dimanche 12 avril 2026

 

🌿 Adolescence, Cannabis et SantĂ© Mentale

Comprendre, accompagner et prévenir les vulnérabilités psychologiques

L’accompagnement d’un adolescent qui consomme rĂ©guliĂšrement du cannabis nĂ©cessite une posture Ă  la fois bienveillante, non jugeante et solidement informĂ©e sur les vulnĂ©rabilitĂ©s psychologiques propres Ă  cette pĂ©riode de vie. Les donnĂ©es montrent que les risques sont particuliĂšrement Ă©levĂ©s chez les jeunes prĂ©sentant un TDAH, un TOP, ou des troubles anxieux/obsessionnels.

1. Une posture essentielle : ni banalisation, ni stigmatisation

Les études convergent :

  • Le jugement est inefficace et renforce la rĂ©sistance au changement.

  • La banalisation est dangereuse, car les risques psychiatriques sont souvent sous-estimĂ©s par l’adolescent et son entourage.

  • L’entretien motivationnel est l’approche la plus efficace : il aide le jeune Ă  identifier ses propres raisons de modifier sa consommation.

« Une simple incitation Ă  arrĂȘter est souvent inefficace. » « Le risque psychiatrique est rĂ©el et souvent sous-estimĂ©. »

2. Pour les adolescents avec TDAH : une vulnérabilité cognitive majeure

Chez ces jeunes, le cannabis agit comme une double peine :

  • Atteinte des fonctions exĂ©cutives : attention, mĂ©moire de travail, contrĂŽle inhibiteur. → Le cannabis accentue exactement les domaines dĂ©jĂ  fragiles.

  • Syndrome amotivationnel : perte d’Ă©lan, retrait social, baisse de productivitĂ©. → Cela sabote les efforts scolaires et organisationnels.

Le message clĂ© : Le cannabis amplifie les difficultĂ©s du TDAH, mĂȘme si le jeune a l’impression qu’il l’aide Ă  se calmer.

3. Pour les profils TOP / impulsifs : un carburant pour les conflits

Chez les adolescents opposants ou impulsifs :

  • Le cannabis est associĂ© Ă  plus d’impulsivitĂ© et d’hostilitĂ©, ce qui intensifie les tensions familiales.

  • Le sevrage court (entre deux joints) peut provoquer irritabilitĂ©, colĂšre, agressivitĂ©. → Cela renforce le cycle opposition → consommation → opposition.

4. Pour les adolescents anxieux ou avec TOC : un faux apaisement

Beaucoup consomment pour “se calmer”, mais les effets rĂ©els sont souvent inverses :

  • Crises d’angoisse ou attaques de panique, surtout avec les produits riches en THC.

  • Épisodes dissociatifs (dĂ©personnalisation), extrĂȘmement anxiogĂšnes.

  • Augmentation du risque de troubles anxieux chroniques.

Le cannabis agit comme un amplificateur des vulnérabilités anxieuses.

5. Ce qu’il faut lui dire concrĂštement

🧠 « Ton cerveau est en plein chantier. »

La maturation cĂ©rĂ©brale se poursuit jusqu’Ă  25 ans. Avant 14–15 ans, les risques de sĂ©quelles ou de dĂ©clenchement de troubles graves sont les plus Ă©levĂ©s.

⚠️ « Si tu te sens bizarre ou parano aprĂšs avoir fumĂ©, c’est un signal d’alerte. »

Ces réactions indiquent une vulnérabilité neurologique.

🔍 « Le cannabis agit comme une loupe. »

Il amplifie les difficultés déjà présentes :

  • attention

  • anxiĂ©tĂ©

  • impulsivitĂ©

  • troubles du sommeil

MĂȘme si l’effet immĂ©diat semble apaisant.

6. Vers qui orienter ?

  • Consultation d’addictologie : Ă©valuation, stratĂ©gies de rĂ©duction, substituts nicotiniques (le tabac augmente les effets du THC).

  • Approche intĂ©grĂ©e : traiter simultanĂ©ment la consommation et le trouble sous-jacent (TDAH, anxiĂ©tĂ©, TOP…).

7. CBD : prudence médicale indispensable

Le CBD suscite un intĂ©rĂȘt croissant, mais les donnĂ©es scientifiques restent insuffisantes :

  • Interactions mĂ©dicamenteuses possibles (psychiatrie, neurologie).

  • Profil de sĂ©curitĂ© encore mal Ă©tabli, surtout chez les jeunes.

  • Risque de produits mal dosĂ©s contenant du THC.

  • Aucune indication psychiatrique validĂ©e par la FDA ou les autoritĂ©s europĂ©ennes.

Le suivi doit ĂȘtre mĂ©dical, rĂ©gulier et critique.

8. Cannabis et troubles bipolaires : aggravation systématique

Les données montrent :

  • Plus d’Ă©pisodes maniaques ou mixtes.

  • Plus de cycles rapides.

  • Plus d’hospitalisations.

  • Plus d’impulsivitĂ© et d’hostilitĂ©.

  • DĂ©but plus prĂ©coce de la maladie.

  • Fonctionnement global dĂ©gradĂ©.

Le cannabis n’augmente pas toujours directement le risque de suicide chez les bipolaires, mais il aggrave tous les facteurs indirects (instabilitĂ©, impulsivitĂ©, Ă©pisodes mixtes).

9. Cannabis et schizophrénie : un impact délétÚre massif

Le cannabis :

  • Avance l’Ăąge de dĂ©but de 2 Ă  3 ans.

  • Aggrave les symptĂŽmes positifs (hallucinations, dĂ©lires).

  • Aggrave les dĂ©ficits cognitifs.

  • Augmente les rechutes et hospitalisations.

  • Diminue l’efficacitĂ© des antipsychotiques.

  • RĂ©duit l’observance du traitement.

Il agit Ă  l’opposĂ© des traitements antipsychotiques en augmentant la dopamine.

10. Le point scientifique global

  • Le cannabis n’est ni nĂ©cessaire ni suffisant pour provoquer une psychose, mais il peut dĂ©clencher un trouble chez les personnes vulnĂ©rables.

  • Le CBD est prometteur mais non validĂ© en psychiatrie.

  • Aucun traitement de substitution du cannabis n’a dĂ©montrĂ© son efficacitĂ©.

  • Les risques sont maximaux Ă  l’adolescence.

