SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
Système nerveux, digestion et activité physique
Cours complet — Niveau collège, 3e
(préparation brevet)
Chapitre 1 — Le rôle du système nerveux
à l'effort
Chapitre 2 — Activité cérébrale et
hygiène de vie
Chapitre 3 — Nutrition et activité
physique
+ Révision express • Quiz
de 50 questions • Exercice guidé façon brevet
Sommaire
Chapitre 1 — Le rôle du système nerveux à l'effort.. 3
Exercice légendé — Le
système nerveux humain.. 4
Chapitre 2 — Activité cérébrale et hygiène de vie.... 6
Exercice résolu — Les effets
de l'alcool sur l'organisme................................................................ 7
Chapitre 3 — Nutrition et activité physique............. 9
Exercice résolu — Dosage
sanguin et consommation du muscle...................................... 10
Révision express................................................... 12
Quiz — 50 questions (avec corrigé)........................ 14
Exercice guidé façon brevet — Effort à vélo et
consommation de O2............................................ 22
CHAPITRE
1
Le rôle du système nerveux à l'effort
Lorsqu'on
pratique une activité physique, l'organisme doit réagir en permanence : éviter
un obstacle, ajuster sa foulée, accélérer les battements du cœur... Toutes ces
réactions rapides et coordonnées sont pilotées par le système nerveux. Ce
chapitre explique comment le système nerveux perçoit des signaux, commande les
mouvements volontaires, et contrôle automatiquement les activités cardiaque et
respiratoire pendant l'effort.
1. Perception et traitement des signaux
Le corps est
équipé d'organes sensoriels (récepteurs) capables de détecter des stimulus
(informations) de l'environnement ou de l'intérieur du corps : l'œil détecte la
lumière, l'oreille détecte les sons, la peau détecte le contact ou la douleur,
et des récepteurs situés dans les muscles et les articulations renseignent en
permanence sur la position du corps.
Lorsqu'un
organe sensoriel est stimulé, il produit un message nerveux sensitif, qui
circule le long d'un nerf sensitif jusqu'au système nerveux central, formé de
l'encéphale (le cerveau et ses annexes) et de la moelle épinière. C'est là que
l'information est traitée et intégrée, souvent en la combinant avec d'autres
signaux reçus au même moment, avant qu'une réponse appropriée ne soit élaborée.
2. Commande des mouvements
Une fois
l'information traitée, le système nerveux central élabore une commande motrice,
qui part de l'encéphale (ou de la moelle épinière pour les réflexes très
rapides) sous la forme d'un message nerveux moteur. Ce message circule le long
d'un nerf moteur jusqu'à un organe effecteur — le plus souvent un muscle — qui
se contracte alors, produisant le mouvement souhaité (courir, attraper un
ballon, éviter un obstacle).
Ce trajet
complet — perception par un récepteur, message sensitif, traitement central,
message moteur, réponse motrice — permet au corps de réagir en permanence et de
façon coordonnée aux exigences de l'activité physique.
3. Contrôle nerveux des activités cardiaques et respiratoires
Lors d'un
effort physique, les muscles sollicités consomment davantage de dioxygène et de
nutriments, et produisent davantage de dioxyde de carbone. Le système nerveux
ajuste alors automatiquement, sans intervention volontaire, la fréquence
cardiaque et la fréquence respiratoire pour répondre à ces besoins accrus : le
cœur bat plus vite et plus fort, la respiration s'accélère et s'amplifie.
Ce contrôle
est assuré par des centres nerveux automatiques, notamment situés dans le tronc
cérébral, qui reçoivent en permanence des informations sur l'activité des
muscles et sur la composition du sang (teneur en dioxygène et en dioxyde de
carbone). Plus l'effort est intense, plus ces centres augmentent la fréquence
cardiaque et la fréquence respiratoire, afin d'apporter davantage de dioxygène
aux muscles et d'éliminer plus vite le dioxyde de carbone produit.
|
À retenir •
Un récepteur sensoriel détecte un stimulus et produit
un message nerveux sensitif, transmis par un nerf sensitif jusqu'au système
nerveux central (encéphale + moelle épinière). •
Le système nerveux central traite l'information et
élabore une commande motrice, transmise par un nerf moteur jusqu'à un organe
effecteur (muscle). •
Le système nerveux contrôle aussi automatiquement les
activités cardiaque et respiratoire, en les accélérant pendant l'effort pour
répondre aux besoins accrus des muscles en dioxygène. |
Exercice légendé — Le système nerveux humain
|
Consigne Sur le schéma ci-dessous,
associez chaque numéro (1 à 6) à l'une des légendes proposées dans le
désordre : nerf moteur • organe effecteur (muscle) • moelle épinière •
encéphale (cerveau) • nerf sensitif • organe sensoriel (récepteur). |
Figure 1 — Schéma à légender du système
nerveux humain.
