PROTOCOLE PÉDAGOGIQUE BPS-E
HISTOIRE — GÉOGRAPHIE — EMC
Classe de 3e — Diplôme National du Brevet
LES ESPACES PRODUCTIFS
ET LEURS ÉVOLUTIONS
Cours complet illustré — Géographie, chapitre 2
Sessions du Brevet 2026 / 2027
Atlas économique de la France : survie,
adaptation et mutation des espaces productifs.
Support pédagogique — usage personnel de
l'élève
Sommaire
Introduction — Qu'est-ce qu'un espace productif ?
Chapitre 1 — Le secteur primaire : un espace sous double pression
Chapitre 2 — Sortir de la crise : la montée en gamme agricole
Chapitre 3 — Le secteur secondaire : déclin traditionnel et riposte
technologique
Chapitre 4 — Étude de cas : Aerospace Valley, les échelles de la synergie
Chapitre 5 — Le secteur tertiaire : le moteur de la société contemporaine
Chapitre 6 — L'architecture du mouvement : transports et aménités
Chapitre 7 — Matrice diagnostique : comparer les trois secteurs
Chapitre 8 — Synthèse spatiale : les gagnants et les perdants de la
mutation
Synthèse — Ce qu'il faut absolument retenir
Lexique — Le vocabulaire à connaître pour le Brevet
Quiz — 34 questions pour réviser et préparer tes flashcards
Épreuves type Brevet — 2 sujets guidés, énoncés et corrigés
Bibliographie et sources
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INTRODUCTION Qu'est-ce qu'un espace productif ? |
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📘 DÉFINITION Un espace productif est une partie du territoire
directement dédiée à la production de richesses. On distingue
traditionnellement trois grands types d'espaces productifs, aussi appelés secteurs
d'activité : le secteur primaire (l'agriculture), le secteur secondaire
(l'industrie) et le secteur tertiaire (les services). |
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Depuis plusieurs décennies, la France connaît une transformation
économique et spatiale profonde : les espaces ruraux diminuent au profit des
espaces urbains, et le poids relatif de chaque secteur d'activité s'est
complètement inversé.
La Grande Bascule : la tertiarisation de
l'économie française entre 1960 et 2018.
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🛠️ À RETENIR En 2018, la répartition des emplois par secteur était la
suivante : 2,5 % dans l'agriculture (secteur primaire), 18,5 % dans
l'industrie (secteur secondaire), 79 % dans les services (secteur tertiaire).
En 1960, les trois secteurs employaient des parts de la population bien plus
proches les unes des autres. Ce basculement massif vers les services porte un
nom : la tertiarisation de l'économie. |
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🔎 EXEMPLE Le paradoxe agricole : grâce aux progrès techniques
(engins, engrais, pesticides), un agriculteur français peut aujourd'hui
nourrir environ 70 personnes, contre seulement 7 en 1950. Ces meilleurs
rendements ont un coût : ils se font souvent au détriment des sols et de
l'environnement. |
À la fin de ce cours, tu devras être capable de :
•
expliquer ce qu'est un espace productif et distinguer
les trois secteurs d'activité ;
•
décrire la crise du secteur primaire et les stratégies
mises en place pour en sortir ;
•
expliquer le déclin industriel français et la stratégie
de « montée en gamme » (Made in France, pôles de compétitivité) ;
•
analyser un pôle de compétitivité à différentes
échelles, à travers l'exemple d'Aerospace Valley ;
•
expliquer pourquoi le secteur tertiaire domine
désormais l'économie française ;
•
décrire l'organisation des transports et le rôle des
aménités dans l'attractivité des territoires ;
•
identifier les espaces gagnants et les espaces perdants
de cette mutation économique.
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CHAPITRE 1 Le secteur primaire : un espace sous double pression |
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📘 DÉFINITION Le secteur primaire regroupe l'ensemble des
activités agricoles : élevage (bovin, porcin, avicole) et cultures
(céréalières, légumineuses, florales). C'est un secteur qui occupe une place
à part dans l'espace français : il couvre encore 54 % du territoire,
alors que les espaces urbains n'en représentent que 13 %. |
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Pourtant, ce vaste espace traverse une crise profonde, à la fois
économique et environnementale.
Le secteur primaire : un espace sous
double pression — crise économique et crise environnementale.
1. La crise économique
•
Le déclin rural : des espaces ruraux délaissés, de
moins en moins d'agriculteurs et d'éleveurs (exemple emblématique : la
Bretagne) ;
•
La concurrence mondiale : une pression de plus en plus
forte des pays étrangers, qui produisent à moindre coût ;
•
La conséquence : pour écouler leur production, les
agriculteurs français doivent vendre moins cher, ce qui entraîne des
difficultés de travail et de faibles revenus.
2. La crise environnementale
Le modèle dominant aujourd'hui repose sur l'agriculture intensive et
l'élevage hors-sol (les animaux ne sont plus élevés en plein air, mais dans des
bâtiments fermés).
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📘 DÉFINITION L'agriculture intensive cherche à maximiser les
rendements grâce aux engrais, pesticides et machines. L'élevage hors-sol
désigne un élevage pratiqué en bâtiment fermé, sans lien direct avec la terre
environnante (alimentation apportée de l'extérieur). |
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⚠️ ATTENTION Ce modèle intensif provoque une forte pollution des terres
et des eaux. Exemple précis, en Bretagne : le lisier — les excréments
des animaux d'élevage — est épandu dans les cultures comme engrais. En trop
grande quantité, il s'infiltre dans les eaux souterraines, provoquant le
développement d'algues vertes sur le littoral : c'est un exemple de pollution
agricole aux conséquences environnementales, sanitaires et touristiques. |
Ces deux crises, économique et environnementale, imposent au secteur
primaire un véritable impératif d'adaptation, que nous étudions au chapitre
suivant.
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CHAPITRE 2 Sortir de la crise : la montée en gamme agricole |
Face à cette double crise, une partie de l'agriculture française choisit
une stratégie de « montée en gamme » : produire moins, mais mieux, et vendre
plus cher un produit de meilleure qualité ou plus respectueux de
l'environnement.
