SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
Organisation du monde vivant
Cours complet — Cycle 4 (collège)
Chapitre 1 — Organisation et fonctionnement des animaux
Chapitre 2 — Organisation et fonctionnement des végétaux
Chapitre 3 — Reproduction sexuée et diversité génétique
des êtres vivants
+ Fiche de révision express • Quiz
de 50 questions • Exercice guidé façon brevet
Sommaire
Chapitre 1 — Organisation et fonctionnement des animaux................................................................. 3
Exercice résolu — La
digestion des nutriments et le rôle du rumen....................................................... 5
Chapitre 2 — Organisation et fonctionnement des végétaux................................................................ 7
Exercice résolu — La
composition des sèves d'un végétal....................................................................... 9
Chapitre 3 — Reproduction sexuée et diversité génétique
des êtres vivants................................... 11
Exercice résolu — Le tableau
de croisement des gamètes................................................................... 12
Révision express................................................... 14
Quiz — 50 questions (avec corrigé)........................ 16
Exercice guidé façon brevet (avec corrigé)............. 24
CHAPITRE
1
Organisation et fonctionnement des animaux
Comme tous
les êtres vivants, les animaux sont des organismes complexes construits selon
une organisation très ordonnée. Pour bien fonctionner, un animal doit à la fois
se procurer de la matière et de l'énergie (nutrition), et faire circuler ce
dont ses organes ont besoin. Ce chapitre présente comment le corps animal est
organisé en niveaux emboîtés, comment les nutriments et le dioxygène sont
distribués dans tout l'organisme, et comment certains animaux s'associent à des
micro-organismes pour digérer leur nourriture.
1. Un niveau d'organisation emboîtés les uns dans les autres
Le corps d'un
animal n'est pas une masse uniforme : il est construit comme des poupées
russes, où chaque niveau d'organisation est composé d'unités du niveau
immédiatement inférieur.
Figure 1 — Les niveaux d'organisation
emboîtés, de la cellule à l'organisme.
|
À retenir — Les 5 niveaux d'organisation •
La cellule : unité de base, la plus petite structure
vivante (invisible à l'œil nu). •
Le tissu : ensemble de cellules identiques assurant
une même fonction (ex. : tissu musculaire, tissu nerveux). •
L'organe : ensemble de plusieurs tissus assurant une
fonction précise (ex. : l'estomac, le cœur, un poumon). •
L'appareil (ou système) : ensemble d'organes qui
coopèrent pour une grande fonction (ex. : l'appareil digestif, l'appareil
circulatoire). •
L'organisme : l'être vivant entier, formé de tous ses
appareils qui fonctionnent ensemble. |
Exemple filé
: chez le mouton, l'organisme est constitué de plusieurs appareils, dont
l'appareil digestif. Celui-ci comprend plusieurs organes, dont l'estomac. La
paroi de l'estomac est elle-même composée de plusieurs tissus, comme le tissu
musculaire qui permet le brassage des aliments. Enfin, ce tissu musculaire est
constitué de nombreuses cellules musculaires.
2. Deux systèmes assurent le transport des nutriments dans l'organisme
Pour vivre,
grandir et fonctionner, les cellules de tous les organes ont besoin en
permanence de nutriments et de dioxygène. Deux appareils coopèrent pour
satisfaire ce besoin : l'appareil digestif, qui produit les nutriments, et
l'appareil circulatoire, qui les distribue jusqu'à chaque cellule.
a) L'appareil digestif transforme les aliments en nutriments
Les aliments
consommés (végétaux, proies, etc.) sont complexes et ne peuvent pas être
utilisés directement par les cellules. Le long du tube digestif (bouche,
œsophage, estomac, intestin grêle, gros intestin), les aliments sont découpés
mécaniquement puis dégradés chimiquement par des sucs digestifs (salive, suc
gastrique, suc intestinal...). Cette double action transforme les aliments en
nutriments : de petites molécules solubles (sucres simples, acides aminés,
acides gras...) capables de traverser la paroi de l'intestin grêle pour passer
dans le sang. Les résidus non digérés (comme certaines fibres) sont éliminés
par l'anus sous forme d'excréments.
b) L'appareil circulatoire distribue les nutriments à tous les organes
Une fois dans
le sang, au niveau de l'intestin grêle, les nutriments doivent encore parvenir
à chaque cellule du corps, parfois très loin de l'intestin. C'est le rôle de
l'appareil circulatoire, formé du cœur (une pompe musculaire) et d'un réseau de
vaisseaux sanguins (artères, veines, capillaires) qui parcourent tout
l'organisme. Le cœur propulse le sang dans les vaisseaux : le sang chargé en
nutriments et en dioxygène est distribué à tous les organes, où les cellules
prélèvent ce dont elles ont besoin ; en retour, le sang récupère le dioxyde de
carbone et les déchets produits par les cellules, qui seront éliminés par
d'autres organes (poumons, reins).
|
À retenir •
L'appareil digestif transforme les aliments en
nutriments et les fait passer dans le sang au niveau de l'intestin grêle. •
L'appareil circulatoire (cœur + vaisseaux sanguins)
transporte ensuite ces nutriments, ainsi que le dioxygène, jusqu'à toutes les
cellules de l'organisme. •
Ces deux appareils sont complémentaires : sans
digestion, rien à transporter ; sans circulation, les nutriments resteraient
bloqués près de l'intestin. |
3. Une nutrition assistée par des micro-organismes
Certains
aliments sont très difficiles, voire impossibles, à digérer pour les seules
cellules animales. C'est le cas de la cellulose, la molécule qui constitue la
paroi des cellules végétales et qui forme l'essentiel de l'herbe, des feuilles
et du bois. Aucun appareil digestif animal ne fabrique à lui seul les enzymes
capables de « casser » la cellulose. De nombreux animaux herbivores vivent donc
en symbiose avec des milliards de micro-organismes (bactéries, protozoaires,
champignons microscopiques) hébergés dans une partie de leur tube digestif.