 Traitement du TDAH 

Ce document explique de façon claire et visuelle le TDAH, le mĂ©canisme d’action du mĂ©thylphĂ©nidate, les diffĂ©rentes formulations pharmaceutiques et le parcours de soin (notamment en France), puis synthĂ©tise les donnĂ©es de sĂ©curitĂ© rĂ©centes. 1. Qu’est‑ce que le TDAH Le TDAH est prĂ©sentĂ© comme un trouble de la rĂ©gulation de l’attention plutĂŽt qu’un simple dĂ©ficit d’attention. Trois profils cliniques : inattentif (~30%), hyperactif/impulsif (~10%) et combinĂ© (~60%). Domaines affectĂ©s : attention & concentration, fonctions exĂ©cutives, hyperactivitĂ©/impulsivitĂ©, rĂ©gulation Ă©motionnelle. Extrait du document : « Le TDAH n'est pas un dĂ©ficit d'attention, mais un dĂ©ficit de sa rĂ©gulation. » 2. MĂ©thylphĂ©nidate : mĂ©canisme d’action essentiel Agit comme inhibiteur de la recapture de la dopamine et de la noradrĂ©naline (bloque DAT et NET), ce qui prolonge et stabilise le signal synaptique. Le document insiste : le traitement n’augmente pas artificiellement la dopamine mais optimise celle dĂ©jĂ  prĂ©sente. Extrait du document : « Le traitement ne stimule pas le cerveau en crĂ©ant artificiellement de la dopamine. Il optimise celle qui est dĂ©jĂ  prĂ©sente pour fluidifier la transmission du signal. » 3. Formulations et profils de libĂ©ration (pratique clinique) DurĂ©e d’action et sensibilitĂ© alimentaire varient : OROS ≈ 12 h (stable, peu sensible Ă  la nourriture), SODAS/DIFFUCAPS/GEL ≈ 6–8 h avec diffĂ©rences de stabilitĂ© et sensibilitĂ© aux repas. Choix de la formulation dĂ©pend de la routine alimentaire, du besoin de couverture journaliĂšre et des pics d’efficacitĂ© souhaitĂ©s. 4. SĂ©curitĂ© Ă  long terme — Ă©tude ADDUCE (rĂ©sumĂ©) Étude europĂ©enne (publiĂ©e dans The Lancet Psychiatry, suivi 2 ans) incluant ~1 410 participants. Croissance : pas d’impact significatif sur la vitesse de croissance Ă  2 ans ; lĂ©ger ralentissement du gain de poids Ă  6 mois, qui se normalise. Cardio : petites augmentations statistiques de la tension artĂ©rielle et du pouls → monitoring rĂ©gulier recommandĂ©. Psychiatrique / neurologique : amĂ©lioration de l’humeur chez les traitĂ©s ; pas d’augmentation des idĂ©es suicidaires ni de psychose ; pas d’aggravation des tics ; pas d’augmentation du risque d’addictions Ă  dose thĂ©rapeutique (parfois effet protecteur). 5. Parcours patient (France) et bonnes pratiques Étapes : dĂ©pistage (auto‑questionnaires), diagnostic par spĂ©cialiste (bilan cardiologique souvent requis), titration (ajustement posologique, ordonnances sĂ©curisĂ©es), suivi/renouvellement (spĂ©cialiste puis mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste selon modalitĂ©s). Le traitement est prĂ©sentĂ© comme un facilitateur : il « dĂ©bloque » les fonctions exĂ©cutives pour permettre la mise en place de TCC, d’amĂ©nagements scolaires/professionnels et d’une hygiĂšne de vie adaptĂ©e. 6. Message clĂ© pour les patients et cliniciens Le succĂšs repose sur la personnalisation : bon dosage, bonne formulation (gĂ©omĂ©trie de la gĂ©lule) et accompagnement thĂ©rapeutique. MĂ©dication + TCC + amĂ©nagements = approche intĂ©grĂ©e et durable.

samedi 11 avril 2026


 Extraits du document :

"L'addiction numérique n'est pas une fatalité générationnelle, c'est le résultat d'une asymétrie entre une ingénierie de pointe et des utilisateurs isolés." "La prévalence de la dépression chez les adolescents est passée de 2% (2014) à 9% (2021), en corrélation directe avec une moyenne de 2h12/jour passées sur les écrans."

Constat principal

  • ProblĂšme : L'hyperconnexion et les mĂ©canismes d'attention des plateformes (gamification, dark patterns, biais cognitifs) favorisent un glissement d'un usage rĂ©crĂ©atif vers des comportements compulsifs.

  • Chiffres clĂ©s : Augmentation notable de la dĂ©pression chez les adolescents et coĂ»ts humains et Ă©conomiques importants.

Mécanismes mis en cause

  • Captation de l'attention : RĂ©compenses alĂ©atoires, notifications, scrolling infini et algorithmes qui conditionnent le circuit de la rĂ©compense (dopamine).

  • DiffĂ©rences selon les supports : RĂ©seaux sociaux (comparaison sociale, risque de cyberharcĂšlement) vs jeux en ligne (flow, troubles du sommeil, profil majoritairement masculin).

Impacts cliniques

  • Physique : Inversion du rythme veille-sommeil, asthĂ©nie, cĂ©phalĂ©es, troubles alimentaires.

  • Psychologique : DĂ©pression, anxiĂ©tĂ©, baisse de concentration, idĂ©es agressives ou suicidaires.

  • Social : DĂ©socialisation, conflits familiaux, isolement scolaire/professionnel.

Diagnostic manquant en médecine générale

  • Angle mort : Les consultations se focalisent sur symptĂŽmes somatiques; l'addiction numĂ©rique est souvent non dĂ©pistĂ©e.

  • BarriĂšres : DĂ©ni familial, faible recours aux soins chez les 15–25 ans, manque de temps et d'outils de dĂ©pistage en cabinet.

Prévention et prise en charge (modÚle écologique)

  • Niveau macro (sociĂ©tĂ©) : RĂ©gulation des dark patterns, campagnes publiques, recommandations de limitation du temps d'Ă©cran.

  • Niveau mĂ©so (clinique) : DĂ©pistage systĂ©matique en cabinet avec questionnaires courts validĂ©s (ex. Échelle de Lemmens, Test GAMES).

  • Niveau micro (famille) : Cadre protecteur Ă  domicile, neuro‑pĂ©dagogie, rĂšgles temporelles (3-6-9-12).

Stratégies familiales pratiques (sans punir)

  • Six actions : Ă©tablir un contrat; crĂ©er des espaces dĂ©connectĂ©s; substituer par des activitĂ©s physiques; expliquer le fonctionnement cĂ©rĂ©bral; donner l'exemple; responsabiliser sans diaboliser.


 

 De la DysrĂ©gulation Clinique Ă  l’Intelligence Émotionnelle

Le document propose un guide complet pour comprendre, diagnostiquer et accompagner la dysrĂ©gulation Ă©motionnelle chez l’enfant, en combinant rĂ©fĂ©rences cliniques (DSM‑5) et outils psycho‑Ă©ducatifs ludiques (dragons, mĂ©taphores, parcours d’explorateur).