Sortir de la crise : la montée en gamme
agricole repose sur trois stratégies, soutenues par la PAC et l'Union
européenne.
1. La qualité certifiée (AOC / AOP)
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📘 DÉFINITION Une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) ou Appellation
d'Origine Protégée (AOP) garantit qu'un produit est fabriqué dans une
aire géographique précise, selon un savoir-faire traditionnel reconnu. Cette
stratégie mise sur la diversité de la production et la valorisation du
terroir (exemple : les agneaux pré-salés, nourris de façon variée et élevés
en plein air). |
2. L'agriculture biologique et raisonnée
Cette stratégie respecte davantage l'environnement, avec des prix de
vente plus élevés qui compensent des rendements plus lents et des pertes plus
fortes. Chiffre clé : en 2018, l'agriculture biologique représentait 7,5 % des
exploitations françaises (7 % en Bretagne), en particulier sur les céréales,
les légumes et les poulets. Mais des populations de plus en plus nombreuses se
tournent vers le bio et sont prêtes à dépenser un peu plus.
3. L'agritourisme et la diversification
De nombreux agriculteurs diversifient leurs revenus en proposant un
hébergement touristique, des activités de découverte du monde agricole, ou en
vendant directement leurs produits artisanaux (vente à la ferme, marchés
locaux).
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🛠️ À RETENIR Ces trois stratégies reposent toutes sur un même « socle »
: le soutien institutionnel de la Politique Agricole Commune (PAC) et
de l'Union européenne, qui subventionne une partie de l'agriculture
française. Malgré la crise, 54 % du territoire français reste dédié aux
espaces agricoles. |
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CHAPITRE 3 Le secteur secondaire : déclin traditionnel et riposte
technologique |
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📘 DÉFINITION Le secteur secondaire regroupe les activités
industrielles : les industries manufacturières (transformation des biens,
réparation, installation d'équipements) et les industries extractives
(extraction de produits minéraux). C'est un secteur de référence pour estimer
la richesse d'un pays. |
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Le secteur secondaire : déclin
traditionnel (le constat) et riposte « Made in France » (la solution).
1. Le recul industriel : le constat
L'industrie ne représente plus que 12 % du PIB (Produit Intérieur Brut)
français, contre 20 % en Allemagne, plus de 25 % dans les pays d'Europe de
l'Est, et même 40 % en Chine ! Cette chute s'explique par une concurrence de
plus en plus féroce des Pays En Développement (PED) comme la Chine, l'Inde ou
le Bangladesh, qui produisent beaucoup, et à des coûts très faibles (salaires
ouvriers très bas). Résultat : les produits français, plus chers, ont du mal à
rivaliser, et les secteurs traditionnels comme le textile sont en net déclin.
2. La riposte « Made in France »
Il faut cependant nuancer ce constat : le « Made in France » devient de
plus en plus porteur, un argument de vente fondé sur la qualité, le
savoir-faire et des ouvriers qualifiés. L'industrie française s'adapte aussi
aux nouvelles exigences des consommateurs (respect environnemental, rapidité de
disponibilité des produits).
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📘 DÉFINITION Un pôle de compétitivité est un espace où se
concentrent, en synergie, des entreprises industrielles, des laboratoires
scientifiques et des établissements universitaires, dans le but d'innover et
de rester compétitif face à la concurrence internationale. |
Les industries principales de la France aujourd'hui : automobile,
textile, agroalimentaire, informatique, électronique et luxe. Certains secteurs
sont particulièrement résilients et affichent une évolution positive de leur
chiffre d'affaires entre 2014 et 2018 :
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Entreprise |
Secteur |
Évolution du chiffre
d'affaires (2014-2018) |
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Airbus |
Aéronautique |
+ 5 % |
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Danone |
Agroalimentaire |
+ 16 % |
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Renault |
Automobile |
+ 40 % |
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Hermès |
Luxe |
+ 44 % |
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🔎 EXEMPLE Le programme aéronautique Airbus, en particulier l'A380
(l'un des plus gros avions de ligne actuellement en service), illustre bien
cette montée en gamme : il repose sur un site industriel intégré à l'échelle
européenne, situé au cœur du pôle de compétitivité « Aerospace Valley » à
Toulouse, le plus grand pôle aéronautique européen. Nous étudions ce cas en
détail au chapitre suivant. |
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CHAPITRE 4 Étude de cas : Aerospace Valley, les échelles de la synergie |
Le pôle de compétitivité Aerospace Valley, autour de Toulouse, est un
exemple particulièrement riche pour comprendre comment un même projet
industriel s'organise à plusieurs échelles à la fois — un exercice fréquent au
Brevet.
Les échelles de la synergie : le cas
Aerospace Valley, du site toulousain jusqu'à la construction européenne.
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🧭 MÉTHODE Pour analyser un espace productif au Brevet, pense
toujours à mobiliser plusieurs échelles : locale, régionale, nationale,
européenne et mondiale. Un même objet (ici, un avion Airbus) peut être étudié
à chacune de ces échelles. |
•
Échelle locale (Toulouse) : siège social, conception,
ingénierie et assemblage final des avions ;
•
Échelle régionale : Aerospace Valley est le plus grand
pôle aéronautique européen, à l'échelle du grand Sud-Ouest de la France, avec
130 000 emplois industriels, 1 600 entreprises directes et sous-traitantes, et
8 500 chercheurs en laboratoires ;
•
Échelle nationale : plusieurs sites français se
partagent les tâches d'assemblage (Saint-Nazaire, Nantes assemblent des
tronçons qui sont ensuite transportés jusqu'à Toulouse par avion cargo, bateau
ou convoi exceptionnel) ;
•
Échelle européenne et mondiale : un projet éclaté entre
plusieurs pays européens (Allemagne pour le fuselage et la cabine, Espagne pour
l'empennage et le train d'atterrissage, Royaume-Uni pour les ailes et les
moteurs, France pour l'assemblage final), en concurrence directe avec
l'Américain Boeing, et vendu à des compagnies aériennes du monde entier
(Emirates, Singapore Airlines, Lufthansa…).