Cette
collaboration est un exemple de symbiose : les micro-organismes trouvent un
abri et de la nourriture en abondance dans le tube digestif de l'animal, et en
échange ils digèrent la cellulose à sa place, la transformant en nutriments
simples que l'animal peut ensuite absorber. C'est le cas du rumen chez les
ruminants (vache, mouton, chèvre, cerf...), mais aussi de l'intestin des
termites (qui digèrent le bois grâce à des protozoaires symbiotiques) ou du
gros intestin de nombreux mammifères herbivores non ruminants, comme le lapin
ou le cheval, qui possèdent un cæcum très développé jouant un rôle comparable.
|
Vocabulaire Symbiose
: association durable et bénéfique entre deux êtres vivants d'espèces
différentes. Microbiote (ou flore)
digestif : ensemble des micro-organismes qui vivent naturellement dans le
tube digestif d'un animal. |
Exercice résolu — La digestion des nutriments : le rôle des différents
estomacs, dont le rumen
|
Énoncé Les vaches,
comme les moutons ou les chèvres, sont des ruminants : leur estomac est
divisé en quatre compartiments successifs (rumen, réseau, feuillet,
caillette) avant l'intestin grêle. Ces animaux passent une grande partie de
la journée à brouter de l'herbe, puis à « ruminer », c'est-à-dire à mâcher
longuement des aliments déjà avalés qui remontent de l'estomac vers la
bouche. Question
1 : Que se passe-t-il dans le rumen, et pourquoi cette étape est-elle
indispensable pour un animal qui se nourrit d'herbe ? Question
2 : Quel est le rôle du réseau et du comportement de rumination ? Question
3 : En quoi la caillette ressemble-t-elle à l'estomac d'un être humain ? Question 4 : Où et
comment les nutriments produits sont-ils finalement absorbés par l'organisme
de la vache ? |
Figure 2 — Le trajet des aliments chez un
ruminant : 4 compartiments avant l'intestin.
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Corrigé 1. Dans le
rumen (la « panse »), la plus grande poche de l'estomac, l'herbe avalée est
stockée et brassée. Elle y est digérée non pas par la vache elle-même, mais
par des milliards de micro-organismes (bactéries, protozoaires) qui y vivent
en symbiose. Ces micro-organismes possèdent les enzymes capables de dégrader
la cellulose, ce que les cellules de la vache ne savent pas faire seules.
Cette étape est indispensable, car sans elle, la cellulose de l'herbe —
l'essentiel de la nourriture — ne pourrait pas être transformée en nutriments
utilisables. 2. Le
réseau (le « bonnet ») trie les aliments : les plus gros morceaux, encore mal
fragmentés, sont renvoyés vers la bouche par régurgitation. La vache les
remâche longuement (la rumination), ce qui réduit leur taille et augmente la
surface accessible aux micro-organismes lorsqu'ils redescendent dans le
rumen. La rumination améliore ainsi l'efficacité de la digestion microbienne. 3. La
caillette est qualifiée de « vrai estomac » car, comme l'estomac humain, elle
sécrète des sucs gastriques acides qui digèrent chimiquement les aliments — y
compris une partie des micro-organismes eux-mêmes, qui constituent alors une
source de nutriments (protéines) pour la vache. C'est le seul des quatre
compartiments qui fonctionne comme l'estomac d'un animal non ruminant. 4. Comme chez tous les animaux,
c'est au niveau de l'intestin grêle que les nutriments (issus de la digestion
chimique et de la digestion microbienne) traversent la paroi du tube digestif
pour passer dans le sang. Le sang les distribue ensuite, grâce à l'appareil
circulatoire, à toutes les cellules de l'organisme de la vache. Les résidus
non digérés poursuivent leur trajet dans le gros intestin avant d'être
rejetés. |
CHAPITRE
2
Organisation et fonctionnement des végétaux
Contrairement
aux animaux, les plantes vertes ne se nourrissent pas d'autres êtres vivants :
elles fabriquent elles-mêmes leur propre matière organique à partir d'éléments
minéraux très simples. Ce chapitre montre comment une plante prélève les
ressources dont elle a besoin dans son environnement, comment elle produit sa
matière organique grâce à la lumière, puis comment elle transporte, utilise et
stocke cette matière dans ses différents organes.
1. Des organes spécialisés dans le prélèvement des ressources
Une plante
est fixée au sol et ne peut donc pas se déplacer pour chercher sa nourriture.
Elle prélève ce dont elle a besoin directement dans son environnement, grâce à
deux types d'organes spécialisés situés aux deux extrémités de son corps.
Figure 3 — Les organes de prélèvement des
ressources chez une plante à fleurs.
a) Les racines prélèvent l'eau et les sels minéraux du sol
Les racines
forment un vaste réseau souterrain qui ancre la plante au sol et absorbe l'eau
et les sels minéraux qui y sont dissous. Cette absorption se fait
principalement grâce aux poils absorbants, de fines extensions des cellules
situées à l'extrémité des jeunes racines, qui augmentent considérablement la
surface de contact avec le sol.
b) Les feuilles prélèvent le dioxyde de carbone et captent la lumière
Les feuilles
sont les organes de prélèvement des ressources aériennes. Leur face, souvent
large et plate, offre une grande surface exposée à la lumière du Soleil. Leur
épiderme est percé de très nombreuses ouvertures microscopiques, les stomates,
qui permettent au dioxyde de carbone (CO2) de l'air d'entrer dans la feuille et
de rejoindre les cellules chlorophylliennes.