Corrigé
|
N° |
Légende |
Rôle / précision |
|
1 |
Encéphale (cerveau) |
Centre nerveux qui traite
les informations reçues et élabore les commandes motrices. |
|
2 |
Moelle épinière |
Prolonge l'encéphale le
long de la colonne vertébrale ; relaie les messages nerveux entre l'encéphale
et les nerfs. |
|
3 |
Nerf sensitif |
Transmet le message nerveux
sensitif, de l'organe sensoriel vers le système nerveux central. |
|
4 |
Nerf moteur |
Transmet le message nerveux
moteur, du système nerveux central vers l'organe effecteur. |
|
5 |
Organe sensoriel
(récepteur) |
Détecte un stimulus (ici,
un exemple au niveau de la tête) et produit un message nerveux sensitif. |
|
6 |
Organe effecteur (muscle) |
Reçoit le message nerveux
moteur et se contracte, produisant le mouvement. |
CHAPITRE
2
Activité cérébrale et hygiène de vie
Le cerveau
est un organe fragile, dont le bon fonctionnement dépend directement de nos
habitudes de vie. Ce chapitre présente les conditions nécessaires à une
activité cérébrale optimale, les comportements qui la perturbent, et les effets
du dopage sur le cerveau et sur l'organisme.
I. Les conditions d'un bon fonctionnement cérébral
Le cerveau
consomme, à lui seul, environ 20 % du dioxygène et du glucose utilisés par tout
l'organisme au repos, alors qu'il ne représente qu'environ 2 % de la masse
corporelle. Pour fonctionner correctement, il a donc besoin d'un apport continu
et suffisant en dioxygène et en nutriments (en particulier le glucose, son
carburant principal), apportés par le sang.
Le sommeil
joue également un rôle essentiel : c'est pendant le sommeil que le cerveau
consolide les apprentissages de la journée (mémorisation) et élimine certains
déchets métaboliques accumulés pendant la veille. Un sommeil insuffisant ou de
mauvaise qualité dégrade les capacités d'attention, de mémorisation et de
réaction. Enfin, une alimentation équilibrée, une hydratation suffisante et une
activité physique régulière contribuent elles aussi à un bon fonctionnement
cérébral, notamment en favorisant une bonne circulation sanguine vers le
cerveau.
II. Les comportements perturbateurs de l'activité cérébrale
Certaines
substances, appelées substances psychoactives, modifient le fonctionnement du
cerveau en agissant sur la communication entre les neurones. C'est le cas de
l'alcool, du tabac (nicotine), du cannabis et d'autres drogues : elles
perturbent la transmission des messages nerveux, ce qui altère la perception,
le jugement, la coordination des mouvements ou les temps de réaction.
Un manque de
sommeil chronique, une alimentation déséquilibrée ou une exposition prolongée à
un bruit ou à des écrans (notamment avant le coucher) perturbent également le
fonctionnement cérébral, de façon moins immédiate mais tout aussi réelle sur le
long terme. Certaines de ces substances (alcool, tabac, cannabis...) entraînent
en plus une dépendance : le cerveau s'habitue à leur présence, et leur absence
provoque un manque, ce qui rend l'arrêt de la consommation difficile.
III. Le dopage et l'activité cérébrale
Le dopage
consiste à utiliser des substances ou des méthodes interdites pour améliorer
artificiellement les performances physiques ou intellectuelles. Certaines
substances dopantes agissent directement sur le système nerveux : par exemple,
certains stimulants augmentent artificiellement la vigilance et retardent la
sensation de fatigue en agissant sur les centres nerveux du cerveau.
Le dopage
présente des risques sérieux pour la santé : les substances dopantes peuvent
provoquer une dépendance, masquer artificiellement les signaux de fatigue ou de
douleur envoyés par le corps (ce qui expose à des blessures graves passées
inaperçues), et avoir des effets délétères à long terme sur le cœur, le foie ou
le cerveau. Il est également interdit par les règlements sportifs, car il
fausse l'équité de la compétition.
|
À retenir •
Le cerveau a besoin d'un apport continu en dioxygène
et en glucose (environ 20 % des besoins de l'organisme, pour 2 % de sa
masse). •
Le sommeil, une alimentation équilibrée et l'activité
physique favorisent un bon fonctionnement cérébral. •
Les substances psychoactives (alcool, tabac,
cannabis...) perturbent la transmission des messages nerveux et peuvent
entraîner une dépendance. •
Le dopage vise à améliorer artificiellement les
performances, mais présente des risques graves pour la santé et fausse
l'équité sportive. |
Exercice résolu — Expliquer les effets de l'alcool sur l'organisme
|
Document 1 — Activité cérébrale et alcool Des techniques d'imagerie
cérébrale, comme l'IRM fonctionnelle, permettent de visualiser les zones du
cerveau actives lors d'une tâche donnée. Chez une personne ayant consommé de
l'alcool, l'activité de plusieurs zones cérébrales est mesurée nettement réduite,
en particulier dans le cortex frontal (impliqué dans le jugement et la prise
de décision) et dans le cervelet (impliqué dans l'équilibre et la
coordination des mouvements). |
Figure 2 — Représentation schématique de
l'activité cérébrale, sans et avec alcool.