1. Comprendre la dysrégulation émotionnelle

La dysrĂ©gulation n’est pas un caprice, mais une difficultĂ© persistante Ă  gĂ©rer l’intensitĂ© des Ă©motions, entraĂźnant irritabilitĂ© chronique et crises frĂ©quentes. Le document rappelle l’Ă©volution historique : explosion des diagnostics de trouble bipolaire pĂ©diatrique → crĂ©ation du TDDE pour Ă©viter les erreurs diagnostiques.

2. Différencier les troubles : Adaptation vs TDDE

Le diagnostic repose sur durée, fréquence et déclencheurs :

Trouble de l’Adaptation

  • DĂ©clencheur identifiable

  • DĂ©but dans les 3 mois

  • Disparition < 6 mois aprĂšs la fin du stress

TDDE (Trouble Disruptif de DysrĂ©gulation Émotionnelle)

  • Crises sĂ©vĂšres ≥ 3 fois/semaine

  • DĂ©but avant 10 ans

  • DurĂ©e > 12 mois sans rĂ©pit > 3 mois

  • IrritabilitĂ© chronique

Le document compare aussi TDDE, TOP et TDA/H.

3. La pyramide thérapeutique

  1. 1Ăšre ligne : Interventions psychosociales

    • Guidance parentale

    • TCC individuelle

    • Environnement sĂ©curisant

  2. 2Ăšme ligne : PharmacothĂ©rapie off‑label

    • MĂ©thylphĂ©nidate (utile si TDA/H associĂ©)

  3. 3Ăšme ligne : Interventions lourdes

    • Valproate

    • Antipsychotiques atypiques (RispĂ©ridone)

4. Le Pont Cognitivo‑Comportemental : les dragons

Les dragons servent à extérioriser les émotions et à rendre la TCC accessible aux enfants. Exemple : Le Tigre / Dragon de la colÚre pour travailler les crises.

5. Le Parcours de l’Explorateur

Un chemin en 5 Ă©tapes pour dĂ©velopper l’intelligence Ă©motionnelle :

  1. Identifier

  2. Comprendre

  3. Réguler

  4. Exprimer

  5. Utiliser en autonomie

6. La Fleur des Besoins

Chaque Ă©motion est un messager d’un besoin satisfait ou non. Exemples :

  • ColĂšre → obstacle

  • Peur → danger

  • Tristesse → perte

  • Joie → besoin satisfait

7. L’Hexagone des Émotions : moteur de la crise

La crise émotionnelle suit un cycle en 6 étapes :

  1. Déclencheur

  2. Filtre émotionnel

  3. Émotion

  4. Sensations corporelles

  5. Expression

  6. Réaction / comportement

L’intervention doit cibler les Ă©tapes 2 et 4 pour Ă©viter l’explosion.

8. Les stratégies inadaptées (Matrice Animale)

  • Tigre : attaque

  • ZĂ©bu : rumination

  • CamĂ©lĂ©on : dissimulation

  • Tortue : Ă©vitement

9. Le protocole S.C.O.R.C. pour intercepter la crise

Routine d’urgence en 5 Ă©tapes :

  • Stop

  • Conscience corporelle

  • Observation des pensĂ©es

  • Respiration

  • Connexion Ă  l’extĂ©rieur

10. Recadrage cognitif : changer de lunettes

4 perspectives pour modifier l’interprĂ©tation d’une situation :

  • Moi (biaisĂ©)

  • L’Alien (neutre, factuel)

  • Le TĂ©moin (observateur)

  • Le HĂ©ros (courage, justice)

11. Communication Non‑Violente : la marelle Ă©motionnelle

Un parcours en 8 Ă©tapes : situation → pause → observation → Ă©coute → Ă©motion → besoin → formulation → demande concrĂšte.

12.  Cultiver la rĂ©silience

DĂ©velopper des Ă©motions ressources : joie, gratitude, curiositĂ©, confiance… Outils :

  • Main de la gratitude

  • To‑do list Ă©motionnelle

  • Actes altruistes

  • Calendrier des moments satisfaisants

13. Conclusion : devenir un Cavalier de Dragon

L’objectif n’est pas de supprimer les Ă©motions, mais de ne plus se laisser guider aveuglĂ©ment par elles. Le praticien retient 3 principes :

  1. Les émotions sont des messagers.

  2. Chaque crise cache un besoin non satisfait.

  3. Le diagnostic Ă©claire, mais l’outil psycho‑Ă©ducatif transforme.


 Extraits du document :

"L'addiction numérique n'est pas une fatalité générationnelle, c'est le résultat d'une asymétrie entre une ingénierie de pointe et des utilisateurs isolés." "La prévalence de la dépression chez les adolescents est passée de 2% (2014) à 9% (2021), en corrélation directe avec une moyenne de 2h12/jour passées sur les écrans."

Constat principal

  • ProblĂšme : L'hyperconnexion et les mĂ©canismes d'attention des plateformes (gamification, dark patterns, biais cognitifs) favorisent un glissement d'un usage rĂ©crĂ©atif vers des comportements compulsifs.

  • Chiffres clĂ©s : Augmentation notable de la dĂ©pression chez les adolescents et coĂ»ts humains et Ă©conomiques importants.

Mécanismes mis en cause

  • Captation de l'attention : RĂ©compenses alĂ©atoires, notifications, scrolling infini et algorithmes qui conditionnent le circuit de la rĂ©compense (dopamine).

  • DiffĂ©rences selon les supports : RĂ©seaux sociaux (comparaison sociale, risque de cyberharcĂšlement) vs jeux en ligne (flow, troubles du sommeil, profil majoritairement masculin).

Impacts cliniques

  • Physique : Inversion du rythme veille-sommeil, asthĂ©nie, cĂ©phalĂ©es, troubles alimentaires.

  • Psychologique : DĂ©pression, anxiĂ©tĂ©, baisse de concentration, idĂ©es agressives ou suicidaires.

  • Social : DĂ©socialisation, conflits familiaux, isolement scolaire/professionnel.

Diagnostic manquant en médecine générale

  • Angle mort : Les consultations se focalisent sur symptĂŽmes somatiques; l'addiction numĂ©rique est souvent non dĂ©pistĂ©e.

  • BarriĂšres : DĂ©ni familial, faible recours aux soins chez les 15–25 ans, manque de temps et d'outils de dĂ©pistage en cabinet.

Prévention et prise en charge (modÚle écologique)

  • Niveau macro (sociĂ©tĂ©) : RĂ©gulation des dark patterns, campagnes publiques, recommandations de limitation du temps d'Ă©cran.

  • Niveau mĂ©so (clinique) : DĂ©pistage systĂ©matique en cabinet avec questionnaires courts validĂ©s (ex. Échelle de Lemmens, Test GAMES).

  • Niveau micro (famille) : Cadre protecteur Ă  domicile, neuro‑pĂ©dagogie, rĂšgles temporelles (3-6-9-12).