|
À retenir •
Les racines (et leurs poils absorbants) prélèvent
l'eau et les sels minéraux du sol : c'est la sève brute. •
Les feuilles (grâce aux stomates) prélèvent le
dioxyde de carbone de l'air et captent la lumière. •
Ces deux organes, éloignés l'un de l'autre, prélèvent
des ressources complémentaires et indispensables à la plante. |
2. La production de matière végétale
Grâce à la
lumière, les cellules chlorophylliennes des feuilles (celles qui contiennent de
la chlorophylle, le pigment vert) réalisent la photosynthèse : elles combinent
l'eau apportée par la sève brute et le dioxyde de carbone prélevé dans l'air
pour fabriquer de la matière organique (des sucres), tout en rejetant du
dioxygène (O2) dans l'atmosphère.
|
L'équation de la photosynthèse dioxyde
de carbone + eau
—(lumière, chlorophylle)→
matière organique (sucres)
+ dioxygène CO2 +
H2O —(lumière)→ matière organique + O2 |
La
photosynthèse nécessite donc quatre conditions réunies : de la lumière
(l'énergie), du dioxyde de carbone (prélevé dans l'air par les feuilles), de
l'eau (apportée par les racines) et de la chlorophylle (présente dans les
cellules vertes). C'est pourquoi la photosynthèse a lieu uniquement le jour, et
uniquement dans les parties vertes de la plante.
3. Le transport, l'utilisation et le stockage de la matière végétale
La matière
organique produite dans les feuilles doit être acheminée vers tous les autres
organes de la plante, y compris ceux qui ne réalisent pas la photosynthèse
(racines, fleurs, fruits, graines). Ce transport se fait grâce à deux réseaux
de vaisseaux conducteurs, présents notamment dans la tige, que l'on appelle les
sèves.
Figure 4 — Circulation de la sève brute
(xylème) et de la sève élaborée (phloème).
La matière
organique transportée par la sève élaborée est utilisée par les cellules des
organes pour respirer, grandir et se multiplier ; l'excédent est stocké sous
forme de réserves dans des organes de stockage : racines et tubercules (pomme
de terre, carotte), tiges (canne à sucre), fruits, ou graines (blé, haricot).
Ces réserves peuvent ensuite être utilisées par la plante elle-même — par
exemple pour permettre à une graine de germer avant même d'avoir des feuilles —
ou consommées par les êtres vivants qui s'en nourrissent, dont l'être humain.
|
À retenir •
La sève brute (eau + sels minéraux) circule dans le
xylème, des racines vers les feuilles, en sens unique. •
La sève élaborée (eau + matière organique dissoute)
circule dans le phloème, des feuilles vers tous les organes de la plante. •
La matière organique excédentaire est stockée dans
des organes de réserve (racines, tiges, fruits, graines). |
Exercice résolu — Comprendre la composition des sèves d'un végétal
|
Énoncé Un·e élève
a réalisé deux prélèvements sur une tige de tomate à l'aide d'un dispositif
de mesure : un premier prélèvement dans les vaisseaux situés du côté interne
de la tige, un second dans les vaisseaux situés du côté externe, juste sous
l'écorce. Les analyses ont donné les résultats suivants.
Question
1 : Identifiez la sève présente dans le prélèvement A, puis dans le
prélèvement B. Justifiez à l'aide du tableau. Question
2 : Le prélèvement A a-t-il été réalisé dans le xylème ou dans le phloème
? Expliquez. Question 3 : D'où vient
la sève du prélèvement B, et vers quels organes se dirige-t-elle ? |
|
Corrigé 1. Le
prélèvement A, riche en eau et en sels minéraux mais presque dépourvu de
sucres, correspond à la sève brute. Le prélèvement B, riche en sucres
(matière organique) et contenant de l'eau, correspond à la sève élaborée.
C'est bien la teneur en matière organique (sucres) qui permet de distinguer
les deux sèves : la sève brute n'en contient quasiment pas, car elle n'a pas
encore traversé de cellules chlorophylliennes réalisant la photosynthèse. 2. Le
prélèvement A a été réalisé dans le xylème, le tissu conducteur qui
transporte la sève brute depuis les racines jusqu'aux feuilles. Sa
composition (eau + sels minéraux, sans sucres) correspond exactement à ce que
les racines absorbent dans le sol. 3. La sève élaborée du
prélèvement B provient des feuilles, où la photosynthèse a produit la matière
organique (les sucres) à partir de l'eau, du CO2 et de la lumière. Elle
circule ensuite dans le phloème vers tous les organes qui en ont besoin pour
se développer ou qui la stockent en réserve : les racines, la tige, les
fruits en formation et les graines. |
CHAPITRE
3
Reproduction sexuée et diversité génétique des
êtres vivants
Chez la
grande majorité des animaux et des végétaux, un nouvel individu naît de la
rencontre entre deux cellules particulières, appelées gamètes, apportées
chacune par un parent. Ce mode de reproduction, appelé reproduction sexuée, est
à l'origine d'une immense diversité génétique au sein des espèces : deux
enfants d'un même couple ne sont jamais génétiquement identiques (sauf cas des
vrais jumeaux). Ce chapitre explique pourquoi.
1. Les gamètes chez les animaux et les végétaux
Un gamète est
une cellule reproductrice, produite par un organe reproducteur, et qui ne
contient que la moitié de l'information génétique de l'individu qui la produit.
Il existe toujours deux types de gamètes, mâles et femelles, produits par des
individus ou des organes différents.
Figure 5 — Des gamètes à la fécondation,
chez les animaux et chez les plantes à fleurs.
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|
Gamète mâle |
Gamète femelle |
Lieu de production |
|
Animaux |
spermatozoïde (mobile) |
ovule |
testicules / ovaires |
|
Plantes à fleurs |
contenu dans le grain de
pollen |
contenu dans l'ovule (dans
le pistil) |
étamines / pistil |
Chez les
animaux, le rapprochement des gamètes se fait le plus souvent directement
(fécondation interne ou externe dans l'eau). Chez les plantes à fleurs, le
grain de pollen doit d'abord être transporté jusqu'au pistil d'une fleur (par
le vent, l'eau ou des animaux pollinisateurs comme les insectes) : c'est la
pollinisation. Un tube pollinique se développe alors et permet au gamète mâle
d'atteindre le gamète femelle contenu dans l'ovule.