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🛠️ À RETENIR Aerospace Valley illustre à merveille la notion de synergie
: la mise en relation de plusieurs sites, plusieurs corps de métier
(industriel, scientifique, universitaire) dans un but commun. C'est cette
organisation multi-échelle qui permet à l'industrie aéronautique française de
rester compétitive face à la concurrence internationale. |
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CHAPITRE 5 Le secteur tertiaire : le moteur de la société contemporaine |
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📘 DÉFINITION Les services (secteur tertiaire) constituent
l'ensemble des métiers qui permettent de rendre service, d'apporter une aide
auprès d'une personne ou d'une entreprise : transport, éducation et
formation, commerce, santé… C'est aujourd'hui, de très loin, le premier secteur
d'activité en France (79 % des emplois). |
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Le secteur tertiaire : le moteur de la
société contemporaine, entre espaces urbains et espaces ruraux.
Cette place centrale des services s'explique par la libéralisation de la
société de consommation depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et encore
davantage depuis les années 2000 avec l'essor d'Internet. Les services sont
désormais au cœur de la société actuelle, moderne et contemporaine : ils
augmentent sans cesse.
Où s'implantent les services ?
•
Dans les espaces urbains (les villes) : sièges sociaux
de grandes entreprises, transports collectifs (métro, tramway), commerces de
proximité ou de luxe ;
•
Dans les espaces ruraux (les campagnes) : technopôles,
zones commerciales périphériques.
La question du tourisme, un service
majeur
La France dispose de très nombreux atouts touristiques, de trois grandes
natures :
•
Historique et culturel : châteaux et palais (la Loire,
Versailles), musées d'art et d'histoire, monuments (Tour Eiffel, Palais des
Papes, Pont du Gard), églises (Notre-Dame, Mont-Saint-Michel) ;
•
Loisirs : parcs d'attractions (Disneyland, le
Puy-du-Fou, Parc Astérix, Futuroscope), événements urbains (fête des Lumières à
Lyon, marché de Noël de Strasbourg, braderie de Lille) ;
•
Naturel : lieux insolites (Dune du Pyla, calanques),
montagnes (randonnée, ski), mers et océans (plage, surf), espaces ruraux
(tourisme vert).
Les dix premières villes touristiques françaises sont, dans l'ordre :
Paris, Lyon, Lourdes, Toulouse, Marseille, La Rochelle, Carcassonne, Honfleur,
Strasbourg et Bordeaux.
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📘 DÉFINITION Un Central Tourist District (CTD) est un
centre-ville concentrant une très forte présence touristique et de forts
atouts touristiques. Paris en est l'exemple français par excellence, avec
plus de 30 millions de visiteurs par an. |
Pour ne pas céder du terrain face à la concurrence européenne (Londres,
Barcelone, Rome, Prague…) ou mondiale (Bangkok, New York, Los Angeles,
Singapour, Tokyo…), la France cherche sans cesse à se moderniser et à proposer
des activités toujours plus nombreuses et attractives — par exemple en
organisant les Jeux olympiques (Paris 2024) ou la Coupe du monde de football
(2018).
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CHAPITRE 6 L'architecture du mouvement : transports et aménités |
Deux logiques spatiales expliquent l'organisation du secteur tertiaire
sur le territoire français : l'organisation des réseaux de transport, et
l'attractivité des aménités.
L'architecture du mouvement : le réseau
en étoile des transports et le pouvoir d'attraction des aménités (modèle
gravitaire).
1. Un réseau de transports organisé en
étoile
Le réseau de transports français est organisé en étoile, centré sur Paris
et orienté vers les grandes métropoles : l'autoroute A1 vers Lille, l'A4 vers
Strasbourg, l'A6 vers Lyon, l'A10 vers Bordeaux, l'A20 vers Toulouse. Ce réseau
est cependant déséquilibré : il est beaucoup plus dense dans les zones de forte
densité de population, et beaucoup plus rare au centre de la France (rappel :
la « diagonale du vide », étudiée au chapitre 1 de géographie).
La France entretient aussi de fortes liaisons avec le reste de l'Union
européenne : le Thalys relie Paris à Bruxelles, l'Eurostar relie Paris à
Londres. La France compte 9 aéroports accueillant plus de 5 millions de
passagers par an ; l'aéroport Charles-de-Gaulle (Paris) est le premier, avec
plus de 70 millions de passagers !
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🛠️ À RETENIR Tout ce réseau de transports encourage les entreprises à
choisir la France pour s'implanter, et les touristes internationaux à visiter
le territoire français. |
2. Le pouvoir des aménités (modèle
gravitaire)
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📘 DÉFINITION Une aménité est ce qui rend un lieu agréable à
vivre ou à visiter. Elle se calcule en fonction de plusieurs critères : le
relief et le climat, le paysage, la biodiversité, l'accès à l'emploi, l'accès
au logement, l'accès aux loisirs, les odeurs et le calme. |
L'effet spatial des aménités est puissant : elles attirent massivement le
tourisme et les services de pointe vers les littoraux du Sud et de l'Ouest
ainsi que vers les espaces montagneux, modifiant en profondeur la géographie
économique du pays. C'est ce que les géographes appellent parfois un « modèle
gravitaire » : comme une force d'attraction, les aménités attirent à elles les
populations, les entreprises et les touristes.
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CHAPITRE 7 Matrice diagnostique : comparer les trois secteurs |
Ce tableau de synthèse permet de comparer, d'un seul coup d'œil, le poids
économique, la menace principale et la stratégie d'adaptation de chacun des
trois secteurs d'activité étudiés dans ce cours.
Matrice diagnostique : l'évolution
comparée des trois secteurs d'activité en France.