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Document 2 — Alcool et temps de réaction au volant Le temps de réaction est la
durée qui s'écoule entre la perception d'un danger (par exemple, un obstacle
sur la route) et le déclenchement de la réaction motrice appropriée (par
exemple, freiner). Le tableau ci-dessous donne le temps de réaction moyen d'un
conducteur, et la distance parcourue pendant ce temps de réaction à une
vitesse de 50 km/h (soit environ 14 m/s), selon son taux d'alcoolémie. |
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Taux d'alcoolémie |
Temps de réaction |
Distance parcourue à 50 km/h pendant ce
temps |
|
0 g/L (sobre) |
1,0 s |
14 m |
|
0,5 g/L (limite légale en
France) |
1,5 s |
21 m |
|
0,8 g/L |
2,0 s |
28 m |
|
1,5 g/L |
3,0 s |
42 m |
|
Question
1 : D'après le document 1, quelles sont les deux zones cérébrales dont
l'activité diminue sous l'effet de l'alcool ? À quoi servent-elles
normalement ? Question
2 : D'après le document 2, comment évolue le temps de réaction d'un
conducteur quand son taux d'alcoolémie augmente ? Question
3 : Calculez de combien de mètres supplémentaires roule, « à l'aveugle »,
un conducteur à 0,8 g/L par rapport à un conducteur sobre, avant même de
commencer à freiner. Question 4 : En
utilisant les deux documents, expliquez pourquoi la conduite sous l'effet de
l'alcool est dangereuse. |
|
Corrigé 1. L'alcool
réduit l'activité du cortex frontal, impliqué dans le jugement et la prise de
décision, et celle du cervelet, impliqué dans l'équilibre et la coordination
des mouvements. 2. Plus
le taux d'alcoolémie augmente, plus le temps de réaction s'allonge : il passe
de 1,0 s à jeun à 3,0 s à 1,5 g/L, soit un temps de réaction jusqu'à 3 fois
plus long. 3. À
0,8 g/L, la distance parcourue pendant le temps de réaction est de 28 m,
contre 14 m pour un conducteur sobre. La différence est donc de 28 − 14 = 14
m supplémentaires parcourus avant même que le conducteur ne commence à
réagir. 4. L'alcool réduit
l'activité du cortex frontal et du cervelet (document 1), ce qui altère le
jugement, l'évaluation des distances et des risques, et la coordination des
mouvements nécessaires pour réagir (freiner, tourner le volant...). Cette
perturbation du traitement nerveux des informations explique l'allongement du
temps de réaction observé (document 2) : plus le taux d'alcoolémie est élevé,
plus le conducteur met de temps à percevoir un danger et à y réagir, ce qui
augmente d'autant la distance parcourue « à l'aveugle » avant que le freinage
ne commence — un facteur majeur d'accidents de la route. |
CHAPITRE
3
Nutrition et activité physique
L'activité
physique augmente fortement les besoins de l'organisme en nutriments et en
dioxygène. Ce chapitre revient sur le trajet des aliments dans l'appareil
digestif, sur la façon dont les nutriments passent dans le sang, et sur
l'adaptation de l'alimentation à la pratique d'une activité physique.
1. La digestion des aliments
Les aliments
consommés sont complexes et doivent être transformés avant de pouvoir être
utilisés par les cellules. Le long du tube digestif (bouche, œsophage, estomac,
intestin grêle, gros intestin), les aliments subissent une double
transformation : une transformation mécanique (mastication, brassage) qui les
fragmente, et une transformation chimique (grâce aux sucs digestifs : salive,
suc gastrique, suc intestinal) qui dégrade les grosses molécules en nutriments,
de petites molécules solubles.
Figure 3 — Le tube digestif et
l'absorption au niveau de l'intestin grêle.
2. L'absorption intestinale et l'assimilation
C'est au
niveau de l'intestin grêle que les nutriments traversent la paroi du tube
digestif pour passer dans le sang : c'est l'absorption intestinale. Cette paroi
est très repliée et recouverte de nombreuses villosités intestinales, chacune
parcourue par un réseau de capillaires sanguins, ce qui multiplie
considérablement la surface d'échange entre le tube digestif et le sang.
Une fois dans
le sang, les nutriments sont distribués à toutes les cellules de l'organisme
grâce à l'appareil circulatoire. Les cellules utilisent alors ces nutriments :
c'est l'assimilation, qui correspond à l'utilisation des nutriments par les
cellules pour produire de l'énergie (grâce à la respiration cellulaire, qui
consomme du dioxygène) ou pour construire leurs propres constituants
(croissance, réparation, renouvellement des tissus).
3. Manger, bouger
Les besoins
énergétiques d'un individu dépendent directement de son niveau d'activité
physique : plus l'activité est intense et prolongée, plus les muscles
consomment de nutriments et de dioxygène, et plus les besoins alimentaires
augmentent. Une alimentation adaptée à son niveau d'activité (quantité
suffisante mais non excessive, équilibrée entre les différents groupes
d'aliments, bien répartie dans la journée) permet de couvrir ces besoins sans
provoquer de déséquilibres (carences ou prise de poids excessive).