2. Diversité génétique des gamètes
Les gamètes
se forment à partir de cellules reproductrices, au cours d'une division
cellulaire particulière. À cette occasion, l'information génétique du parent
est mélangée (« brassée ») avant d'être répartie, pour moitié seulement, dans
chaque gamète. Ce mélange fait qu'aucun gamète produit par un même individu
n'est génétiquement identique à un autre : un même père ou une même mère
produit des millions de gamètes tous génétiquement différents les uns des
autres.
|
À retenir •
Un gamète ne contient que la moitié de l'information
génétique de l'individu qui l'a produit. •
Chaque gamète produit par un individu est
génétiquement unique, différent de tous les autres gamètes du même individu. •
Cette diversité des gamètes est la première source de
diversité génétique de la reproduction sexuée. |
3. Fécondation et loterie génétique
La
fécondation est la fusion d'un gamète mâle et d'un gamète femelle, qui forme
une cellule-œuf (ou zygote). Cette cellule-œuf réunit alors la moitié de
l'information génétique venue du parent mâle et la moitié venue du parent
femelle : elle possède donc une combinaison génétique complète et totalement
nouvelle, différente de celle de ses deux parents.
Parmi les
millions de gamètes mâles et de gamètes femelles produits, tous différents, un
seul gamète mâle et un seul gamète femelle fusionnent au hasard lors de la
fécondation. On parle de « loterie génétique » car, un peu comme un tirage au
sort, c'est le hasard de la rencontre entre un gamète mâle particulier et un
gamète femelle particulier, parmi des millions de combinaisons possibles, qui
détermine les caractéristiques génétiques du nouvel individu. C'est pourquoi
deux frères et sœurs (hors vrais jumeaux) ne sont jamais génétiquement
identiques, même s'ils partagent les deux mêmes parents.
|
À retenir •
La fécondation est la fusion d'un gamète mâle et d'un
gamète femelle, qui forme une cellule-œuf. •
Le hasard de la rencontre entre gamètes (« loterie
génétique »), combiné à la diversité des gamètes, explique la diversité
génétique de la descendance. •
Cette diversité génétique est précieuse pour une
espèce : elle augmente ses chances de survie et d'adaptation face à des
changements du milieu (maladies, climat...). |
Exercice résolu — Savoir utiliser un tableau de croisement des gamètes
|
Énoncé Chez une
espèce imaginaire de papillon, un individu mâle produit, en proportions
égales, trois types de gamètes génétiquement différents, notés G1, G2 et G3.
Un individu femelle produit, en proportions égales, deux types de gamètes
génétiquement différents, notés Ga et Gb. Question
1 : Construisez un tableau de croisement à double entrée présentant
toutes les combinaisons possibles entre les gamètes du mâle et les gamètes de
la femelle lors de la fécondation. Question
2 : Combien de combinaisons génétiques différentes de cellules-œufs sont
possibles pour ce couple ? Question 3 : Un seul de
ces papillons est né du croisement de ce couple : peut-on prévoir, avant sa
naissance, quelle combinaison précise il aura reçue ? Justifiez en utilisant
le mot « hasard ». |
|
Corrigé 1. Pour
construire le tableau de croisement, on place les gamètes d'un parent en
colonnes et les gamètes de l'autre parent en lignes. Chaque case du tableau,
à l'intersection d'une ligne et d'une colonne, représente une combinaison
possible (une cellule-œuf possible) issue de la fécondation entre le gamète
de la colonne et le gamète de la ligne. |
|
Gamètes femelle \ mâle |
G1 |
G2 |
G3 |
|
Ga |
G1 × Ga |
G2 × Ga |
G3 × Ga |
|
Gb |
G1 × Gb |
G2 × Gb |
G3 × Gb |
|
2. Le
tableau comporte 3 colonnes (gamètes mâles) × 2 lignes (gamètes femelles) = 6
cases, donc 6 combinaisons génétiques différentes de cellules-œufs sont
possibles pour ce couple (G1×Ga, G1×Gb, G2×Ga, G2×Gb, G3×Ga, G3×Gb). 3. Non, on ne peut pas
prévoir à l'avance quelle combinaison précise sera obtenue. Parmi les
millions de gamètes réellement produits par les deux parents, un seul gamète
mâle et un seul gamète femelle fusionnent au moment de la fécondation, et
rien ne permet de savoir lesquels avant que cela ne se produise : c'est le
hasard de la rencontre entre les gamètes qui détermine la combinaison
obtenue, comme dans une loterie. Seul le tableau de croisement permet de
lister à l'avance toutes les combinaisons possibles — mais pas de dire
laquelle se produira réellement. |
|
Méthode à retenir •
On place les gamètes d'un parent en colonnes, ceux de
l'autre parent en lignes. •
Le nombre total de combinaisons possibles = (nombre
de types de gamètes du père) × (nombre de types de gamètes de la mère). •
Chaque case du tableau correspond à une cellule-œuf
génétiquement différente, possible mais non certaine : la fécondation réelle
ne réalise qu'une seule de ces combinaisons, au hasard. |
SYNTHÈSE
Révision express
Cette fiche rassemble, chapitre par chapitre, les points
essentiels à connaître par cœur avant une évaluation ou le brevet.