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Primaire |
Secondaire |
Tertiaire |
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Poids économique (2018) |
2,5 % des emplois (mais 54 % du territoire) |
18,5 % des emplois, 12 % du PIB |
79 % des emplois, hégémonie économique |
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Menace majeure |
Crise écologique (pollution) et concurrence des prix
étrangers |
Délocalisation vers les PED aux faibles coûts salariaux |
Concurrence touristique mondiale et impératifs de
durabilité urbaine |
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Stratégie d'adaptation |
Montée en gamme (AOC, bio, agritourisme) |
Pôles de compétitivité, ultra-technologie, « Made in
France » |
Modernisation événementielle (JO 2024), valorisation des
aménités naturelles et culturelles |
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🧭 MÉTHODE Pour une réponse organisée au Brevet comparant les trois
secteurs, ce tableau à trois entrées (poids économique / menace / stratégie)
est un excellent plan de réponse tout prêt : une partie par secteur, ou une
partie par critère. |
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CHAPITRE 8 Synthèse spatiale : les gagnants et les perdants de la mutation |
Cette mutation économique ne touche pas tous les territoires français de
la même manière. Certains espaces cumulent tous les atouts (les « espaces
moteurs »), quand d'autres cumulent les difficultés (les « espaces en
difficulté »).
Synthèse spatiale : les gagnants et les
perdants de la mutation économique du territoire français.
1. Les espaces moteurs (« The Winners »)
•
Paris et ses alentours : les trois secteurs y sont
hyper-dynamiques (Central Tourist District mondial, cœur industriel et
scientifique de Paris-Saclay) ;
•
Le Sud et l'Ouest : industries dynamiques (Aerospace
Valley), agriculture d'exportation (vignes, fruits), fort tourisme littoral
porté par les aménités ;
•
L'Est et les frontières : axe européen de transports,
tourisme de montagne, industries dynamiques (technopôles comme Biovalley ou
Axelera).
2. Les espaces en difficulté (« The
Losers »)
•
Le Nord : une région d'industries traditionnelles en
crise sévère, qui nécessite une reconversion massive ;
•
Le Centre, la « diagonale du vide » : élevage extensif,
très peu de villes, peu d'industries, faible tourisme, avec un fort enclavement
dû au réseau de transports organisé en étoile, centré sur Paris (voir chapitre
6).
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🛠️ À RETENIR Cette synthèse spatiale confirme un principe déjà
rencontré dans le chapitre sur les aires urbaines : les territoires les plus
diversifiés dans leurs activités (agriculture, industrie, services) sont
aussi les plus puissants et les plus résistants face aux crises économiques. |
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SYNTHÈSE Ce qu'il faut absolument retenir |
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🛠️ L'ESSENTIEL DU
CHAPITRE Espace productif — partie du territoire dédiée à la
production de richesses. Trois secteurs : primaire (agriculture), secondaire
(industrie), tertiaire (services). |
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• Tertiarisation : en 2018, les services représentent 79 % des emplois,
contre 18,5 % pour l'industrie et seulement 2,5 % pour l'agriculture — un
basculement complet depuis 1960.
• Secteur primaire : occupe 54 % du territoire mais en crise économique
(concurrence mondiale) et environnementale (agriculture intensive, élevage
hors-sol, pollution au lisier). Adaptation : AOC/AOP, agriculture biologique,
agritourisme, soutien de la PAC.
• Secteur secondaire : ne représente plus que 12 % du PIB français,
fragilisé par la concurrence des PED. Riposte : le « Made in France », les
pôles de compétitivité (exemple : Aerospace Valley à Toulouse, 130 000 emplois
industriels).
• Toute étude d'un espace productif mobilise plusieurs échelles : locale,
régionale, nationale, européenne, mondiale (exemple : la construction d'un
Airbus, éclatée entre plusieurs pays européens).
• Secteur tertiaire : 79 % des emplois, porté par le tourisme (Paris,
Central Tourist District avec 30 millions de visiteurs/an) et par les services
aux entreprises.
• Le réseau de transports français est organisé en étoile autour de Paris
; les aménités (climat, paysage, calme…) attirent tourisme et services vers le
Sud, l'Ouest et les montagnes.
• La mutation économique crée des espaces gagnants (Paris, le Sud-Ouest,
l'Est) et des espaces perdants (le Nord industriel, la diagonale du vide),
confirmant que la diversité des activités fait la puissance d'un territoire.
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LEXIQUE Le vocabulaire à connaître pour le Brevet |
Ce lexique reprend, par ordre alphabétique, l'ensemble du vocabulaire
exigible sur le chapitre des espaces productifs et de leurs évolutions.
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Terme |
Définition |
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Agriculture biologique |
Agriculture respectueuse de l'environnement, sans engrais
ni pesticides de synthèse, aux rendements plus faibles mais aux prix de vente
plus élevés. |
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Agriculture intensive |
Agriculture cherchant à maximiser les rendements grâce aux
engrais, pesticides et machines, au risque de polluer les sols et les eaux. |
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Agriculture raisonnée |
Agriculture qui limite l'usage des intrants (engrais,
pesticides) sans les exclure totalement, dans un objectif de compromis
environnemental et économique. |
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AOC / AOP |
Appellation d'Origine Contrôlée / Protégée : garantit
qu'un produit est fabriqué dans une aire géographique précise, selon un
savoir-faire traditionnel reconnu. |
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Aménité |
Ce qui rend un lieu agréable à vivre ou à visiter (climat,
paysage, biodiversité, calme…). |
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Central Tourist District (CTD) |
Centre-ville concentrant une très forte présence et de
forts atouts touristiques (exemple : Paris). |
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Élevage hors-sol |
Élevage pratiqué en bâtiment fermé, sans lien direct avec
la terre environnante. |
|
Espace productif |
Partie du territoire directement dédiée à la production de
richesses. |
|
Industrie agroalimentaire |
Industrie qui transforme les produits agricoles en
produits alimentaires commercialisables. |
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Lisier |
Excréments liquides des animaux d'élevage, utilisés comme
engrais, source de pollution des eaux en cas d'excès. |
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Pôle de compétitivité |
Espace où se concentrent, en synergie, entreprises
industrielles, laboratoires scientifiques et établissements universitaires. |
|
Politique Agricole Commune (PAC) |
Politique de l'Union européenne qui soutient
financièrement les agriculteurs européens. |
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Tertiarisation |
Basculement progressif d'une économie vers le secteur des
services (tertiaire), au détriment de l'agriculture et de l'industrie. |
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QUIZ Vérifie tes connaissances |
34 questions à choix multiples couvrant l'ensemble du chapitre. La bonne
réponse et une courte explication sont données immédiatement sous chaque
question, pour te permettre de t'auto-corriger au fur et à mesure. Ce quiz est
aussi une excellente base pour fabriquer tes flashcards de révision : reprends
chaque question à laquelle tu t'es trompé, et transforme-la en carte recto
(question) / verso (réponse + explication) pour tes révisions espacées.
