fabrication de prototypes c) L'ensemble des instruments et méthodes
de mesure et de contrôle d) La modélisation
3D uniquement
38. Valider un prototype
consiste à :
a) Le vendre immédiatement
sans vérification b) Le modéliser à
nouveau en 2D uniquement c) Le
détruire d) Comparer les résultats
des contrôles au cahier des charges
39. Si un prototype respecte
toutes les exigences du cahier des charges, il est :
a) Rejeté
systématiquement b) Validé c) Automatiquement breveté d) Sans intérêt
40. Si un prototype ne
respecte pas une exigence du cahier des charges, il est :
a) Automatiquement validé
quand même b) Détruit sans
explication c) Non conforme ; il faut
revenir à l'étape de conception d) Sans
conséquence
41. Une non-conformité
correspond à :
a) Un résultat parfaitement
conforme au cahier des charges b) Un
écart entre le résultat mesuré et l'exigence du cahier des charges c) Une erreur de frappe uniquement d) Une caractéristique esthétique
42. Un protocole de
fabrication est :
a) Une loi nationale b) Un simple avis personnel c) Une suite ordonnée d'étapes à suivre
pour fabriquer un produit d) Un
logiciel de CAO
43. Dans l'exercice du pot de
fleurs, l'étape qui consiste à retirer l'excédent de matière s'appelle :
a) Le moulage b) L'ébavurage c) Le contrôle d) L'injection
44. Dans l'exercice du pot de
fleurs, le contrôle des dimensions se fait avec :
a) Un rapporteur
d'angle b) Une balance
uniquement c) Un pied à coulisse d) Un gabarit uniquement
45. Dans l'exercice du pot de
fleurs, si une pièce est non conforme après contrôle, elle doit être :
a) Vendue quand même b) Ignorée c) Écartée, et la cause du défaut
recherchée si le problème se répète
d) Automatiquement validée
46. Contrôler et valider ne
sont pas la même chose : contrôler, c'est mesurer ; valider, c'est :
a) Comparer au cahier des
charges et décider de la conformité
b) Fabriquer c) Modéliser en
3D d) Simuler
47. Un prototype non conforme
signifie que le projet est :
a) Définitivement
terminé b) À reprendre en conception,
ce qui est une étape normale de la démarche de projet c) Impossible à corriger d) Sans avenir
48. Le cahier des charges
(fonction/critère/niveau) sert de référence :
a) Aussi bien à la
conception qu'au moment de valider le prototype b) Uniquement au début du projet c) Jamais pendant la validation d) Uniquement pour fixer le prix
49. Modéliser, simuler et
contrôler-valider sont trois étapes qui, ensemble, permettent de :
a) Éviter toute réflexion
préalable b) Remplacer totalement le
besoin d'un prototype c) Réduire les
risques d'erreur et les coûts avant la production finale d) Se passer du cahier des charges
50. La démarche générale du
chapitre suit globalement l'ordre :
a) Valider, modéliser,
simuler, contrôler b) Contrôler,
modéliser, valider, simuler c)
Modéliser, simuler, fabriquer/contrôler, valider d) Aucun ordre logique n'existe
Corrigé du quiz
Bonne
réponse pour chaque question :
|
N° |
Rép. |
N° |
Rép. |
N° |
Rép. |
N° |
Rép. |
|
1 |
d |
2 |
a |
3 |
d |
4 |
d |
|
5 |
b |
6 |
d |
7 |
d |
8 |
a |
|
9 |
a |
10 |
a |
11 |
d |
12 |
b |
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13 |
a |
14 |
d |
15 |
c |
16 |
a |
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17 |
b |
18 |
d |
19 |
c |
20 |
a |
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21 |
b |
22 |
d |
23 |
c |
24 |
a |
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25 |
d |
26 |
b |
27 |
c |
28 |
c |
|
29 |
d |
30 |
b |
31 |
a |
32 |
a |
|
33 |
b |
34 |
b |
35 |
a |
36 |
b |
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37 |
c |
38 |
d |
39 |
b |
40 |
c |
|
41 |
b |
42 |
c |
43 |
b |
44 |
c |
|
45 |
c |
46 |
a |
47 |
b |
48 |
a |
|
49 |
c |
50 |
c |
|
|
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|
EXERCICE
GUIDÉ — Construire un protocole de test
Support
: comparatif de gourdes pour un magazine de randonnée — Barème indicatif : /20
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Dossier Un magazine de randonnée
souhaite publier un comparatif de 4 modèles de gourdes isothermes (A, B, C et
D), de prix et de matériaux différents. Le fabricant de chaque modèle annonce
que sa gourde « garde les boissons fraîches longtemps ». La rédaction du magazine
veut vérifier ces annonces de façon objective et souhaite s'appuyer sur un
protocole de test rigoureux, applicable aux 4 modèles dans les mêmes
conditions, afin de pouvoir comparer équitablement leurs performances. |
Étape 1 — Définir l'objectif du test
(2 points)
Quelle
performance précise le magazine cherche-t-il à évaluer et à comparer entre les
4 gourdes ?