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Chapitre 1 — Organisation et fonctionnement des animaux •
5 niveaux d'organisation emboîtés : cellule → tissu →
organe → appareil → organisme. •
L'appareil digestif transforme les aliments en
nutriments (absorbés dans le sang au niveau de l'intestin grêle). •
L'appareil circulatoire (cœur + vaisseaux sanguins)
distribue les nutriments et le dioxygène à toutes les cellules. •
Certains animaux (ruminants, termites...) vivent en
symbiose avec des micro-organismes qui digèrent la cellulose à leur place. •
Chez les ruminants, l'estomac a 4 compartiments :
rumen (digestion microbienne) → réseau (tri, rumination) → feuillet
(absorption d'eau) → caillette (« vrai estomac », digestion chimique). |
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Chapitre 2 — Organisation et fonctionnement des
végétaux •
Les racines (poils absorbants) prélèvent l'eau et les
sels minéraux du sol. •
Les feuilles (stomates) prélèvent le CO2 de l'air et
captent la lumière. •
Photosynthèse : CO2 + eau + lumière → matière
organique + O2 (dans les cellules chlorophylliennes, le jour uniquement). •
Sève brute (eau + sels minéraux) : circule dans le
xylème, des racines vers les feuilles. •
Sève élaborée (eau + matière organique) : circule
dans le phloème, des feuilles vers tous les organes. •
La matière organique excédentaire est stockée dans
des organes de réserve (racines, tiges, fruits, graines). |
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Chapitre 3 — Reproduction sexuée et diversité génétique •
Un gamète est une cellule reproductrice qui contient
la moitié de l'information génétique du parent. •
Animaux : spermatozoïde (mâle) et ovule (femelle).
Plantes à fleurs : gamète du pollen (mâle) et gamète de l'ovule (femelle,
dans le pistil). •
Chaque gamète produit par un individu est
génétiquement unique (brassage génétique). •
Fécondation = fusion d'un gamète mâle et d'un gamète
femelle → cellule-œuf, génétiquement nouvelle. •
« Loterie génétique » : le hasard de la rencontre
entre gamètes explique la diversité génétique de la descendance. •
Tableau de croisement : nombre de combinaisons
possibles = (types de gamètes mâles) × (types de gamètes femelles). |
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Le fil conducteur du chapitre 1 à 3 Un organisme animal ou végétal
est organisé en niveaux emboîtés (chapitre 1). Pour fonctionner, il doit se
procurer de la matière et de l'énergie dans son environnement — les animaux
la digèrent, parfois avec l'aide de microbes, les plantes la fabriquent par
photosynthèse (chapitres 1 et 2) — puis la transporter (sang chez l'animal,
sèves chez la plante). Enfin, la reproduction sexuée permet à chaque espèce
de se perpétuer tout en générant, grâce au hasard de la fécondation, une
diversité génétique essentielle à son adaptation (chapitre 3). |
ÉVALUATION
Quiz — 50 questions
Ce quiz de
50 questions permet de vérifier les connaissances acquises sur les trois
chapitres. Pour chaque question à choix multiples, une seule réponse est
correcte. Le corrigé complet se trouve à la fin de cette section.
Questions 1 à 17 — Organisation et fonctionnement des animaux
1. Quel est l'ordre correct des
niveaux d'organisation, du plus petit au plus grand ?
a) organisme > appareil > organe > tissu >
cellule
b) cellule > tissu > organe > appareil >
organisme
c) tissu > cellule > appareil > organe >
organisme
2. L'estomac est un exemple de :
a) cellule
b) tissu
c) organe
3. Le tissu musculaire est composé
de :
a) plusieurs organes
b) plusieurs cellules musculaires
c) plusieurs appareils
4. Quel appareil transforme les
aliments en nutriments ?
a) l'appareil circulatoire
b) l'appareil digestif
c) l'appareil respiratoire
5. Quel appareil transporte les
nutriments jusqu'à toutes les cellules ?
a) l'appareil digestif
b) l'appareil circulatoire
c) l'appareil nerveux
6. Les nutriments sont :
a) des aliments non digérés
b) de petites molécules issues de la digestion, absorbables
par le sang
c) des déchets rejetés par les cellules
7. Les nutriments passent dans le
sang principalement au niveau :
a) de l'estomac
b) de l'intestin grêle
c) du gros intestin
8. Vrai ou faux : le sang transporte
à la fois les nutriments et le dioxygène.
a) Vrai
b) Faux
9. Quel est le rôle du cœur ?
a) digérer les aliments
b) pomper le sang dans les vaisseaux
c) filtrer l'air respiré
10. Le réseau de vaisseaux sanguins
parcourt :
a) seulement le cœur
b) seulement l'intestin grêle
c) tout l'organisme
11. Une symbiose digestive est :
a) une maladie de l'appareil digestif
b) une association bénéfique entre un animal et des
micro-organismes
c) un régime alimentaire à base de viande
12. Chez un ruminant, dans quel
compartiment vivent principalement les micro-organismes symbiotiques ?
a) la caillette
b) le rumen
c) l'intestin grêle
13. Que digèrent les
micro-organismes du rumen, que la vache ne peut pas digérer seule ?
a) les protéines animales
b) les sucres simples
c) la cellulose de l'herbe
14. Combien de compartiments
comporte l'estomac d'un ruminant ?
a) deux
b) trois
c) quatre
15. Quel compartiment de l'estomac
du ruminant fonctionne comme un estomac humain ?
a) le rumen
b) le réseau
c) la caillette
16. La rumination consiste à :
a) avaler l'herbe sans la mâcher
b) remâcher des aliments déjà avalés, remontés depuis
l'estomac
c) digérer les aliments dans le gros intestin
17. Quel autre animal digère le bois
grâce à des micro-organismes symbiotiques de son tube digestif ?
a) le termite
b) le moineau
c) la grenouille
Questions 18 à 34 — Organisation et fonctionnement des végétaux
18. Quel organe végétal prélève
l'eau et les sels minéraux du sol ?
a) la feuille
b) la racine
c) la fleur
19. Quel organe végétal prélève le
dioxyde de carbone de l'air ?