Stratégies familiales pratiques (sans punir)

  • Six actions : Ă©tablir un contrat; crĂ©er des espaces dĂ©connectĂ©s; substituer par des activitĂ©s physiques; expliquer le fonctionnement cĂ©rĂ©bral; donner l'exemple; responsabiliser sans diaboliser.

Conclusion synthétique : La présentation montre que l'addiction numérique résulte d'une interaction entre des techniques de captation sophistiquées et des lacunes de dépistage et d'encadrement. Une réponse efficace combine régulation, dépistage clinique et actions familiales concrÚtes pour transformer un usage subi en un usage maßtrisé.

 

LES BASES DE L'APPRENTISSAGE 

Voici une synthĂšse structurĂ©e et opĂ©rationnelle du document, centrĂ©e sur ce que l’enseignant peut comprendre, repĂ©rer et mettre en place en classe pour un Ă©cosystĂšme neuro‑compatible.

1. Vue d’ensemble et message central

Le document prĂ©sente un tableau de bord pour accompagner la neurodiversitĂ© en classe : il combine connaissances sur le fonctionnement cognitif et adaptations pĂ©dagogiques concrĂštes. « Les troubles dys‑ (10% des Ă©lĂšves) sont structurels, spĂ©cifiques, sĂ©vĂšres et durables. » Principe clĂ© : l’adaptation profite Ă  tous — optimiser l’environnement cognitif amĂ©liore l’apprentissage collectif.

2. Les 4 piliers de l’apprentissage (essentiel pour concevoir une sĂ©ance)

  • Attention : sĂ©lectionner l’information et moduler son traitement.

  • Engagement actif : alterner apprentissage et tests rĂ©pĂ©tĂ©s ; l’effort cognitif contrĂŽlĂ© favorise la rĂ©tention.

  • Retour d’information : l’erreur signale un dĂ©calage entre prĂ©diction et rĂ©alitĂ© et dĂ©clenche l’ajustement. « L'erreur est une nĂ©cessitĂ© scientifique, pas une faute. »

  • Consolidation : transfĂ©rer le savoir explicite vers l’implicite (automatisation) pour libĂ©rer la mĂ©moire de travail.

3. Circuit du traitement de l’information et implications pĂ©dagogiques

  • EntrĂ©e (sensorielles) : vision, audition, kinesthĂ©sie — si un canal d’entrĂ©e est altĂ©rĂ©, on peut contourner par un autre canal (ex. oral si l’Ă©crit pose problĂšme).

  • Traitement (cognition) : attention sĂ©lectionne, mĂ©moire de travail manipule, fonctions exĂ©cutives rĂ©gulent.

  • Sortie : langage oral, production Ă©crite, geste/graphisme. Diagnostic pratique : si la difficultĂ© est pĂ©riphĂ©rique (entrĂ©e/sortie) proposer un canal alternatif ; si elle est centrale, adapter la tĂąche entiĂšre.

4. Goulot d’Ă©tranglement et consĂ©quences pour les Ă©lĂšves « dys »

  • Double tĂąche : le cerveau ne peut faire deux tĂąches non automatisĂ©es en mĂȘme temps. Chez les Ă©lĂšves « dys », les tĂąches de bas niveau (lire, Ă©crire, calculer) ne s’automatisent pas, ce qui sature les ressources cognitives et empĂȘche la comprĂ©hension.

  • MĂ©moire de travail : capacitĂ© limitĂ©e Ă  4–7 Ă©lĂ©ments ; surcharge = perte d’information.

  • Attention : carburant limitĂ© — organiser des pauses pour Ă©viter l’Ă©puisement.

5. Constellation « dys » : repĂ©rage et signes d’appel (pratique)

Tableau synthétique des troubles et signes à surveiller :

  • Dysphasie — langage oral : vocabulaire pauvre, phrases mal construites, incomprĂ©hension des consignes.

  • Dyspraxie — planification gestuelle : maladresse, Ă©criture coĂ»teuse, difficultĂ©s spatiales.

  • TDA/H — attention & fonctions exĂ©cutives : distractibilitĂ©, dĂ©sorganisation, impulsivitĂ©.

  • Dyslexie / Dysorthographie — langage Ă©crit : lenteur, confusions visuo‑auditives, difficultĂ©s de rĂ©daction.

  • Dyscalculie — logico‑mathĂ©matiques : difficultĂ©s de dĂ©nombrement et repĂ©rage spatial.

  • Dysgraphie — geste graphique : Ă©criture illisible ou lente, crispation.

6. Boßte à outils pédagogiques (actions concrÚtes à appliquer en classe)

Attention & fonctions exécutives

  • Routines immuables (installation, matĂ©riel) ; fractionner consignes en micro‑tĂąches.

  • MĂ©thode « Feu tricolore » : Stop → Think → Go ; bĂątons de parole ; autoriser micro‑dĂ©placements.

  • Minuteurs visuels ; alterner tĂąches exigeantes et tĂąches de repos.

Mémorisation & consolidation

  • Favoriser l’apprentissage sans erreur pour limiter l’interfĂ©rence.

  • Double encodage visuo‑auditif ; rĂ©pĂ©titions espacĂ©es (Anki), cartes mentales.

  • MĂ©thode SQLRR : Survoler, Questionner, Lire, RĂ©citer, RĂ©viser.

Langage

  • Écrit (dyslexie) : police Arial, espacement Ă©largi, alternance de couleurs, pas de colonnes, textes Ă  trous, synthĂšse vocale et dictĂ©e.

  • Oral (dysphasie) : parler face Ă  l’Ă©lĂšve, Ă©viter l’implicite, fractionner consignes, laisser du temps pour s’exprimer, proposer trames narratives.

Geste / Espace / Maths

  • Dyspraxie : gabarits, verbaliser gestes Ă©tape par Ă©tape, intĂ©gration sensorielle.

  • Dyscalculie : manipulations concrĂštes, autoriser tables/calculatrices, codes couleurs pour unitĂ©s/dizaines/centaines.

7. Posture de l’enseignant et rĂšgles d’or (relation et Ă©thique)

  • À prioriser : conserver la relation, saluer l’Ă©lĂšve, message en « Je », exposer ses limites, encourager la collaboration.

  • À proscrire : sarcasme, moralisation, banalisation des inquiĂ©tudes, succession d’avertissements, fuite du problĂšme.

  • RĂšgles d’or : sincĂ©ritĂ© (alerter la famille et orienter si signes rĂ©pĂ©tĂ©s), prudence (ne pas Ă©tiqueter avant diagnostic mĂ©dical), bienveillance (prĂ©supposer la bonne volontĂ©).

Checklist opérationnelle (à coller dans votre cahier de préparation)

  • Avant la sĂ©ance : simplifier consignes ; prĂ©voir supports visuels ; prĂ©parer alternatives (oral/Ă©crit).

  • Pendant la sĂ©ance : fractionner, utiliser minuteur visuel, proposer pauses, surveiller surcharge cognitive.

