samedi 31 janvier 2015


Adolescents et ordinateurs :
des risques et des opportunités à bien prendre en compte

Study analyzes Internet, mobile and video game effects on young users

A total of 89 percent of young people own their first mobile phone before they reach the age of 13
UA study conducted by researchers at the UAB, the Catalan Institute of Health (ICS) and the FPCEE Blanquerna (Ramon Llull University), and which included the methodological support of the Institute for Primary Healthcare Research (IDIAP Jordi Gol), has analysed the use of information and communication technologies (ICTs) by secondary school students, by using a sample of 5,538 students from the Vallès Occidental region of Catalonia. The study, based on surveys taken in the 2010/2011 academic year, finds links between school failure and an elevated use of computers at home. It also correlates an intensive use if ICTS with the consumption of toxic substances. 
The study's researchers created the research group "Joves i Tecnologia de la Informació i la Comunicació" (JOITIC) which has now published in the journal Atención Primaria the first results of a study which aims to determine the accessibility and use of information and communication technologies (ICTs: internet, mobile and video games) among secondary school students. The group is formed by ICS primary healthcare nursing and medical staff of the Vallès Occidental region, teachers at the secondary school centres, researchers from the Department of Nursing and the Department of Basic, Developmental and Educational Psychology at Universitat Autònoma de Barcelona and a psychologist from the Ramon Llull University.
Thanks to the infrastructure of the Health and School Programme of the Government of Catalonia, during the 2010/2011 academic year a survey was conducted on the use of internet, mobile phones and video games. A total of 5,538 secondary school students participated from public and private centres located in the towns of Sabadell, Castellar del Vallès, Sant Quirze del Vallès, Sentmenat, Polinyà, Palau-Solità i Plegamans and Santa Perpètua de Mogoda. The survey gathered information on after-school activities, school performance, consumption of toxic substances, family relations, use of ICTs and parental control. It also included a validated questionnaire on their experiences with internet, mobile phones and video games (CERV).
The results of the study demonstrate that ICTs are easily accessible for young students and their exposure to these technologies begin at an increasingly early age. At the moment of the survey, 98 per cent of the students had internet at home and 89 per cent already owned a mobile phone before turning 13. The use of video games reached 54.2 per cent and decreased with age. 
Access to internet of those participating in the study focused mainly on social networks (87%), chats (52%), e-mails (68.3%) and school work (50%). With regard to video games, the use decreases with age, at the same time as parents also decrease the control on how many hours and what type of games their children play.
Researchers have observed a linear increase in school failure in relation to an increase in the hours spent on the computer and less control by parents. School failure reaches 16 per cent among students who use the computer less than one hour a day; 17 per cent for those who use it one to two hours; 20 per cent, two to three hours, and 29 per cent if they use the computer for more than three hours a day. Nevertheless, the study shows that not using a computer at all also increases school failure up to 27 per cent. 
The lack of parental control and an intense use of the computer and video games are also associated with a higher index of young people who have suffered from alcohol intoxication or consume cannabis or other toxic substances. For example, among first year students, 11 per cent of those who use the computer more than three hours daily had already suffered from alcohol intoxication and 10 per cent had already consumed cannabis, while these percentages lower to 4 and 2 per cent in the case of those who use a computer less than three hours per day.
The research helped to study risk factors associated with an addictive use of these technologies, as well as to form a "photograph" from which to observe the evolution of ICTs use in new generations.
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mercredi 28 janvier 2015