a) la racine
b) la tige
c) la feuille
20. Les stomates sont :
a) de petites ouvertures de l'épiderme des feuilles
b) des cellules racinaires
c) des vaisseaux conducteurs de la tige
21. Quels sont les réactifs
(éléments consommés) de la photosynthèse ?
a) dioxygène et matière organique
b) dioxyde de carbone, eau et lumière
c) sels minéraux et dioxygène
22. Quels sont les produits
fabriqués par la photosynthèse ?
a) matière organique et dioxygène
b) eau et sels minéraux
c) dioxyde de carbone et eau
23. La photosynthèse a lieu :
a) dans les racines, la nuit
b) dans les cellules chlorophylliennes, à la lumière
c) dans le sol, en permanence
24. La sève brute est composée de :
a) eau et sels minéraux
b) eau et sucres
c) sucres et sels minéraux
25. La sève élaborée est composée de
:
a) eau et sels minéraux seulement
b) eau et matière organique (sucres)
c) uniquement de dioxyde de carbone
26. Dans quel tissu conducteur
circule la sève brute ?
a) le xylème
b) le phloème
c) l'épiderme
27. Dans quel tissu conducteur
circule la sève élaborée ?
a) le xylème
b) le phloème
c) les stomates
28. Dans quel sens circule la sève
brute ?
a) des feuilles vers les racines
b) des racines vers les feuilles
c) elle ne circule pas
29. Dans quel sens circule la sève
élaborée ?
a) des feuilles vers tous les organes
b) uniquement vers les racines
c) uniquement vers les fleurs
30. Citez un organe de stockage de
matière organique chez une plante :
a) le stomate
b) le tubercule (ex. : pomme de terre)
c) le pistil
31. Pourquoi une plante a-t-elle
besoin de lumière ?
a) pour absorber les sels minéraux
b) pour réaliser la photosynthèse
c) pour se reproduire uniquement
32. Vrai ou faux : la chlorophylle
est le pigment responsable de la couleur verte des plantes.
a) Vrai
b) Faux
33. Une plante peut-elle réaliser la
photosynthèse sans dioxyde de carbone ?
a) oui, sans problème
b) non, le CO2 est indispensable
c) seulement la nuit
34. La pomme de terre est un exemple
d'organe de stockage situé :
a) dans une feuille modifiée
b) dans une tige souterraine (tubercule)
c) dans une fleur
Questions 35 à 50 — Reproduction sexuée et diversité génétique
35. Un gamète est :
a) une cellule reproductrice contenant la moitié de
l'information génétique
b) un organe reproducteur complet
c) un déchet cellulaire
36. Chez les animaux, comment
s'appellent les gamètes mâle et femelle ?
a) pollen et ovule
b) spermatozoïde et ovule
c) graine et fruit
37. Chez les plantes à fleurs, où se
trouve le gamète mâle ?
a) dans le grain de pollen
b) dans la racine
c) dans le fruit mûr
38. Chez les plantes à fleurs, où se
trouve le gamète femelle ?
a) dans l'étamine
b) dans l'ovule, au sein du pistil
c) dans la tige
39. La fécondation est :
a) la fusion d'un gamète mâle et d'un gamète femelle
b) la formation d'un gamète
c) la germination d'une graine
40. Le résultat direct de la
fécondation s'appelle :
a) un tissu
b) une cellule-œuf (zygote)
c) un organe
41. Pourquoi les gamètes d'un même
individu sont-ils tous génétiquement différents les uns des autres ?
a) à cause d'un brassage génétique lors de leur formation
b) parce qu'ils viennent d'organes différents
c) ce n'est pas le cas, ils sont identiques
42. Vrai ou faux : deux gamètes
produits par le même individu peuvent être génétiquement identiques.
a) Vrai, c'est même la règle
b) Faux, chaque gamète est génétiquement unique
43. On parle de « loterie génétique
» pour désigner :
a) le tri des aliments dans l'estomac
b) le hasard de la rencontre entre les gamètes lors de la
fécondation
c) le classement des espèces animales
44. Un mâle produisant 4 types de
gamètes et une femelle 3 types de gamètes : combien de combinaisons génétiques
de cellules-œufs sont possibles ?
a) 7
b) 12
c) 4
45. Dans un tableau de croisement
des gamètes, chaque case représente :
a) un individu adulte
b) une combinaison possible de cellule-œuf
c) un organe reproducteur
46. La pollinisation est :
a) le transport du pollen jusqu'au pistil d'une fleur
b) la formation du fruit
c) la digestion du nectar par les insectes
47. Citez un agent de pollinisation
possible :
a) un insecte (ex. : abeille)
b) un ver de terre
c) une bactérie du sol
48. Pourquoi la diversité génétique
est-elle importante pour une espèce ?
a) elle n'a aucune utilité particulière
b) elle augmente les chances d'adaptation et de survie face
aux changements du milieu
c) elle empêche la reproduction
49. Vrai ou faux : dans la
reproduction sexuée, tous les descendants d'un couple sont génétiquement
identiques.
a) Vrai
b) Faux, sauf cas particulier des vrais jumeaux
50. Quelle est la différence majeure
entre reproduction sexuée et reproduction asexuée (ex. : bouturage) ?