À l'inverse,
une activité physique régulière contribue à la bonne santé de l'organisme :
elle améliore le fonctionnement cardiovasculaire, aide à réguler le poids
corporel, et favorise le bon fonctionnement du système nerveux et du sommeil. «
Manger, bouger » résume ainsi les deux piliers complémentaires d'une bonne
hygiène de vie, recommandés dès le plus jeune âge.
|
À retenir •
La digestion transforme mécaniquement et chimiquement
les aliments en nutriments, absorbables par l'intestin grêle. •
L'absorption intestinale a lieu au niveau des
villosités intestinales, qui multiplient la surface d'échange avec le sang. •
L'assimilation est l'utilisation des nutriments par
les cellules (production d'énergie, construction des tissus). •
Les besoins alimentaires augmentent avec le niveau
d'activité physique ; une alimentation équilibrée et une activité physique
régulière forment les deux piliers d'une bonne hygiène de vie. |
Exercice résolu — Exploiter des résultats de dosage sanguin
|
Énoncé On mesure, chez un même
sportif, la concentration en dioxygène (O2) et en glucose du sang entrant
dans un muscle (sang artériel) et du sang sortant de ce muscle (sang
veineux), ainsi que le débit sanguin qui traverse ce muscle, au repos puis à
l'effort. Les résultats sont donnés ci-dessous. |
Figure 4 — Échanges entre le sang et le
muscle, au repos et à l'effort.
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Condition |
Débit sanguin |
[O2] artère |
[O2] veine |
[glucose] artère |
[glucose] veine |
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Au repos |
1 L/min |
200 mL/L |
150 mL/L |
1,00 g/L |
0,90 g/L |
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À l'effort |
5 L/min |
200 mL/L |
40 mL/L |
1,00 g/L |
0,40 g/L |
|
Méthode La quantité d'une substance
consommée par le muscle chaque minute se calcule ainsi : quantité consommée
(par minute) = débit sanguin × ([substance]artère − [substance]veine) |
|
Question
1 : Calculez la consommation de dioxygène du muscle (en mL/min), au repos
puis à l'effort. Question
2 : Calculez la consommation de glucose du muscle (en g/min), au repos
puis à l'effort. Question
3 : Par quel facteur (combien de fois) la consommation de dioxygène
est-elle multipliée entre le repos et l'effort ? Et celle du glucose ? Question 4 : Proposez
une explication à ces résultats, en identifiant les deux paramètres qui
changent entre le repos et l'effort. |
|
Corrigé 1. Au
repos : consommation de O2 = 1 × (200 − 150) = 50 mL/min. À l'effort :
consommation de O2 = 5 × (200 − 40) = 800 mL/min. 2. Au
repos : consommation de glucose = 1 × (1,00 − 0,90) = 0,10 g/min. À l'effort
: consommation de glucose = 5 × (1,00 − 0,40) = 3,00 g/min. 3. Consommation
de O2 : 800 ÷ 50 = 16, elle est multipliée par 16. Consommation de glucose :
3,00 ÷ 0,10 = 30, elle est multipliée par 30. La consommation de glucose
augmente proportionnellement encore plus que celle de dioxygène. 4. Deux paramètres
changent entre le repos et l'effort : le débit sanguin musculaire, multiplié
par 5 (de 1 à 5 L/min), et la différence de concentration entre l'artère et
la veine, qui augmente fortement (le muscle prélève une part beaucoup plus
grande du dioxygène et du glucose disponibles dans le sang qui le traverse).
La combinaison de ces deux effets — plus de sang qui passe, et plus de
substances prélevées dans ce sang — explique la forte augmentation de la
consommation de dioxygène et de glucose par le muscle à l'effort, en accord
avec l'augmentation des besoins énergétiques du muscle en activité. |
SYNTHÈSE
Révision express
Cette fiche rassemble, chapitre par chapitre, les points
essentiels à connaître par cœur avant une évaluation ou le brevet.
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Chapitre 1 — Le rôle du système nerveux à l'effort •
Un organe sensoriel (récepteur) détecte un stimulus
et produit un message nerveux sensitif, transmis par un nerf sensitif
jusqu'au système nerveux central (encéphale + moelle épinière). •
Le système nerveux central traite l'information et
élabore une commande motrice, transmise par un nerf moteur jusqu'à un organe
effecteur (muscle) qui se contracte. •
Le système nerveux contrôle aussi automatiquement,
sans intervention volontaire, les activités cardiaque et respiratoire, en les
accélérant pendant l'effort. |
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Chapitre 2 — Activité cérébrale et hygiène de vie •
Le cerveau consomme environ 20 % du dioxygène et du
glucose de l'organisme au repos, pour seulement 2 % de la masse corporelle ;
il a besoin d'un apport continu en O2 et en nutriments. •
Le sommeil, une alimentation équilibrée et une
activité physique régulière favorisent un bon fonctionnement cérébral. •
Les substances psychoactives (alcool, tabac,
cannabis...) perturbent la transmission des messages nerveux : elles altèrent
le jugement, la coordination et allongent le temps de réaction. •
Le dopage vise à améliorer artificiellement les
performances en agissant sur le système nerveux, mais présente des risques
graves pour la santé et fausse l'équité sportive. |
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Chapitre 3 — Nutrition et activité physique •
La digestion transforme mécaniquement et chimiquement
les aliments en nutriments, le long du tube digestif (bouche, œsophage,
estomac, intestin grêle, gros intestin). •
L'absorption intestinale a lieu au niveau des
villosités de l'intestin grêle, qui multiplient la surface d'échange entre le
tube digestif et le sang. •
L'assimilation est l'utilisation des nutriments par
les cellules (production d'énergie par respiration cellulaire, construction
des tissus). •
La consommation de dioxygène et de glucose par un
muscle augmente fortement à l'effort, du fait de l'augmentation du débit
sanguin et du prélèvement accru dans le sang. •
Une alimentation adaptée à son niveau d'activité et
une activité physique régulière forment les deux piliers d'une bonne hygiène
de vie : « manger, bouger ». |
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Le fil conducteur des 3 chapitres Pendant une activité physique,
le système nerveux perçoit en permanence des informations, commande les
mouvements volontaires et contrôle automatiquement les activités cardiaque et
respiratoire (chapitre 1). Ce fonctionnement nerveux est fragile : il dépend
d'un apport continu en dioxygène et en nutriments, du sommeil, et peut être
perturbé par des substances psychoactives ou le dopage (chapitre 2). Or,
c'est justement la digestion, l'absorption intestinale et l'assimilation des
aliments qui fournissent au sang les nutriments et l'énergie nécessaires à
tout l'organisme, y compris aux muscles dont les besoins explosent à l'effort
(chapitre 3). Une bonne hygiène de vie — sommeil, alimentation équilibrée,
absence de substances toxiques, activité physique régulière — permet ainsi à
l'organisme de répondre efficacement aux exigences de l'effort. |
ÉVALUATION
Quiz — 50 questions
Ce quiz de
50 questions permet de vérifier les connaissances acquises sur les trois
chapitres. Pour chaque question à choix multiples, une seule réponse est
correcte. Le corrigé complet se trouve à la fin de cette section.