  • Évaluation : adapter format (oral, dictĂ©e, QCM), valoriser l’effort, donner feedback constructif.

  • Relation : message en « Je », garder le lien, informer la famille si signes persistants.

Conclusion rapide

Le manuel fournit un cadre clair et immĂ©diatement applicable : comprendre le fonctionnement cognitif, repĂ©rer les signes spĂ©cifiques et appliquer des adaptations simples (canaux alternatifs, dĂ©coupage, routines, outils technologiques). Ces mesures rĂ©duisent la double tĂąche, protĂšgent l’attention et favorisent la consolidation, au bĂ©nĂ©fice de tous les Ă©lĂšves.


 

RĂ©sumĂ© structurĂ© de la prĂ©sentation « Comprendre et Accompagner le TDAH »

Citation clé du document : "La recherche démontre que le TDAH est une déficience d'un réseau complexe de fonctions cérébrales essentielles à l'autogestion."

1. Définition et nature du TDAH

  • Le TDAH n’est pas un simple manque d’attention : il s’agit d’un trouble de l’autogestion liĂ© Ă  plusieurs fonctions cĂ©rĂ©brales (motivation, mĂ©moire de travail, rĂ©gulation Ă©motionnelle, maintien de l’effort).

  • ConsĂ©quence : difficultĂ©s Ă  initier et soutenir des tĂąches peu motivantes, Ă  garder des informations en mĂ©moire et Ă  gĂ©rer la frustration.

2. Idées reçues déconstruites

  • Mythe : c’est un manque de volontĂ© → RĂ©alitĂ© : altĂ©rations biochimiques (dopamine/noradrĂ©naline).

  • Mythe : touche surtout les garçons → RĂ©alitĂ© : filles souvent sous‑diagnostiquĂ©es (forme inattentive).

  • Mythe : disparaĂźt toujours Ă  l’Ăąge adulte → RĂ©alitĂ© : persistance dans ~75 % des cas.

3. Conséquences si non pris en charge

  • Enfance : Ă©chec scolaire, perte d’estime, accidents domestiques.

  • Adolescence : risque d’addictions, dĂ©crochage, comportements Ă  risque.

  • Adulte : isolement social, accidents de la route, augmentation du risque suicidaire.

  • Message important du document : "Le TDAH n'est pas une fatalitĂ©. Lorsque les mondes mĂ©dical, familial et scolaire se synchronisent, l'enfant passe de la survie Ă  l'expression de son plein potentiel."

4. Diagnostic recommandé (HAS)

  • Étapes : recueil d’observations (parents/Ă©cole), entretien clinique, questionnaires standardisĂ©s (ADHD‑RS, Conners, BRIEF), Ă©limination des diagnostics diffĂ©rentiels.

  • Remarque : pas de biomarqueur ; le diagnostic est clinique.

5. Comorbidités fréquentes

  • Troubles des apprentissages (Dys‑) : chevauchement scolaire ; diffĂ©renciation par la spĂ©cificitĂ© du dĂ©ficit.

  • TSA : interactions sociales perturbĂ©es peuvent coexister.

  • Troubles anxieux / sommeil : peuvent mimer ou aggraver les symptĂŽmes.

  • Troubles d’opposition : souvent associĂ©s mais distincts.

6. Prise en charge et interventions

  • Approche multimodale : traitements non mĂ©dicamenteux (TCC, rééducations, psychoĂ©ducation, amĂ©nagements scolaires) + mĂ©dication si nĂ©cessaire.

  • Pharmacologie : mĂ©thylphĂ©nidate en premiĂšre intention ; atomoxĂ©tine comme alternative ; ajustement prĂ©cis des doses (0,5–1 mg/kg/jour) et gestion des prises.

  • Point important : un traitement bien conduit ne favorise pas l’addiction et peut protĂ©ger contre les conduites Ă  risque.

7. Soutien familial et scolaire

  • Programme Barkley : modifier l’environnement familial (rĂšgles claires, renforcement positif, gestion des crises, temps de jeu).

  • Routines quotidiennes recommandĂ©es : rituels matin/soir, dĂ©charge physique en fin de journĂ©e, fragmentation des devoirs, aides visuelles.

  • AmĂ©nagements scolaires : PPRE pour difficultĂ©s ponctuelles ; PAP pour troubles durables ; PPS si handicap reconnu.

8. Conseils pratiques pour les parents et enseignants

  • Valoriser les efforts, protĂ©ger l’estime de soi, proposer un seul objectif Ă  la fois, rester cohĂ©rents entre adultes, privilĂ©gier la rĂ©paration aprĂšs une crise plutĂŽt que la punition immĂ©diate.

  • Limiter les Ă©crans selon la mĂ©thode des 4 Pas (pas le matin, pas pendant les repas, pas dans la chambre, pas avant de dormir) et utiliser des minuteries visuelles pour les transitions.


 

📌 RĂ©sumĂ© clair et structurĂ© sur le mĂ©thylphĂ©nidate )

1) Qu’est‑ce que le mĂ©thylphĂ©nidate ?

  • C’est un mĂ©dicament stimulant du systĂšme nerveux central.

  • Il est utilisĂ© principalement pour traiter le TDAH (Trouble du DĂ©ficit de l’Attention avec ou sans HyperactivitĂ©).

  • On le connaĂźt sous des noms comme Ritaline, Concerta, Quasym, Medikinet.

2) À quoi sert-il ?

Il aide les personnes ayant un TDAH Ă  :

  • mieux se concentrer,

  • ĂȘtre plus attentives,

  • rĂ©duire l’impulsivitĂ©,

  • diminuer l’hyperactivitĂ©.

Il ne “guĂ©rit” pas le TDAH, mais amĂ©liore les symptĂŽmes pendant la durĂ©e d’action du mĂ©dicament.

3) Comment agit-il dans le cerveau ?

  • Il augmente la disponibilitĂ© de deux neurotransmetteurs : dopamine et noradrĂ©naline.

  • Ces substances aident Ă  rĂ©guler l’attention, la motivation et le contrĂŽle des comportements.

  • Le mĂ©dicament agit surtout dans les zones du cerveau liĂ©es Ă  la concentration et Ă  la planification.

4) Comment se présente-t-il ?

Il existe :

  • des formes Ă  libĂ©ration immĂ©diate (effet rapide, durĂ©e courte),

  • des formes Ă  libĂ©ration prolongĂ©e (effet plus long, une prise par jour).

5) Qui peut en prendre ?

  • En gĂ©nĂ©ral, des enfants, adolescents et parfois des adultes ayant un TDAH.

  • Il est prescrit uniquement par un mĂ©decin spĂ©cialiste (pĂ©dopsychiatre, neurologue, psychiatre).