1. Qu'est-ce qu'un espace productif ?
A. Une partie du territoire directement dédiée à la
production de richesses
B. Un synonyme d'espace urbain
C. Un terrain agricole abandonné
D. Une zone protégée pour la biodiversité
✅
Bonne réponse : A — Un espace productif est une partie du territoire
directement dédiée à la production de richesses.
2. Combien de secteurs d'activité (types d'espaces
productifs) distingue-t-on traditionnellement ?
A. Deux
B. Trois
C. Quatre
D. Cinq
✅
Bonne réponse : B — On distingue trois secteurs : primaire
(agriculture), secondaire (industrie), tertiaire (services).
3. Quelle part des emplois représentait le secteur
tertiaire (services) en France en 2018 ?
A. 18,5 %
B. 2,5 %
C. 79 %
D. 50 %
✅
Bonne réponse : C — En 2018, les services représentaient 79 % des
emplois en France.
4. Comment appelle-t-on le basculement massif de l'économie
française vers les services ?
A. La périurbanisation
B. La délocalisation
C. La densification
D. La tertiarisation
✅
Bonne réponse : D — La tertiarisation désigne le basculement
progressif d'une économie vers le secteur des services.
5. Combien de personnes un agriculteur français peut-il
nourrir aujourd'hui, grâce aux progrès techniques (contre 7 personnes en 1950)
?
A. Environ 70 personnes
B. Environ 40 personnes
C. Environ 20 personnes
D. Environ 100 personnes
✅
Bonne réponse : A — Un agriculteur français peut aujourd'hui nourrir
environ 70 personnes, contre 7 en 1950.
6. Quelle part du territoire français le secteur primaire
occupe-t-il encore aujourd'hui ?
A. 13 %
B. 54 %
C. 25 %
D. 79 %
✅
Bonne réponse : B — Le secteur primaire occupe encore 54 % du
territoire français, contre 13 % pour les espaces urbains.
7. Laquelle de ces causes explique la crise économique du
secteur primaire ?
A. Le manque d'espace disponible
B. Une trop forte pluviométrie
C. La concurrence mondiale de pays produisant à
moindre coût
D. L'interdiction des exportations agricoles
✅
Bonne réponse : C — La concurrence mondiale, avec des pays étrangers
produisant à moindre coût, fragilise économiquement le secteur primaire
français.
8. Qu'est-ce que le « lisier », à l'origine d'une pollution
importante en Bretagne ?
A. Un pesticide chimique interdit
B. Un label de qualité agricole
C. Un type de sol argileux
D. Les excréments des animaux d'élevage, utilisés
comme engrais
✅
Bonne réponse : D — Le lisier est constitué des excréments des
animaux d'élevage ; en excès, il pollue les eaux souterraines et favorise les
algues vertes.
9. Qu'est-ce que l'élevage hors-sol ?
A. Un élevage pratiqué en bâtiment fermé, sans lien
direct avec la terre environnante
B. Un élevage pratiqué uniquement en montagne
C. Un élevage biologique certifié
D. Un élevage d'animaux marins
✅
Bonne réponse : A — L'élevage hors-sol se pratique en bâtiment
fermé, avec une alimentation apportée de l'extérieur.
10. Que garantit un produit portant un label AOC ou AOP ?
A. Qu'il est totalement gratuit pour le consommateur
B. Qu'il est fabriqué dans une aire géographique
précise, selon un savoir-faire traditionnel
C. Qu'il provient exclusivement d'un pays étranger
D. Qu'il est fabriqué en usine automatisée
✅
Bonne réponse : B — Un produit AOC/AOP est fabriqué dans une aire
géographique précise, selon un savoir-faire traditionnel reconnu.
11. Quelle part des exploitations agricoles françaises
pratiquaient l'agriculture biologique en 2018 ?
A. 50 %
B. 25 %
C. 7,5 %
D. 1 %
✅
Bonne réponse : C — En 2018, l'agriculture biologique représentait
environ 7,5 % des exploitations agricoles françaises.
12. Quelle politique européenne soutient financièrement les
agriculteurs français ?
A. L'OMC
B. Le CTD
C. Le Made in France
D. La PAC (Politique Agricole Commune)
✅
Bonne réponse : D — La PAC (Politique Agricole Commune) est la
politique de l'Union européenne qui soutient les agriculteurs.
13. Quelle part du PIB français l'industrie
représente-t-elle aujourd'hui ?
A. Environ 12 %
B. Environ 40 %
C. Environ 79 %
D. Environ 54 %
✅
Bonne réponse : A — L'industrie ne représente plus qu'environ 12 %
du PIB français.
14. Quel pays a la part industrielle la plus élevée dans
son PIB, parmi ceux cités dans le cours ?
A. La France
B. La Chine
C. L'Allemagne
D. Les pays d'Europe de l'Est
✅
Bonne réponse : B — La Chine a la part industrielle la plus élevée
(environ 40 % du PIB), loin devant la France (12 %) et l'Allemagne (20 %).
15. Que signifie le sigle PED, souvent cité comme
concurrent de l'industrie française ?
A. Produit Extérieur au Domaine
B. Politique Européenne du Développement
C. Pays En Développement
D. Pôle Économique Décentralisé
✅
Bonne réponse : C — PED signifie Pays En Développement (Chine, Inde,
Bangladesh…), dont les coûts de production très bas concurrencent l'industrie
française.
16. Quelle est la stratégie de riposte de l'industrie
française face à la concurrence des PED ?
A. L'abandon total de l'industrie
B. Le déménagement de toutes les usines à l'étranger
C. L'augmentation des taxes à l'importation
uniquement
D. Le « Made in France » et les pôles de
compétitivité
✅
Bonne réponse : D — La France mise sur le « Made in France »
(qualité, savoir-faire) et sur les pôles de compétitivité pour rester
compétitive.