Questions 1 à 17 — Le rôle du système nerveux à l'effort
1. Un organe sensoriel (récepteur)
sert à :
a) détecter un stimulus et produire un message nerveux
sensitif
b) contracter un muscle
c) fabriquer des nutriments
2. Le message nerveux sensitif
circule :
a) d'un muscle vers un organe sensoriel
b) d'un organe sensoriel vers le système nerveux central
c) du cœur vers les poumons
3. Le système nerveux central est
formé de :
a) seulement le cœur
b) les nerfs moteurs uniquement
c) l'encéphale et la moelle épinière
4. Un nerf sensitif transmet un
message :
a) du système nerveux central vers un muscle
b) de l'organe sensoriel vers le système nerveux central
c) d'un muscle vers un autre muscle
5. Un nerf moteur transmet un
message :
a) du système nerveux central vers un organe effecteur
b) d'un organe sensoriel vers le système nerveux central
c) du cœur vers le cerveau uniquement
6. Un organe effecteur, le plus
souvent, est :
a) un récepteur sensoriel
b) un nerf sensitif
c) un muscle
7. La commande motrice est élaborée
par :
a) l'organe sensoriel
b) le muscle lui-même, sans nerf
c) le système nerveux central
8. Pendant l'effort, la fréquence
cardiaque et respiratoire sont contrôlées :
a) automatiquement par le système nerveux, sans
intervention volontaire
b) uniquement par la volonté
c) par les muscles eux-mêmes
9. Plus l'effort est intense, plus
le système nerveux :
a) diminue la fréquence cardiaque et respiratoire
b) augmente la fréquence cardiaque et respiratoire
c) n'a aucun effet sur elles
10. Les centres nerveux qui
contrôlent automatiquement le cœur et la respiration sont notamment situés :
a) dans le tronc cérébral
b) dans le muscle cardiaque uniquement
c) dans l'estomac
11. Ces centres nerveux automatiques
reçoivent des informations sur :
a) la couleur des vêtements portés
b) l'activité des muscles et la composition du sang (O2,
CO2)
c) le nombre de pas effectués uniquement
12. Pourquoi la fréquence
respiratoire augmente-t-elle à l'effort ?
a) pour refroidir le cerveau uniquement
b) par hasard, sans lien avec les besoins
c) pour apporter plus de dioxygène et éliminer plus de
dioxyde de carbone
13. Un réflexe très rapide peut être
déclenché directement par :
a) uniquement l'encéphale
b) la moelle épinière, sans passer par l'encéphale
c) un organe effecteur seul
14. L'œil, l'oreille et la peau sont
des exemples :
a) d'organes sensoriels
b) d'organes effecteurs
c) de nerfs moteurs
15. Le trajet complet d'une réaction
motrice volontaire est :
a) effecteur → nerf moteur → récepteur
b) centre nerveux → récepteur → effecteur
c) récepteur → nerf sensitif → centre nerveux → nerf moteur
→ effecteur
16. Des récepteurs situés dans les
muscles et les articulations renseignent sur :
a) la température extérieure uniquement
b) le goût des aliments
c) la position du corps
17. Le système nerveux permet à
l'organisme de réagir :
a) de façon rapide et coordonnée aux exigences de l'effort
b) seulement une fois par jour
c) sans lien avec les organes sensoriels
Questions 18 à 34 — Activité cérébrale et hygiène de vie
18. Le cerveau consomme, au repos,
environ quelle part du dioxygène et du glucose de l'organisme ?