6) Effets secondaires possibles

Ils ne sont pas systématiques, mais on peut observer :

  • perte d’appĂ©tit,

  • difficultĂ©s d’endormissement,

  • maux de tĂȘte,

  • nervositĂ©,

  • douleurs abdominales.

Ils sont surveillés par le médecin.

7) Précautions importantes

  • Le traitement est toujours accompagnĂ© d’un suivi mĂ©dical.

  • On vĂ©rifie rĂ©guliĂšrement : poids, taille, sommeil, appĂ©tit, comportement.

  • Le mĂ©dicament doit ĂȘtre pris exactement comme prescrit.

8) Pourquoi ce médicament est parfois discuté ?

  • Parce qu’il agit sur le cerveau, certains s’inquiĂštent d’un “dopage scolaire”.

  • Mais les Ă©tudes montrent qu’il est efficace et sĂ»r lorsqu’il est bien prescrit et surveillĂ©.

  • Il ne rend pas “plus intelligent” : il aide seulement Ă  mieux utiliser ses capacitĂ©s

lundi 11 janvier 2021

 

Le docteur claude jean paris vous propose de prendre connaissance de 6 psychothĂ©rapies pour le traitement de la dĂ©pression reconnues par l'APA 

Association de psychiatrie américaine

Les approches de psychothérapie sont nombreuses et diverses. L

Voici les 6 principales de cette liste.

  • La psychothĂ©rapie d'acceptation et d'engagement

PrĂ©misse : Dans la thĂ©rapie d'acceptation et d'engagement, les clients apprennent Ă  reconceptualiser les pensĂ©es, sentiments, souvenirs et sensations physiques Ă©vitĂ©s ou craints de maniĂšre adaptative.

Essence de la thĂ©rapie : L'utilisation de stratĂ©gies d'acceptation et de pleine conscience aide les clients Ă  ĂȘtre pleinement prĂ©sents dans le moment prĂ©sent et Ă  accepter des Ă©motions nĂ©gatives. Les stratĂ©gies d'engagement et de changement de comportement aident Ă  changer ou Ă  persister dans des comportements de façon Ă  ĂȘtre plus conformes Ă  ses propres valeurs. UtilisĂ©es ensemble, ces stratĂ©gies augmentent la flexibilitĂ© psychologique.

DurĂ©e : environ 12 sĂ©ances.

  • La psychothĂ©rapie d'activation comportementale

PrĂ©misse : Lorsque les gens sont dĂ©primĂ©s, ils peuvent de plus en plus se dĂ©sengager de leur routine et se retirer de leur environnement. Avec le temps, cet Ă©vitement exacerbe l'humeur dĂ©pressive, car ils perdent des occasions d'ĂȘtre renforcĂ©s positivement par des expĂ©riences agrĂ©ables, une activitĂ© sociale ou des expĂ©riences de maĂźtrise.

Essence de la thĂ©rapie : La thĂ©rapie d'activation comportementale vise Ă  accroĂźtre le contact du patient avec des sources de rĂ©compense en l'aidant Ă  devenir plus actif et, ce faisant, Ă  amĂ©liorer son contexte de vie. Une version de la thĂ©rapie est plus brĂšve et se concentre spĂ©cifiquement sur l'identification des valeurs qui guideront la sĂ©lection des activitĂ©s. En plus de se concentrer sur l'augmentation des activitĂ©s, la deuxiĂšme version travaille Ă©galement sur l'identification des processus qui inhibent l'activation (encouragent l'Ă©vitement) et l'enseignement de compĂ©tences de rĂ©solution de problĂšmes.

DurĂ©e : 8-15 sessions ou 20-24 sessions.

  • La psychothĂ©rapie cognitive

PrĂ©misse : La thĂ©orie cognitive de la dĂ©pression du psychiatre et psychologue amĂ©ricain Aaron T. Beck propose que les personnes susceptibles de souffrir de dĂ©pression dĂ©veloppent des croyances fondamentales inexactes ou peu aidantes sur elles-mĂȘmes, les autres et le monde Ă  la suite de leur parcours d'apprentissage. Ces croyances peuvent ĂȘtre en dormance (inactivĂ©es) pendant de longues pĂ©riodes et sont activĂ©es par des Ă©vĂ©nements de la vie qui ont une signification spĂ©cifique pour la personne. Les croyances fondamentales qui rendent une personne vulnĂ©rable Ă  la dĂ©pression sont gĂ©nĂ©ralement catĂ©gorisĂ©es en croyances d'ĂȘtre peu aimable, sans valeur, impuissant et incompĂ©tent. La thĂ©orie cognitive se concentre Ă©galement sur les dĂ©ficits de traitement de l'information, l'attention sĂ©lective et les biais de mĂ©moire vers le nĂ©gatif.

Essence de la thĂ©rapie : La thĂ©rapie cognitive classique consiste Ă  enseigner des compĂ©tences cognitives et comportementales afin qu'ils puissent dĂ©velopper des croyances plus exactes et utiles et Ă©ventuellement devenir leurs propres thĂ©rapeutes.

  • La psychothĂ©rapie centrĂ©e sur les Ă©motions

PrĂ©misse : La thĂ©rapie centrĂ©e sur les Ă©motions pour la dĂ©pression s'appuie sur l'approche plus gĂ©nĂ©rale du psychologue Leslie S. Greenberg qui a Ă©tĂ© conçue pour aider Ă  identifier, utiliser et traiter les Ă©motions. La dĂ©pression est considĂ©rĂ©e comme impliquant une inhibition du traitement des Ă©motions et des expĂ©riences, et le thĂ©rapeute fournit un environnement sĂ»r et apaisant pour rĂ©duire l'anxiĂ©tĂ© et l'Ă©vitement associĂ©s aux Ă©motions difficiles.

Essence de la thĂ©rapie : La thĂ©rapie centrĂ©e sur les Ă©motions comprend trois phases spĂ©cifiques : la prise de conscience des Ă©motions, la rĂ©gulation des Ă©motions et l'utilisation ou la transformation des Ă©motions. Les patients apprennent Ă  prendre conscience de leurs Ă©motions, Ă  approfondir leurs expĂ©riences Ă©motionnelles, Ă  comprendre les rĂ©ponses Ă©motionnelles malsaines de sorte qu'elles puissent ĂȘtre rĂ©gulĂ©es ou utilisĂ©es pour gĂ©nĂ©rer des alternatives Ă©motionnelles plus adaptatives, et Ă  utiliser des Ă©motions saines pour guider l'action.

DurĂ©e : Cette thĂ©rapie comprend gĂ©nĂ©ralement de 16 Ă  20 sĂ©ances.