a) la reproduction sexuée implique la fusion de deux
gamètes et crée de la diversité génétique, contrairement à la reproduction
asexuée
b) il n'y a aucune différence
c) la reproduction asexuée nécessite toujours deux parents
Corrigé du quiz
|
N° |
Bonne réponse |
Justification express |
|
1 |
b) cellule > tissu >
organe > appareil > organisme |
Du plus petit au plus grand
: cellule, tissu, organe, appareil, organisme. |
|
2 |
c) organe |
L'estomac est un organe,
composé de plusieurs tissus. |
|
3 |
b) plusieurs cellules
musculaires |
Un tissu est un ensemble de
cellules identiques. |
|
4 |
b) l'appareil digestif |
C'est le rôle de l'appareil
digestif. |
|
5 |
b) l'appareil circulatoire |
L'appareil circulatoire
(cœur + vaisseaux) transporte les nutriments. |
|
6 |
b) de petites molécules
issues de la digestion, absorbables par le sang |
Les nutriments sont de
petites molécules solubles issues de la digestion. |
|
7 |
b) de l'intestin grêle |
L'absorption des nutriments
a lieu dans l'intestin grêle. |
|
8 |
a) Vrai |
Le sang transporte
nutriments et dioxygène vers les cellules. |
|
9 |
b) pomper le sang dans les
vaisseaux |
Le cœur est une pompe
musculaire qui propulse le sang. |
|
10 |
c) tout l'organisme |
Les vaisseaux sanguins
irriguent tous les organes. |
|
11 |
b) une association
bénéfique entre un animal et des micro-organismes |
La symbiose est une
association durable et bénéfique entre deux espèces. |
|
12 |
b) le rumen |
Le rumen héberge les
micro-organismes qui digèrent la cellulose. |
|
13 |
c) la cellulose de l'herbe |
La cellulose n'est digérée
que grâce aux micro-organismes. |
|
14 |
c) quatre |
L'estomac d'un ruminant
comporte 4 compartiments : rumen, réseau, feuillet, caillette. |
|
15 |
c) la caillette |
La caillette sécrète des
sucs gastriques comme l'estomac humain. |
|
16 |
b) remâcher des aliments
déjà avalés, remontés depuis l'estomac |
La rumination est le
remâchage d'aliments régurgités depuis le réseau. |
|
17 |
a) le termite |
Le termite digère le bois
grâce à des protozoaires symbiotiques de son intestin. |
|
18 |
b) la racine |
Les racines (avec leurs
poils absorbants) prélèvent eau et sels minéraux. |
|
19 |
c) la feuille |
Les feuilles prélèvent le
CO2 grâce aux stomates. |
|
20 |
a) de petites ouvertures de
l'épiderme des feuilles |
Les stomates sont de
petites ouvertures qui laissent entrer le CO2. |
|
21 |
b) dioxyde de carbone, eau
et lumière |
La photosynthèse consomme
CO2, eau, avec l'énergie de la lumière. |
|
22 |
a) matière organique et
dioxygène |
La photosynthèse produit de
la matière organique et rejette de l'O2. |
|
23 |
b) dans les cellules
chlorophylliennes, à la lumière |
Elle a lieu dans les
cellules vertes, uniquement à la lumière. |
|
24 |
a) eau et sels minéraux |
La sève brute contient de
l'eau et des sels minéraux, sans sucres. |
|
25 |
b) eau et matière organique
(sucres) |
La sève élaborée contient
de l'eau et de la matière organique produite par photosynthèse. |
|
26 |
a) le xylème |
La sève brute circule dans
le xylème. |
|
27 |
b) le phloème |
La sève élaborée circule
dans le phloème. |
|
28 |
b) des racines vers les
feuilles |
La sève brute monte des
racines vers les feuilles. |
|
29 |
a) des feuilles vers tous
les organes |
La sève élaborée part des
feuilles vers tous les organes. |
|
30 |
b) le tubercule (ex. :
pomme de terre) |
Le tubercule est un organe
de réserve de matière organique. |
|
31 |
b) pour réaliser la
photosynthèse |
La lumière fournit
l'énergie nécessaire à la photosynthèse. |
|
32 |
a) Vrai |
La chlorophylle donne leur
couleur verte aux plantes. |
|
33 |
b) non, le CO2 est
indispensable |
Le CO2 est l'un des
réactifs indispensables de la photosynthèse. |
|
34 |
b) dans une tige
souterraine (tubercule) |
La pomme de terre est un
tubercule, une tige souterraine de réserve. |
|
35 |
a) une cellule
reproductrice contenant la moitié de l'information génétique |
Le gamète contient la
moitié de l'information génétique du parent. |
|
36 |
b) spermatozoïde et ovule |
Spermatozoïde (mâle) et
ovule (femelle) chez les animaux. |
|
37 |
a) dans le grain de pollen |
Le gamète mâle est contenu
dans le grain de pollen. |
|
38 |
b) dans l'ovule, au sein du
pistil |
Le gamète femelle est dans
l'ovule, situé dans le pistil. |
|
39 |
a) la fusion d'un gamète
mâle et d'un gamète femelle |
La fécondation est la
fusion des deux gamètes. |
|
40 |
b) une cellule-œuf (zygote) |
La fécondation produit une
cellule-œuf, aussi appelée zygote. |
|
41 |
a) à cause d'un brassage
génétique lors de leur formation |
Un brassage génétique a
lieu lors de la formation des gamètes. |
|
42 |
b) Faux, chaque gamète est
génétiquement unique |
Chaque gamète est
génétiquement unique (brassage génétique). |
|
43 |
b) le hasard de la
rencontre entre les gamètes lors de la fécondation |
C'est le hasard de la
rencontre des gamètes lors de la fécondation. |
|
44 |
b) 12 |
4 × 3 = 12 combinaisons
possibles (tableau de croisement). |
|
45 |
b) une combinaison possible
de cellule-œuf |
Chaque case = une
combinaison possible entre un gamète mâle et un gamète femelle. |
|
46 |
a) le transport du pollen
jusqu'au pistil d'une fleur |
La pollinisation transporte
le pollen vers le pistil. |
|
47 |
a) un insecte (ex. :
abeille) |
Le vent, l'eau, ou des
animaux comme les insectes assurent la pollinisation. |
|
48 |
b) elle augmente les
chances d'adaptation et de survie face aux changements du milieu |
Plus une espèce est
génétiquement diverse, mieux elle peut s'adapter. |
|
49 |
b) Faux, sauf cas
particulier des vrais jumeaux |
Chaque fécondation produit
une combinaison génétique différente. |
|
50 |
a) la reproduction sexuée
implique la fusion de deux gamètes et crée de la diversité génétique,
contrairement à la reproduction asexuée |
Seule la reproduction
sexuée (fusion de gamètes) génère de la diversité génétique. |
ENTRAÎNEMENT
BREVET
Exercice guidé façon brevet
Cet exercice
guidé, de type brevet des collèges (DNB), reprend et croise les notions des
trois appareils qui participent à la nutrition d'un organisme animal :
l'appareil digestif, l'appareil respiratoire et l'appareil circulatoire. Il est
noté sur 20 points, à réaliser en environ 30 minutes.