a) environ 90 %
b) environ 20 %
c) environ 1 %
19. Le sommeil permet notamment au
cerveau de :
a) consolider les apprentissages et éliminer des déchets
métaboliques
b) grandir en taille chaque nuit
c) arrêter totalement son activité
20. Un sommeil insuffisant dégrade
en particulier :
a) uniquement la digestion
b) l'attention, la mémorisation et le temps de réaction
c) la couleur des yeux
21. Une substance psychoactive est
une substance qui :
a) n'a aucun effet sur l'organisme
b) n'agit que sur les muscles
c) modifie le fonctionnement du cerveau
22. L'alcool, le tabac et le
cannabis sont des exemples de :
a) nutriments essentiels
b) substances psychoactives
c) hormones naturelles indispensables
23. Les substances psychoactives
perturbent en particulier :
a) la transmission des messages nerveux entre neurones
b) la formation des os
c) la coagulation sanguine uniquement
24. La dépendance à une substance
psychoactive se traduit par :
a) une amélioration immédiate de la santé
b) aucune conséquence à l'arrêt
c) un manque ressenti à l'arrêt de la consommation
25. L'alcool réduit l'activité de
quelles zones cérébrales notamment ?
a) uniquement les poumons
b) le foie et les reins
c) le cortex frontal et le cervelet
26. Le cortex frontal est notamment
impliqué dans :
a) le jugement et la prise de décision
b) la digestion des aliments
c) la circulation sanguine
27. Le cervelet est notamment
impliqué dans :
a) la respiration cellulaire
b) l'équilibre et la coordination des mouvements
c) la perception des couleurs uniquement
28. Sous l'effet de l'alcool, le
temps de réaction d'un conducteur :
a) s'allonge
b) se raccourcit
c) reste identique
29. Le dopage consiste à :
a) s'entraîner régulièrement de façon légale
b) utiliser des substances ou méthodes interdites pour
améliorer artificiellement les performances
c) manger équilibré avant une compétition
30. Certaines substances dopantes
peuvent masquer :
a) la couleur de la peau
b) le rythme cardiaque au repos uniquement
c) les signaux de fatigue ou de douleur
31. Le dopage est interdit dans le
sport notamment car :
a) il est toujours sans danger
b) il fausse l'équité de la compétition et présente des
risques pour la santé
c) il améliore la santé à long terme
32. Une alimentation équilibrée et
une hydratation suffisante contribuent au bon fonctionnement cérébral en
favorisant notamment :
a) une bonne circulation sanguine vers le cerveau
b) une perte totale d'appétit
c) l'arrêt du sommeil
33. Une exposition prolongée aux
écrans avant le coucher peut :
a) améliorer systématiquement la mémorisation
b) n'avoir aucun effet
c) perturber le fonctionnement cérébral, notamment le
sommeil
34. Le taux légal maximal
d'alcoolémie autorisé pour conduire en France (conducteur classique) est de :
a) 5 g/L de sang
b) aucune limite
c) 0,5 g/L de sang
Questions 35 à 50 — Nutrition et activité physique
35. La digestion transforme les
aliments en :
a) nutriments, petites molécules solubles
b) déchets uniquement
c) eau pure
36. La transformation mécanique des
aliments correspond notamment à :
a) l'action des sucs digestifs uniquement
b) la mastication et le brassage
c) l'absorption intestinale
37. La transformation chimique des
aliments est assurée par :
a) les sucs digestifs (salive, suc gastrique, suc
intestinal)
b) les muscles du squelette
c) le système nerveux uniquement
38. Le tube digestif comprend, dans
l'ordre : bouche, œsophage, puis :
a) poumons, cœur, foie
b) estomac, intestin grêle, gros intestin
c) cerveau, moelle épinière, nerfs
39. L'absorption intestinale a lieu
principalement au niveau :
a) de l'estomac
b) de la bouche
c) de l'intestin grêle
40. Les villosités intestinales
permettent notamment de :
a) digérer chimiquement les aliments
b) multiplier la surface d'échange entre le tube digestif
et le sang
c) stocker les déchets non digérés
41. Chaque villosité intestinale est
parcourue par :
a) un réseau de capillaires sanguins
b) un nerf moteur uniquement
c) un muscle strié
42. L'assimilation correspond à :
a) le rejet des nutriments hors de l'organisme
b) la mastication des aliments
c) l'utilisation des nutriments par les cellules
43. La respiration cellulaire, qui
produit de l'énergie pour les cellules, consomme :
a) du dioxyde de carbone uniquement
b) de la salive
c) du dioxygène
44. À l'effort, comparé au repos, le
débit sanguin traversant un muscle actif :
a) augmente fortement
b) diminue
c) reste rigoureusement identique
45. La quantité d'une substance
consommée par un muscle chaque minute se calcule par :
a) concentration artère uniquement
b) débit sanguin × (concentration artère − concentration
veine)
c) débit sanguin ÷ concentration veine
46. À l'effort, la différence de
concentration en dioxygène entre le sang artériel et le sang veineux, au niveau
du muscle :
a) augmente fortement, car le muscle prélève davantage de
O2
b) diminue jusqu'à s'annuler
c) reste identique au repos
47. Les besoins alimentaires d'un
individu dépendent directement de :
a) la couleur de ses vêtements