  • La psychothĂ©rapie interpersonnelle

PrĂ©misse : La dĂ©pression suit souvent les changements dans l'environnement interpersonnel d'une personne (par exemple, conflit avec un proche, perte d'un ĂȘtre cher). Une fois qu'une personne est dĂ©primĂ©e, les symptĂŽmes peuvent conduire Ă  un fonctionnement interpersonnel altĂ©rĂ©, ce qui peut prĂ©cipiter la poursuite d'Ă©vĂ©nements stressants. L'objectif de la thĂ©rapie est d'aborder Ă  la fois les Ă©vĂ©nements stressants de la vie et l'amĂ©lioration du soutien social.

Essence de la thĂ©rapie : La thĂ©rapie interpersonnelle pour la dĂ©pression se concentre sur l'amĂ©lioration des relations interpersonnelles problĂ©matiques ou des circonstances qui sont directement liĂ©es Ă  l'Ă©pisode dĂ©pressif actuel.

DurĂ©e : La thĂ©rapie interpersonnelle pour la dĂ©pression majeure est gĂ©nĂ©ralement dispensĂ©e sur 12 Ă  16 sĂ©ances, bien que des traitements aussi courts que 3 Ă  8 sĂ©ances aient montrĂ© une efficacitĂ©.

La psychothérapie interpersonnelle est une approche à court terme issue de l'approche psychodynamique.

Principe : La maniĂšre dont les gens, dans le passĂ© et actuellement, font face aux Ă©vĂ©nements stressants en rĂ©solvant efficacement les problĂšmes sociaux peut affecter le degrĂ© de dĂ©tresse psychologique qu'ils ressentent.

Essence de la thĂ©rapie : La thĂ©rapie de rĂ©solution de problĂšmes contemporaine est une intervention transdiagnostique, gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme relevant de l'approche cognitivo-comportementale, qui amĂ©liore l'adaptation aux problĂšmes de la vie et au stress en formant Ă  plusieurs outils affectifs, cognitifs et comportementaux. La formation vise Ă  Ă©liminer plusieurs obstacles Ă  la rĂ©solution efficace des problĂšmes.

DurĂ©e : environ 12 sĂ©ances ; cependant, des changements efficaces ont Ă©tĂ© observĂ©s dans des programmes de seulement 4 sĂ©ances.

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mardi 7 avril 2020




Le docteur Claude Jean Paris vous conseille de prendre connaissance de cette liste de services qui ont Ă©tĂ© vĂ©rifiĂ©s par les autoritĂ©s et qui dans le cadre du confinement peuvent vous prodiguer aide et conseils 







SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE

Cellule nationale de soutien psychologique COVID-19
Aide pour la population française en détresse psychologique pendant l'épidémie et le confinement
0 800 130 000 (7j/7 24h/24)
Croix-Rouge Ă©coute 
Service de soutien par téléphone (solitude, dépression, violence, addictions...)
0 800 858 858 (7j/7 24h/24)
SOS AmitiĂ© 
Accueil et écoute des personnes en détresse et de leur entourage
09 72 39 40 50  (7j/7 24h/24)
01 46 21 46 46 (langue anglaise)
Solitud’Ecoute 
Pour personnes de plus de 50 ans en situation d’isolement
08 00 47 47 88 (7j/7 15h-20h)
------------------------------------------------------------------------------------
Agri’Ecoute 
Ligne d’Ă©coute, Ă  destination des agriculteurs en souffrance psychologique et leur entourage
09 69 39 29 19  (7j/7 24h/24)
Aide aux victimes 
Informations et Ă©coute par des professionnels pour les victimes d’agression, vol, harcĂšlement, accident de la circulation, catastrophe naturelle, etc.
116 006 (7j/7, 9h-19h) ou par mail  
Autisme info Service 
Dispositif gratuit et national, d’Ă©coute, aide, information et orientation par tĂ©lĂ©phone, mail et chat, pour les personnes avec autisme, leur entourage et les professionnels intervenant Ă  leurs cĂŽtĂ©s.
0800 71 40 40 (lundi au vendredi 9h-13h)
Avec nos proches 
Ligne nationale des aidants, tenue par une trentaine d’Ă©coutants bĂ©nĂ©voles.
01 84 72 94 72 (7j/7 8h-22h)
Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie - Plateforme nationale "Besoin d'Ă©coute" 
0 811 020 300 (lundi au vendredi de 10h-13h et 14h-17h - rappel gratuit possible)
Ecoute DĂ©fense 
Ecoute, information, orientation des militaires, ex-militaires, familles de militaires et civils de la défense exposés à des situations de stress
08 08 800 321 (7j/7 24h/24)
Empreintes 
Aide, soutien et conseil aux personnes endeuillées
01 42 380 808 (7j/7 24h/24)
ENIPSE 
Ligne d'écoute pour les personnes LGBT+
06 24 10 63 10 (lundi au vendredi 12h-20h)
La Ligne C 
Bénévoles, patients et soignants, informent et orientent sur le Covid-19 les personnes vivant avec une maladie chronique
01 41 83 43 06 (7j/7 9h-17h)
Le Refuge 
Accueil, soutien, information, orientation des jeunes LGBT victimes d’homophobie ou de transphobie et en situation de rupture familiale
06 31 59 69 50 (7j/7 24h/24)
Service de soutien psychologique opĂ©rationnel (SSPO) 
Soutien psychologique pour les policiers en souffrance
 01 80 15 47 09 (7J/7 24h/24)
Sida info service 
Réponses aux interrogations liées au VIH/Sida
 0 800 840 800 (7J/7 8h-21h) 
SOS DĂ©tenus 
Service d’information juridique et sociale qui rĂ©pond aux besoins d’information des familles confrontĂ©es Ă  l’incarcĂ©ration d’un proche.
0 800 870 745 (lundi au vendredi 9h-17h) 
SOS Entrepreneurs 
Aide et écoute par et pour des entrepreneurs en difficulté
06 15 24 19 77 (7j/7 24h/24)
SOS Homophobie 
Service d'écoute téléphonique nationale pour les personnes victimes ou témoins, d'actes ou de discriminations lesbophobes, gayphobes, biphobes ou transphobes. Ce service est anonyme.
Tchat Ă©coute (7j/7 18h-20h) et systĂšme de RV de rappels par tĂ©lĂ©phone, inscription sur le site
SOS Suicide PhĂ©nix 
Accueil et écoute des personnes en souffrance psychologique ou confrontées au suicide et de leur entourage
01 40 44 46 45 (7j/7 13h-23h)
SOS Surdus 
Soutien, écoute, conseil, information et orientation des personnes sourdes
(7j/7 10h-23h)
Skype : sos.surdus (webcam + chat + vidéo)
MP Facebook : SOS Surdus (webcam + chat + video)
Mail :  
Suicide Ecoute 
Accueil et écoute des personnes en grande souffrance psychologique ou confrontées au suicide et de leur entourage
01 45 39 40 00  (7j/7 24h/24)
Surdi Info 
Information, orientation des personnes sourdes ou malentendantes, de leur entourage, des
professionnels qui les accompagnent
06 13 70 49 77 (téléphone et SMS) (lundi au vendredi 9h-19h)