|
Contexte Un randonneur en montagne
ressent une accélération de son rythme cardiaque et de sa respiration pendant
l'effort. On cherche à expliquer, à l'aide de trois schémas fonctionnels,
comment les appareils digestif, respiratoire et circulatoire coopèrent pour fournir
à ses muscles ce dont ils ont besoin pendant l'effort. |
Figure 6 — Schémas fonctionnels des
appareils digestif, respiratoire et circulatoire.
Partie 1 — Légender et décrire les schémas (8 points)
Question 1
(2 points) : Sur le schéma de l'appareil digestif, citez dans l'ordre les
organes traversés par les aliments, de la bouche à l'anus.
Question 2
(2 points) : Sur le schéma de l'appareil respiratoire, nommez l'organe où
se déroulent les échanges gazeux, et précisez quels gaz y sont échangés.
Question 3
(2 points) : Sur le schéma de l'appareil circulatoire, indiquez le nom de
l'organe qui joue le rôle de pompe, et le nom des deux types d'organes entre
lesquels il fait circuler le sang.
Question 4 (2 points) : En
une phrase pour chaque appareil, donnez son rôle général dans l'organisme.
Partie 2 — Comprendre la coopération des trois appareils (8 points)
Question 5
(2 points) : Quel appareil fournit les nutriments au sang, et à quel
endroit précis ?
Question 6
(2 points) : Quel appareil fournit le dioxygène au sang, et à quel endroit
précis ?
Question 7
(2 points) : Quel appareil est chargé de transporter à la fois les
nutriments et le dioxygène jusqu'aux muscles du randonneur ?
Question 8 (2 points) : Pendant
l'effort physique, les muscles consomment davantage de nutriments et de
dioxygène. Expliquez pourquoi le cœur et la respiration s'accélèrent alors tous
les deux.
Partie 3 — Synthèse rédigée (4 points)
Question 9 (4 points) : En
une dizaine de lignes, et en utilisant les mots « nutriments », « dioxygène »,
« sang » et « organes », expliquez comment les trois appareils digestif,
respiratoire et circulatoire coopèrent pour assurer la nutrition de l'organisme
du randonneur.
Corrigé détaillé
|
Partie 1 1. Bouche
→ œsophage → estomac → intestin grêle → gros intestin → anus. 2. Les
échanges gazeux ont lieu dans les alvéoles pulmonaires, situées au bout des
bronches, dans les poumons. On y échange le dioxygène (O2), qui entre dans le
sang, et le dioxyde de carbone (CO2), qui en sort. 3. L'organe-pompe
est le cœur. Il fait circuler le sang entre les poumons (où le sang se charge
en O2) et les organes du corps, dont les muscles (où le sang délivre
nutriments et O2, et se charge en CO2). 4. L'appareil digestif
transforme les aliments en nutriments absorbables par le sang. L'appareil
respiratoire apporte le dioxygène au sang et rejette le dioxyde de carbone.
L'appareil circulatoire transporte le sang, donc les nutriments et le
dioxygène, jusqu'à toutes les cellules de l'organisme. |
|
Partie 2 5. C'est
l'appareil digestif qui fournit les nutriments au sang, précisément au niveau
de la paroi de l'intestin grêle, où ils traversent la paroi pour passer dans
les vaisseaux sanguins. 6. C'est
l'appareil respiratoire qui fournit le dioxygène au sang, précisément au
niveau des alvéoles pulmonaires dans les poumons. 7. C'est
l'appareil circulatoire (le cœur et les vaisseaux sanguins) qui transporte le
sang chargé en nutriments et en dioxygène depuis l'intestin et les poumons
jusqu'aux muscles. 8. Pendant l'effort, les
muscles consomment plus vite leurs réserves de nutriments et de dioxygène :
la respiration s'accélère pour apporter davantage de dioxygène au sang, et le
cœur bat plus vite pour faire circuler ce sang plus rapidement jusqu'aux
muscles qui en ont besoin. Les deux phénomènes sont liés, car ils permettent
ensemble d'augmenter l'apport de nutriments et de dioxygène aux muscles
actifs. |
|
Partie 3 — Exemple de synthèse attendue L'appareil digestif transforme
les aliments consommés par le randonneur en nutriments, qui passent dans le
sang au niveau de l'intestin grêle. Parallèlement, l'appareil respiratoire
fait entrer de l'air dans les poumons, où le dioxygène traverse la paroi des
alvéoles pulmonaires pour rejoindre lui aussi le sang. L'appareil
circulatoire, grâce au cœur qui pompe le sang dans les vaisseaux sanguins,
transporte alors ce sang chargé en nutriments et en dioxygène jusqu'à tous
les organes du corps, en particulier les muscles sollicités pendant l'effort.
Les cellules musculaires utilisent ces nutriments et ce dioxygène pour
fonctionner, ce qui produit du dioxyde de carbone : celui-ci est récupéré par
le sang, ramené jusqu'aux poumons par l'appareil circulatoire, puis rejeté
dans l'air par l'appareil respiratoire. Les trois appareils coopèrent donc en
permanence pour assurer la nutrition de l'organisme. |
|
Barème indicatif
|
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