17. Qu'est-ce qu'un pôle de compétitivité ?
A. Un espace où se concentrent entreprises,
laboratoires scientifiques et universités, en synergie
B. Une zone rurale protégée
C. Un marché financier international
D. Un type de label agricole
✅
Bonne réponse : A — Un pôle de compétitivité réunit en synergie
entreprises industrielles, laboratoires scientifiques et établissements
universitaires.
18. Quel est le nom du pôle de compétitivité aéronautique
centré sur Toulouse ?
A. Biovalley
B. Aerospace Valley
C. Axelera
D. Paris-Saclay
✅
Bonne réponse : B — Aerospace Valley, centré sur Toulouse, est le
plus grand pôle aéronautique européen.
19. Combien d'emplois industriels le pôle Aerospace Valley
représente-t-il ?
A. Environ 13 000
B. Environ 1 300 000
C. Environ 130 000
D. Environ 1 600
✅
Bonne réponse : C — Aerospace Valley représente environ 130 000
emplois industriels.
20. Quel pays européen fabrique le fuselage et la cabine
des avions Airbus ?
A. L'Espagne
B. Le Royaume-Uni
C. L'Italie
D. L'Allemagne
✅
Bonne réponse : D — L'Allemagne fabrique le fuselage et la cabine
des avions Airbus.
21. Quel pays européen fabrique les ailes et les moteurs
des avions Airbus ?
A. Le Royaume-Uni
B. L'Espagne
C. La France
D. L'Allemagne
✅
Bonne réponse : A — Le Royaume-Uni fabrique les ailes et les moteurs
des avions Airbus.
22. Quel est le principal concurrent international d'Airbus
?
A. Renault
B. Boeing
C. Danone
D. Hermès
✅
Bonne réponse : B — Boeing, entreprise américaine, est le principal
concurrent international d'Airbus.
23. Qu'est-ce que la « synergie », telle qu'illustrée par
le cas Aerospace Valley ?
A. Une taxe sur les entreprises technologiques
B. Un mode de transport aérien
C. La mise en relation de plusieurs sites et corps
de métier dans un but commun
D. Un synonyme de délocalisation
✅
Bonne réponse : C — La synergie désigne la mise en relation de
plusieurs sites, plusieurs corps de métier, dans un but commun.
24. Depuis quand la société de consommation s'est-elle
largement développée en France ?
A. Depuis le Moyen Âge
B. Depuis les années 1930 uniquement
C. Depuis la Révolution française
D. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec
une nouvelle accélération depuis les années 2000
✅
Bonne réponse : D — La société de consommation s'est développée
depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis a connu une nouvelle
accélération avec Internet dans les années 2000.
25. Qu'est-ce qu'un Central Tourist District (CTD) ?
A. Un centre-ville concentrant une très forte
présence touristique
B. Un quartier industriel en reconversion
C. Une zone agricole protégée
D. Un aéroport international
✅
Bonne réponse : A — Un Central Tourist District est un centre-ville
qui concentre une très forte présence et de forts atouts touristiques (exemple
: Paris).
26. Combien de visiteurs Paris accueille-t-elle chaque
année, selon le cours ?
A. Environ 5 millions
B. Plus de 30 millions
C. Environ 130 000
D. Plus de 70 millions
✅
Bonne réponse : B — Paris accueille plus de 30 millions de visiteurs
par an.
27. Quel aéroport français est le premier en nombre de
passagers, avec plus de 70 millions par an ?
A. Nice-Côte d'Azur
B. Lyon-Saint-Exupéry
C. Roissy Charles-de-Gaulle
D. Toulouse-Blagnac
✅
Bonne réponse : C — L'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, près de
Paris, est le premier aéroport français avec plus de 70 millions de passagers
par an.
28. Comment est organisé le réseau autoroutier français ?
A. En grille régulière sur tout le territoire
B. En cercle autour de Lyon
C. Uniquement le long des côtes
D. En étoile, centré sur Paris
✅
Bonne réponse : D — Le réseau autoroutier français est organisé en
étoile, centré sur Paris et orienté vers les grandes métropoles.
29. Qu'est-ce qu'une aménité, au sens géographique ?
A. Ce qui rend un lieu agréable à vivre ou à visiter
(climat, paysage, calme…)
B. Une taxe locale sur le tourisme
C. Un synonyme de pôle de compétitivité
D. Une zone industrielle en crise
✅
Bonne réponse : A — Une aménité est ce qui rend un lieu agréable à
vivre ou à visiter : climat, paysage, biodiversité, calme…
30. Vers quels types d'espaces les aménités attirent-elles
principalement le tourisme et les services de pointe ?
A. Le centre de la France uniquement
B. Les littoraux du Sud/Ouest et les espaces
montagneux
C. Le Nord industriel
D. Les zones frontalières du Nord-Est uniquement
✅
Bonne réponse : B — Les aménités attirent massivement le tourisme et
les services de pointe vers les littoraux du Sud et de l'Ouest, ainsi que vers
les espaces montagneux.
31. Laquelle de ces régions fait partie des « espaces
moteurs » (gagnants) de la mutation économique ?
A. Le Nord industriel en crise
B. La diagonale du vide
C. Paris et ses alentours
D. Aucune de ces réponses
✅
Bonne réponse : C — Paris et ses alentours font partie des espaces
moteurs : les trois secteurs y sont hyper-dynamiques.
32. Pourquoi le Nord de la France est-il classé parmi les «
espaces en difficulté » ?
A. Parce qu'il manque d'accès à la mer
B. Parce qu'il est trop proche de Paris
C. Parce qu'il n'a aucune activité agricole
D. Parce que ses industries traditionnelles sont en
crise sévère et nécessitent une reconversion
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Bonne réponse : D — Le Nord est une région d'industries
traditionnelles en crise sévère, qui nécessite une reconversion massive.
33. Pourquoi la « diagonale du vide » est-elle
particulièrement enclavée ?
A. À cause du réseau de transports organisé en
étoile, centré sur Paris
B. À cause d'un climat trop chaud
C. À cause d'une trop forte densité industrielle
D. À cause de l'absence totale d'agriculture
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Bonne réponse : A — Le réseau de transports en étoile, centré sur
Paris, délaisse le centre de la France, ce qui accentue l'enclavement de la
diagonale du vide.