e cigarette beaucoup de bruit pour rien 

Une "étude" prétend que dans certaines conditions, la e-cigarette pourrait s’avérer "5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac". Sauf que ce travail publié dans le prestigieux New England Journal of Medicine est loin d'être rigoureux... Décryptage.
E-cigarette : dans quel cas (extrêmes) pourrait-elle être cancérigène ? ©ALCALAY
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E-CIGARETTE. "Ce n’est pas une étude scientifique, c’est une lettre torchon. D’habitude leNew England Journal of Medicine (NEJM) est un journal sérieux, mais là ils ont adopté le comportement d’un tabloïd." Le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l'Office français de prévention du tabagisme ne mâche pas ses mots pour qualifier le texte publié dans l’une des plus prestigieuse revue médicale du monde.Les auteurs y expliquent que la cigarette électronique pourrait s'avérer "5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac". Une annonce qui a évidemment fait l'effet d'une bombe au moment de sa parution le 22 janvier 2015. Un texte dont il convient d'abord de rappeler le statut : il ne s'agit pas d'une étude présentant méthodologie, contexte, observations... mais d'une lettre - ou "correspondance" -  qui n'a donc pas valeur de publication scientifique.
Ce qui leur permet d'arriver à une conclusion aussi alarmiste ? "Nous avons constaté que du formaldéhyde peut se former durant le processus de vaporisation des cigarettes électroniques", écrivent ces chercheurs de l'université d'Etat de Portland (Oregon, nord-ouest). Cette substance qui est un cancérogène avéré apparaitrait lorsque le liquide est surchauffé à partir d'une batterie dégageant plus de 5 volts de tension. Une observation qui ne tient pas la route quand on sait un peu comment fonctionne une cigarette électronique (voir notre infographie ci-dessous pour les connaissances de base) que celle-ci soit jetable ou non.
Sans résistance, la puissance n'est rien
En effet, utiliser une batterie délivrant une tension de 5 volts ne dit strictement rien de la puissance de la e-cigarette (qui elle est exprimée en watts), et donc de la chaleur dégagée pour chauffer le liquide. En effet, la puissance est fonction du couple batterie/résistance. D’un côté, la tension délivrée par la batterie se mesure en volts. De l’autre, la capacité de la résistance s'exprime en ohms (noté Ω). La puissance en watts est en fait égale au carré de la tension divisé par la résistance. Ainsi, avec une tension de 3,2 volts et une résistance de 1,5 Ω, on obtiendrait : (3,2 × 3,2) ÷ 1,5 = 6,82 watts. Le tableau ci-dessous établit la puissance obtenue en fonction de ces deux paramètres :
Mais dans leur correspondance adressée au NEJM, les chercheurs utilisent une résistance de 2,1 Ω, associée à une batterie dont la tension est de 5 volts. Soit : (5 × 5) ÷ 2,1 = 11,90 watts. Or, il est vrai qu'au delà d'une certaine puissance, la température à laquelle est chauffé le liquide est telle qu'elle peut produire du formaldéhyde. Mais - faut-il le rappeler - toutes les formes de combustion produisent cette substance cancérogène. Qu’il s’agisse d’incinérateurs de déchets, de chauffage des bâtiments ou, plus simplement, d'un feu de bois, de l’utilisation d’encens ou la cuisson d’aliments (votre four, votre poêle, ou le barbecue). "Dans ce cas là, autant interdire la vente de poêle et de côtelettes", ironise le Pr Dautzenberg qui, en fait, ne décolère pas de voir de telles annonces passer dans le New England Journal of Medicine.
Evidemment donc, si les "vapoteurs" choisissent une batterie délivrant une tension de 7 volts en l'associant à une résistance de 1,5 Ω, ces derniers prennent le risque de s'exposer plus que de raison à cette substance puisque la puissance de chauffe sera égale à 32,66 watts. Mais le risque est-il plus important que si l'on mange des saucisses bien grillées ? Cela pourrait être une question intéressante... Sauf qu'avec une telle puissance de chauffe, le goût et l'odeur dégagés par le dispositif sont tout simplement insupportables pour un être humain normalement constitué. Le vapoteur a alors l'impression d'aspirer une odeur de cramé. 
Le tabac, c'est 78 cancérogènes avérés...
Last but not least, les auteurs affirment qu'avec ce formaldéhyde détecté dans les conditions ci-mentionnées la cigarette électronique pourrait être 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac. Une aberration, pour le Pr Dautzenberg qui rappelle que "la plupart des cancérogènes de la cigarette classique provient des goudrons issus de la combustion." Une affirmation qui par ailleurs, et de façon inexplicable, fait fi des 78 autres substances cancérogènes contenues dans le tabac. Des produits toxiques rigoureusement  
L'infographie parle d'elle-même : et d'ici à ce qu'on trouve autant d'agents toxiques dans la e-cigarette qu'il n'y en a dans le tabac... Il est certes bien naturel que la science étudie d'éventuels effets négatifs de lacigarette électronique étant donné la relative nouveauté de ces dispositifs. Encore faut-il le faire avec un minimum de sérieux.

http://tempsreel.nouvelobs.com/scripts/stats.php?mod=read&key=1445677&media=seamen

jeudi 22 janvier 2015

La toxoplasmose modifie en profondeur le jeu du chat et de la souris

On savait que le parasite responsable de la toxoplasmose altérait le comportement des souris au point de supprimer chez elles leur peur instinctive des chats. Une nouvelle étude vient de montrer que même une fois le pathogène éliminé de l’organisme, les rongeurs ne sont plus effrayés par leurs prédateurs naturels. Des résultats qui plaident pour une modification plus profonde du cerveau par le parasite, et qui pourrait nous pousser à revoir le rapport qu’il entretient avec la schizophrénie.