Étape 2 — Identifier la grandeur à mesurer
(2 points)
Quelle
grandeur physique faut-il mesurer au cours du test pour évaluer cette
performance ? Avec quel instrument ?
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Méthode La grandeur mesurée doit être
la même pour les 4 gourdes, mesurable avec précision, et mesurée à
intervalles de temps réguliers pour pouvoir tracer une évolution et comparer
les résultats. |
Étape 3 — Identifier les variables à
maintenir constantes
(4 points)
Pour
que la comparaison entre les 4 gourdes soit valable, plusieurs conditions du
test doivent être identiques pour chaque gourde. Citez-en au moins quatre.
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Méthode Un test est valable seulement
si un seul paramètre varie (ici, le modèle de gourde) : tout ce qui pourrait
aussi influencer le résultat doit donc être rendu identique pour les 4
essais. |
Étape 4 — Rédiger le protocole de test,
étape par étape
(5 points)
Rédigez,
dans l'ordre, les étapes du protocole que la rédaction du magazine doit suivre
pour réaliser le test sur les 4 gourdes.
Étape 5 — Construire un tableau de
résultats
(3 points)
Construisez
le tableau vierge qui permettra de relever les résultats du test pour les 4
gourdes (relevés toutes les 30 minutes, pendant 3 heures).
Étape 6 — Exploiter et conclure
(4 points)
Une
fois le tableau rempli, comment le magazine pourra-t-il exploiter les résultats
pour classer les 4 gourdes et rédiger sa conclusion ?
Corrigé
Étape 1 (2 points)
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Réponse attendue Le magazine cherche à évaluer
et comparer le pouvoir isolant (l'isolation thermique) des 4 gourdes,
c'est-à-dire leur capacité à conserver une boisson froide le plus longtemps
possible. |
Étape 2 (2 points)
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Réponse attendue Il faut mesurer la température
de l'eau contenue dans chaque gourde, à l'aide d'un thermomètre (numérique de
préférence, pour plus de précision), relevée à intervalles de temps
réguliers. |
Étape 3 (4 points — 1
point par élément pertinent)
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Réponse attendue •
Le
même volume d'eau versé dans chaque gourde (par exemple 50 cL). •
La
même température initiale de l'eau, mesurée juste avant la fermeture de
chaque gourde (par exemple de l'eau sortant du réfrigérateur à 4 °C). •
Les
4 gourdes placées dans le même lieu, à la même température ambiante, à l'abri
du soleil direct. •
La
même durée de test pour les 4 gourdes, avec des relevés effectués aux mêmes
instants. • Des gourdes fermées de la même
façon (bouchon bien serré) pendant toute la durée du test. |
Étape 4 (5 points — 1
point par étape cohérente)
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Réponse attendue •
1.
Préparer 4 lots d'eau identiques (même volume, même température initiale,
vérifiée au thermomètre). •
2.
Verser un lot d'eau dans chaque gourde (A, B, C, D) et fermer immédiatement
chaque gourde. •
3.
Placer les 4 gourdes côte à côte, dans le même endroit, à température
ambiante constante. •
4.
Ouvrir chaque gourde toutes les 30 minutes, mesurer rapidement la température
de l'eau au thermomètre, refermer aussitôt. •
5.
Noter chaque mesure dans le tableau de résultats, pendant 3 heures. • 6. Répéter le test (2e essai)
pour vérifier la reproductibilité des résultats. |
Étape 5 (3 points)
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Temps (min) |
Gourde A
(°C) |
Gourde B
(°C) |
Gourde C
(°C) |
Gourde D
(°C) |
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0 |
…… |
…… |
…… |
…… |
|
30 |
…… |
…… |
…… |
…… |
|
60 |
…… |
…… |
…… |
…… |
|
90 |
…… |
…… |
…… |
…… |
|
120 |
…… |
…… |
…… |
…… |
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150 |
…… |
…… |
…… |
…… |
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180 |
…… |
…… |
…… |
…… |
Étape 6 (4 points)
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Réponse attendue Le magazine peut tracer, pour
chaque gourde, la courbe d'évolution de la température en fonction du temps
(les 4 courbes sur un même graphique). La gourde dont la température reste la
plus proche de la température initiale (celle dont la courbe monte le moins
vite) est celle qui possède le meilleur pouvoir isolant. Le magazine peut
ainsi classer objectivement les 4 gourdes de la plus performante à la moins
performante, et comparer ce classement aux annonces des fabricants pour dire
si elles sont confirmées ou non. |