34. Quel principe général peut-on retenir de la comparaison
entre espaces moteurs et espaces en difficulté ?
A. Seule l'agriculture détermine la puissance d'un
territoire
B. Les territoires les plus diversifiés dans leurs
activités sont aussi les plus puissants et résistants
C. Tous les territoires français ont exactement le
même niveau de développement
D. Le tourisme est la seule activité qui compte pour
un territoire
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Bonne réponse : B — Les territoires les plus diversifiés dans leurs
activités (agriculture, industrie, services) sont aussi les plus puissants et
les plus résistants face aux crises.
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ÉPREUVE 1 La Bretagne, un territoire agricole sous tension |
Barème indicatif : /20 — durée conseillée : 30 min
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🔎 DOCUMENT 1 Document 1 — Le lisier, produit par les élevages bretons
(bovins, porcins, volailles), est traditionnellement épandu sur les cultures
comme engrais naturel. Utilisé en trop grande quantité, il s'infiltre dans
les eaux souterraines et provoque le développement d'algues vertes sur le
littoral, un phénomène qui nuit à la fois à l'environnement, à la santé
publique et au tourisme balnéaire. |
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🔎 DOCUMENT 2 Document 2 — En 2018, l'agriculture biologique
représentait 7,5 % des exploitations françaises, contre 7 % en Bretagne, avec
un fort développement sur les céréales, les légumes et les poulets. Une autre
stratégie mise en avant en Bretagne est celle des Appellations d'Origine,
avec des produits comme les agneaux pré-salés, nourris de façon variée et
élevés en plein air, vendus plus chers qu'un élevage industriel classique. |
Questions
1. (3 pts) À l'aide du document 1, expliquer ce qu'est le lisier et
pourquoi il pose un problème environnemental en Bretagne.
2. (3 pts) Nommer et définir le double phénomène de crise qui touche le
secteur primaire en Bretagne (deux types de crise à identifier).
3. (4 pts) À l'aide du document 2, présenter deux stratégies utilisées
par les agriculteurs bretons pour sortir de la crise.
4. (4 pts) Expliquer pourquoi les produits issus de l'agriculture
biologique ou des Appellations d'Origine se vendent plus cher que les produits
issus de l'agriculture intensive.
5. (6 pts) Réponse organisée : « Comment l'agriculture bretonne
tente-t-elle de concilier production économique et respect de l'environnement ?
» (une dizaine de lignes attendues, en citant au moins deux stratégies
précises).
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CORRIGÉ Épreuve 1 — La Bretagne, un territoire agricole sous tension |
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🛠️ ÉLÉMENTS DE
CORRECTION 1. (3 pts) Le lisier est constitué des excréments des
animaux d'élevage, utilisé comme engrais naturel sur les cultures. En trop
grande quantité, il s'infiltre dans les eaux souterraines et favorise le
développement d'algues vertes sur le littoral breton : c'est un exemple de
pollution agricole d'origine intensive. |
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2. (3 pts) Le secteur primaire breton connaît une crise économique
(concurrence mondiale, baisse des prix de vente, faibles revenus des
agriculteurs) et une crise environnementale (agriculture intensive, élevage
hors-sol, pollution des sols et des eaux par le lisier).
3. (4 pts) Deux stratégies possibles parmi : le développement de
l'agriculture biologique (7 % des exploitations bretonnes en 2018, sur
céréales, légumes, poulets) ; le développement des Appellations d'Origine
(exemple des agneaux pré-salés, nourriture variée, élevage en plein air) ; plus
largement, la diversification (agritourisme).
4. (4 pts) Ces produits se vendent plus cher car leur production est plus
lente et plus coûteuse (moins de rendement, plus de main-d'œuvre, respect de
cahiers des charges stricts), et parce qu'ils répondent à une demande
croissante de consommateurs prêts à payer davantage pour des produits de
meilleure qualité ou plus respectueux de l'environnement et du bien-être
animal.
5. (6 pts) Réponse rédigée attendue (exemple) : Face à la double crise
économique et environnementale, l'agriculture bretonne cherche à concilier
production et durabilité par plusieurs leviers. D'une part, le développement de
l'agriculture biologique permet de réduire l'usage des engrais et pesticides,
limitant ainsi la pollution des sols et des eaux souterraines (notamment celle
causée par le lisier). D'autre part, la valorisation par les Appellations
d'Origine (comme les agneaux pré-salés) permet de vendre les produits plus cher
en misant sur la qualité et le terroir plutôt que sur les volumes. Ces
stratégies sont soutenues financièrement par la Politique Agricole Commune
(PAC) de l'Union européenne. Elles ne concernent cependant encore qu'une
minorité des exploitations : l'agriculture intensive et l'élevage hors-sol
restent le modèle dominant en Bretagne. Barème : la question 5 valorise une
réponse qui articule crise + solutions + limites, même si la formulation de
l'élève diffère de ce corrigé.
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ÉPREUVE 2 Aerospace Valley, un pôle de compétitivité mondial |
Barème indicatif : /20 — durée conseillée : 30 min
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🔎 DOCUMENT 1 Document 1 — Aerospace Valley, autour de Toulouse, est le
plus grand pôle aéronautique européen : 130 000 emplois industriels, 1 600
entreprises directes et sous-traitantes, 8 500 chercheurs en laboratoires, 2
écoles aéronautiques et spatiales. Toulouse concentre le siège social, la
conception, l'ingénierie et l'assemblage final des avions Airbus. |
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🔎 DOCUMENT 2 Document 2 — La construction d'un avion Airbus est un
projet européen éclaté entre plusieurs pays : l'Allemagne fabrique le
fuselage et la cabine, l'Espagne l'empennage et le train d'atterrissage, le
Royaume-Uni les ailes et les moteurs. Certains tronçons, assemblés à
Saint-Nazaire ou à Nantes, sont transportés jusqu'à Toulouse par avion cargo,
bateau ou convoi exceptionnel, avant l'assemblage final. Airbus est en
concurrence directe avec l'Américain Boeing, et vend ses avions à des
compagnies du monde entier (Emirates, Singapore Airlines, Lufthansa…). |
Questions
1. (3 pts) À l'aide du document 1, relever deux chiffres qui montrent
l'importance économique d'Aerospace Valley.