b) son niveau d'activité physique
c) l'heure du lever uniquement
48. Une activité physique régulière
contribue notamment à :
a) réduire systématiquement l'appétit à zéro
b) supprimer le besoin de sommeil
c) améliorer le fonctionnement cardiovasculaire
49. « Manger, bouger » résume :
a) une règle sans rapport avec la santé
b) les deux piliers complémentaires d'une bonne hygiène de
vie
c) un principe réservé aux sportifs de haut niveau
50. Une alimentation excessive par
rapport aux besoins peut entraîner :
a) une prise de poids excessive
b) une carence systématique
c) une amélioration automatique de la santé
Corrigé du quiz
|
N° |
Bonne réponse |
Justification express |
|
1 |
a) détecter un stimulus et
produire un message nerveux sensitif |
Un récepteur détecte un
stimulus et produit un message nerveux sensitif. |
|
2 |
b) d'un organe sensoriel
vers le système nerveux central |
Le message sensitif va du
récepteur vers le système nerveux central. |
|
3 |
c) l'encéphale et la moelle
épinière |
Il regroupe l'encéphale et
la moelle épinière. |
|
4 |
b) de l'organe sensoriel
vers le système nerveux central |
Le nerf sensitif conduit
l'information vers le système nerveux central. |
|
5 |
a) du système nerveux
central vers un organe effecteur |
Le nerf moteur conduit la
commande vers l'organe effecteur. |
|
6 |
c) un muscle |
L'organe effecteur qui
répond à la commande motrice est un muscle. |
|
7 |
c) le système nerveux
central |
C'est le système nerveux
central qui élabore la commande motrice. |
|
8 |
a) automatiquement par le
système nerveux, sans intervention volontaire |
Ce contrôle automatique
échappe à la volonté. |
|
9 |
b) augmente la fréquence
cardiaque et respiratoire |
Le système nerveux ajuste
ces fréquences à la hausse selon l'intensité de l'effort. |
|
10 |
a) dans le tronc cérébral |
Le tronc cérébral abrite
des centres de contrôle automatique. |
|
11 |
b) l'activité des muscles
et la composition du sang (O2, CO2) |
Ils s'ajustent selon
l'activité musculaire et la teneur du sang en O2/CO2. |
|
12 |
c) pour apporter plus de
dioxygène et éliminer plus de dioxyde de carbone |
L'augmentation répond aux
besoins accrus en O2 et à l'élimination du CO2. |
|
13 |
b) la moelle épinière, sans
passer par l'encéphale |
Certains réflexes rapides
passent directement par la moelle épinière. |
|
14 |
a) d'organes sensoriels |
Ce sont des organes
sensoriels détectant différents stimulus. |
|
15 |
c) récepteur → nerf
sensitif → centre nerveux → nerf moteur → effecteur |
C'est l'ordre correct du
trajet du message nerveux. |
|
16 |
c) la position du corps |
Ils informent en permanence
sur la position du corps (proprioception). |
|
17 |
a) de façon rapide et
coordonnée aux exigences de l'effort |
Il assure des réactions
rapides et coordonnées en permanence. |
|
18 |
b) environ 20 % |
Le cerveau consomme environ
20 % des ressources, pour 2 % de la masse corporelle. |
|
19 |
a) consolider les
apprentissages et éliminer des déchets métaboliques |
Le sommeil sert à la
mémorisation et à l'élimination de déchets. |
|
20 |
b) l'attention, la
mémorisation et le temps de réaction |
Le manque de sommeil altère
attention, mémoire et réactivité. |
|
21 |
c) modifie le
fonctionnement du cerveau |
Elle agit sur la
communication entre les neurones et modifie le fonctionnement cérébral. |
|
22 |
b) substances psychoactives |
Ce sont des substances
psychoactives courantes. |
|
23 |
a) la transmission des
messages nerveux entre neurones |
Elles agissent sur la
communication nerveuse entre neurones. |
|
24 |
c) un manque ressenti à
l'arrêt de la consommation |
Le cerveau s'habitue à la
substance ; son absence provoque un manque. |
|
25 |
c) le cortex frontal et le
cervelet |
Ces deux zones (jugement,
équilibre/coordination) voient leur activité réduite. |
|
26 |
a) le jugement et la prise
de décision |
Le cortex frontal
intervient dans le jugement et la décision. |
|
27 |
b) l'équilibre et la
coordination des mouvements |
Le cervelet coordonne
l'équilibre et les mouvements. |
|
28 |
a) s'allonge |
Le temps de réaction
augmente avec le taux d'alcoolémie. |
|
29 |
b) utiliser des substances
ou méthodes interdites pour améliorer artificiellement les performances |
C'est la définition du
dopage. |
|
30 |
c) les signaux de fatigue
ou de douleur |
Elles peuvent masquer
fatigue et douleur, exposant à des blessures graves. |
|
31 |
b) il fausse l'équité de la
compétition et présente des risques pour la santé |
Il fausse la compétition et
comporte des risques sérieux. |
|
32 |
a) une bonne circulation
sanguine vers le cerveau |
Elles favorisent l'apport
sanguin nécessaire au cerveau. |
|
33 |
c) perturber le
fonctionnement cérébral, notamment le sommeil |
Cela perturbe le sommeil et
donc le fonctionnement cérébral à long terme. |
|
34 |
c) 0,5 g/L de sang |
La limite légale en France
est de 0,5 g/L de sang. |
|
35 |
a) nutriments, petites
molécules solubles |
La digestion produit des
nutriments absorbables. |
|
36 |
b) la mastication et le
brassage |