PROFESSIONS DE SANTE

Aide et dispositif d'orientation des pharmaciens (ADOP) 
Information et orientation par et pour les pharmaciens et pharmaciennes
0 800 73 69 59 (7j/7 24h/24) et par mail  
Centre national de gestion (CNG) 
Dispositif de soutien psychologique aux directeurs et directrices d'hĂŽpital, d'Ă©tablissement sanitaire social et mĂ©dico-social et directeurs des soins qui ressentent le besoin d’Ă©changer, en dehors de tout lien professionnel
0 800 203 007  (7j/7 24h/24)
Soins aux professionnels en santĂ© (SPS) 
Soutien psychologiques aux soignants
0 805 23 23 36 (7j/7 24h/24)
Entraide ordinale 
Ecoute et assistance de tous les soignants, médecins et internes en médecine assurée par le Conseil national de l'Ordre des médecins
0800 288 038 (7j/7 24h/24)

TROUBLES PSYCHIQUES

Anorexie Boulimie, Info Ecoute 
0 810 037 037 (lundi, mardi, jeudi et vendredi 15h-18h)
Argos2001 
Aide aux personnes souffrant de troubles bipolaires et Ă  leurs proches
01 46 28 01 03 (lundi au vendredi 10h-13h)
France dĂ©pression 
Aide aux personnes souffrant de troubles dépressifs ou bipolaires et à leurs proches
07 84 96 88 28 (lundi au vendredi 14h-19h00)
Ecoute Famille Unafam 
Information, orientation et soutien psychologique de personnes confrontées aux troubles psychiques d'un proche
01 42 63 03 03 (lundi au vendredi 9h-13h et 14h-18h)
RĂ©seau français sur l'entente de voix (REV France) 
Propose une approche des voix et des autres perceptions, expériences ou vécus inhabituels, respectueuse des personnes et de leur expertise.
7j/7 : un tchat  / une visioconfĂ©rence Ă  18h

ADDICTIONS

Alcool Info Service 
Information, soutien, conseil et orientation pour les personnes en difficulté avec l'alcool, et pour leurs proches
0 980 980 930 (7j/7 8h-2h)
Drogue info service 
Information, soutien, conseil et orientation pour les personnes en difficulté avec l'usage de drogues et pour leurs proches
0 800 23 13 13 (7j/7 8h-2h)
Écoute Cannabis 
Information, soutien, conseil et orientation pour les personnes en difficulté avec l'usage de drogues et pour leurs proches
0 980 980 940 ((7j/7 8h-2h)
Joueurs Info Service 
Information, soutien, conseil et orientation pour les personnes en difficulté avec leur pratique de jeux et pour leurs proches
09 74 75 13 13 (7j/7 8h Ă  2h)
Tabac info service 
Information, conseil et aide Ă  l'arrĂȘt du tabac. Service de coaching personnalisĂ© par Internet
39 89  (lundi au samedi 10h-18h)

ENFANTS, JEUNES ET PARENTS

Allo Ecoute Ado  
Ecoute anonyme et confidentielle pour les adolescents
06 12 20 34 71 (lundi au samedi 14h-17h)
Allo Ecoute Parents 
Ecoute, aide, soutien à la parentalité
06 01 18 40 36 (lundi au samedi 14h-17h)
Allo Parents bĂ©bĂ© 
Des professionnels de la petite enfance sont à votre écoute du lundi au vendredi.
0 800 00 3456 (lundi au vendredi 10h-13h et 14h-18h)
Enfants disparus 
Accueil, écoute, soutien de parents d'enfants disparus
116 000 (24h/24 et 7j/7)
Fil santĂ© jeunes 
Accueil, écoute, information et orientation des jeunes de 12 à 25 ans
Espace en ligne Pose tes questions 
Les Funambules Falret 
Ecoute et soutien pour les personnes de 7 Ă  25 ans vivant avec un proche qui a des troubles psychiques
07 66 24 54 11 (lundi 11h-20h, mardi 9h-12h, mercredi 17h-20h et vendredi 9h-12h)
par mail    
Net Écoute 
Confrontés à des problÚmes sur Internet ? Contacts dangereux, cyber-harcÚlement, usurpation d'identité, dépendance aux jeux vidéo, contrÎle parental ?
0 800 20 00 00 (lundi au vendredi 9h-19h)
Phare enfants-parents 
PrĂ©vention du mal-ĂȘtre et du suicide des jeunes. Espace d'accueil et d'Ă©coute (gratuit) pour les parents et les enfants en souffrance, soutien aux parents endeuillĂ©s par suicide.
01 43 46 00 62 (lundi au vendredi 10h-17h)

VIOLENCES FAMILIALES ET CONJUGALES

NumĂ©ro d'Ă©coute pour prĂ©venir les violences dans le couple et en famille (FNACAV) 
Ecoute et accompagnement pour les auteurs de violences conjugales et familiales
0 800 05 1234 (7j/7 9h-19h)
SOS Viols Femmes Informations 
NumĂ©ro d’Ă©coute national et anonyme, destinĂ© aux femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles, Ă  leur entourage et aux professionnels concernĂ©s.
0 800 05 95 95 (lundi au vendredi 10h-19 h)
STOP Maltraitance (Enfance et partage) 
Ecoute, conseil et orientation
0 800 05 1234 (lundi au vendredi 10h-17h)
Violences Femmes Info 
NumĂ©ro d’Ă©coute national pour les femmes victimes de violences, leur entourage et les professionnels concernĂ©s. Appel anonyme et gratuit.
39 19 (lundi au samedi 9h-19h)

DROITS ET SIGNALEMENT

AllĂŽ Enfance en danger 
Ecoute, assistance, information et orientation des personnes confrontées à des situations de maltraitance à enfants
119 (7j/7 24h/24)
ArrĂȘtons les violences faites aux femmes 
Plateforme de signalement des violences faites aux femmes du MinistÚre de l'Intérieur, permet de signaler les violences et bénéficier d'assistance
Signalement en ligne  (7j/7 24h/24)
FĂ©dĂ©ration 3977 
Lutte contre la maltraitance envers les personnes ùgées et les personnes en situation de handicap
3977  (lundi au vendredi 9h-19h)
SantĂ© info droits 
Ligne d’informations juridiques et sociales constituĂ©e de juristes et avocats qui ont vocation Ă  rĂ©pondre Ă  toutes questions en lien avec le droit de la santĂ©.
01 53 62 40 30 (lundi, mercredi et vendredi : 14h-18h / Mardi et jeudi : 14h-20h) et par formulaire en ligne sur le site

  🌿 Adolescence, Cannabis et SantĂ© Mentale Comprendre, accompagner et prĂ©venir les vulnĂ©rabilitĂ©s psychologiques L’accompagnement d’un adol...