2. (3 pts) Définir ce qu'est un pôle de compétitivité et justifier, à
l'aide du document 1, que Toulouse en est un exemple.
3. (4 pts) À l'aide du document 2, identifier les échelles géographiques
mobilisées dans la construction d'un avion Airbus, de la plus petite à la plus
grande.
4. (4 pts) Expliquer ce que le document 2 révèle sur la concurrence
internationale dans le secteur aéronautique.
5. (6 pts) Réponse organisée : « En quoi le cas d'Aerospace Valley
illustre-t-il la mondialisation de l'industrie française ? » (une dizaine de
lignes attendues, en mobilisant au moins trois échelles différentes).
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CORRIGÉ Épreuve 2 — Aerospace Valley, un pôle de compétitivité mondial |
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🛠️ ÉLÉMENTS DE
CORRECTION 1. (3 pts) Deux chiffres possibles parmi : 130 000 emplois
industriels ; 1 600 entreprises directes et sous-traitantes ; 8 500
chercheurs en laboratoires. N'importe quel couple de chiffres pertinent,
correctement interprété, est accepté. |
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2. (3 pts) Un pôle de compétitivité est un espace où se concentrent, en
synergie, des entreprises industrielles, des laboratoires scientifiques et des
établissements universitaires. Toulouse en est un exemple : elle réunit des
entreprises (Airbus et ses sous-traitants), des laboratoires de recherche (8
500 chercheurs) et des écoles spécialisées (2 écoles aéronautiques et
spatiales).
3. (4 pts) Échelle locale : Toulouse (siège social, conception,
assemblage final). Échelle nationale : plusieurs sites français (Saint-Nazaire,
Nantes) assemblent des tronçons transportés vers Toulouse. Échelle européenne :
la fabrication est éclatée entre plusieurs pays (Allemagne, Espagne,
Royaume-Uni). Échelle mondiale : la concurrence avec Boeing (États-Unis) et la
vente à des compagnies aériennes du monde entier (Émirats, Singapour,
Allemagne).
4. (4 pts) Le document 2 montre qu'Airbus doit sans cesse innover et
optimiser sa production pour rester compétitif face à Boeing, son principal
concurrent mondial. La répartition de la production entre plusieurs pays
européens permet de mutualiser les compétences et les coûts, afin de proposer
des avions compétitifs sur le marché mondial, où la clientèle (compagnies
aériennes) peut choisir entre plusieurs constructeurs.
5. (6 pts) Réponse rédigée attendue (exemple) : Le cas d'Aerospace Valley
illustre parfaitement la mondialisation de l'industrie française à travers
l'imbrication de plusieurs échelles. À l'échelle locale, Toulouse concentre le
siège social et l'assemblage final des avions Airbus. À l'échelle nationale, la
production est partagée entre plusieurs sites français, comme Saint-Nazaire ou
Nantes, qui assemblent des tronçons ensuite acheminés vers Toulouse. À
l'échelle européenne, la fabrication est éclatée entre plusieurs pays
(Allemagne, Espagne, Royaume-Uni), chacun spécialisé dans une partie de
l'avion. Enfin, à l'échelle mondiale, Airbus est en concurrence directe avec
l'Américain Boeing et vend ses avions à des compagnies aériennes du monde
entier. Cette organisation multi-échelle, fondée sur la synergie entre
industriels, chercheurs et universitaires, permet à la France de rester
compétitive dans un secteur stratégique face à la concurrence internationale.
Barème : la question 5 valorise une réponse qui mobilise clairement au moins
trois échelles distinctes, même si la formulation de l'élève diffère de ce
corrigé.
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RESSOURCES Bibliographie et sources |
Ce cours a été rédigé pour accompagner la préparation du Diplôme National
du Brevet, en cohérence avec le programme officiel de géographie de cycle 4
(thème « Dynamiques territoriales de la France contemporaine ») publié par le
ministère de l'Éducation nationale. Les ressources suivantes permettent
d'approfondir chaque notion et de vérifier les informations présentées.
Programmes et ressources
institutionnelles
Ministère de l'Éducation
nationale — Éduscol, « Programme de géographie du cycle 4 », https://eduscol.education.fr/
Institut national de la
statistique et des études économiques (INSEE), « Emploi par secteur
d'activité », https://www.insee.fr/
Ministère de l'Agriculture et de
la Souveraineté alimentaire, « Chiffres et données de l'agriculture
biologique », https://agriculture.gouv.fr/
Manuels et ouvrages de référence
Collectif, Histoire-Géographie-EMC
3e, collection manuel scolaire, éditions Nathan, dernière édition en
vigueur.
Collectif, Histoire-Géographie-EMC
3e, collection manuel scolaire, éditions Hatier, dernière édition en
vigueur.
Collectif, Histoire-Géographie-EMC
3e, collection manuel scolaire, éditions Belin Éducation, dernière édition
en vigueur.
Ressources en ligne pour réviser et
s'entraîner
Maxicours, « Fiches de cours
et exercices de géographie, cycle 4 », https://www.maxicours.com/
Kartable, « Cours de
géographie 3e — les espaces productifs », https://www.kartable.fr/
Fiche de révision « Les espaces
productifs et leurs évolutions », https://www.histoire-geographie-emc.net/
Annales officielles du Diplôme
National du Brevet, https://www.education.gouv.fr/
Sur l'industrie aéronautique et les
pôles de compétitivité
Pôle de compétitivité Aerospace
Valley, https://www.aerospace-valley.com/
Direction générale des
Entreprises, « Les pôles de compétitivité en France », https://www.entreprises.gouv.fr/
Sur le tourisme et les services
Atout France — Agence de
développement touristique de la France, https://www.atout-france.fr/
Direction générale des
Entreprises, « Chiffres clés du tourisme », https://www.entreprises.gouv.fr/
Illustrations : jeu d'illustrations pédagogiques originales
conçu pour ce cours (support Protocole BPS-E).
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