La transformation mécanique
fragmente les aliments (mastication, brassage). |
|
37 |
a) les sucs digestifs
(salive, suc gastrique, suc intestinal) |
Les sucs digestifs
dégradent chimiquement les aliments en nutriments. |
|
38 |
b) estomac, intestin grêle,
gros intestin |
C'est l'ordre du trajet des
aliments dans le tube digestif. |
|
39 |
c) de l'intestin grêle |
L'intestin grêle, grâce à
ses villosités, est le site principal d'absorption. |
|
40 |
b) multiplier la surface
d'échange entre le tube digestif et le sang |
Elles augmentent fortement
la surface d'échange avec le sang. |
|
41 |
a) un réseau de capillaires
sanguins |
Les capillaires sanguins
des villosités captent les nutriments absorbés. |
|
42 |
c) l'utilisation des
nutriments par les cellules |
C'est l'utilisation des
nutriments par les cellules (énergie, constituants). |
|
43 |
c) du dioxygène |
La respiration cellulaire
consomme du dioxygène et des nutriments. |
|
44 |
a) augmente fortement |
Le débit sanguin musculaire
augmente fortement à l'effort (ex. de 1 à 5 L/min). |
|
45 |
b) débit sanguin ×
(concentration artère − concentration veine) |
C'est la formule utilisée
pour calculer la consommation musculaire. |
|
46 |
a) augmente fortement, car
le muscle prélève davantage de O2 |
Le muscle prélève une part
beaucoup plus grande du dioxygène disponible. |
|
47 |
b) son niveau d'activité
physique |
Plus l'activité est
intense, plus les besoins alimentaires augmentent. |
|
48 |
c) améliorer le
fonctionnement cardiovasculaire |
Elle améliore la santé
cardiovasculaire, entre autres bienfaits. |
|
49 |
b) les deux piliers
complémentaires d'une bonne hygiène de vie |
C'est le principe d'une
alimentation équilibrée associée à l'activité physique. |
|
50 |
a) une prise de poids
excessive |
Un excès d'apports par
rapport aux besoins favorise la prise de poids. |
BREVET
Exercice guidé façon brevet — Effort à vélo et
consommation de dioxygène
Cet exercice
guidé, de type brevet, propose d'étudier l'effet de l'intensité d'un effort à
vélo sur la consommation de dioxygène de l'organisme, à partir de mesures
réalisées chez un même cycliste pour trois intensités d'effort différentes.
|
Contexte Un cycliste pédale sur un vélo
d'appartement relié à des capteurs. On fait varier l'intensité de l'effort en
modifiant la résistance et la vitesse de pédalage, mesurée en nombre de tours
de roue par minute. Pour chaque intensité, on mesure la fréquence cardiaque
et la consommation de dioxygène de l'organisme. On mesure également, en
laboratoire, la composition de l'air ambiant inspiré et celle de l'air expiré
par le cycliste. |
Figure 5 — Fréquence cardiaque et
consommation de dioxygène selon l'intensité de l'effort à vélo.
|
Intensité de l'effort |
Tours de roue / min |
Fréquence cardiaque |
Consommation de O2 |
|
Léger |
40 tr/min |
95 batt/min |
375 mL/min |
|
Modéré |
70 tr/min |
130 batt/min |
1 250 mL/min |
|
Intense |
100 tr/min |
170 batt/min |
3 000 mL/min |
|
Document — Composition de l'air L'air ambiant inspiré contient
environ 21 % de dioxygène et environ 0,04 % de dioxyde de carbone. L'air
expiré par une personne au repos contient environ 16 % de dioxygène et
environ 4 % de dioxyde de carbone : à chaque inspiration puis expiration, une
partie du dioxygène de l'air inspiré passe dans le sang, tandis qu'une partie
du dioxyde de carbone produit par les cellules passe du sang vers l'air
expiré. |
|
Consigne Question
1 : Décrivez comment évoluent le nombre de tours de roue par minute, la
fréquence cardiaque et la consommation de dioxygène quand l'intensité de
l'effort augmente. Question
2 : Calculez par quel facteur est multipliée la consommation de dioxygène
entre l'effort léger et l'effort intense. Question
3 : En utilisant le document sur la composition de l'air, expliquez
comment le dioxygène de l'air ambiant parvient jusqu'aux muscles du cycliste. Question 4 : En vous
appuyant sur l'ensemble des données (fréquence cardiaque, ventilation,
composition de l'air), expliquez pourquoi l'organisme doit ajuster plusieurs
paramètres à la fois lorsque l'intensité de l'exercice physique augmente. |
Corrigé
|
1. Évolution des paramètres mesurés Quand l'intensité de l'effort
augmente (léger → modéré → intense), le nombre de tours de roue par minute
augmente (40 → 70 → 100 tr/min), la fréquence cardiaque augmente également
(95 → 130 → 170 battements/min), et la consommation de dioxygène augmente très
fortement (375 → 1 250 → 3 000 mL/min). Ces trois paramètres évoluent donc
dans le même sens que l'intensité de l'effort. |
|
2. Facteur de multiplication de la consommation de O2 Consommation de O2 à l'effort
intense ÷ consommation de O2 à l'effort léger = 3 000 ÷ 375 = 8. La
consommation de dioxygène est donc multipliée par 8 entre un effort léger et
un effort intense. |
|
3. Trajet du dioxygène jusqu'aux muscles L'air ambiant inspiré (environ
21 % de O2) arrive dans les poumons ; une partie de ce dioxygène traverse la
paroi des alvéoles pulmonaires pour passer dans le sang, ce qui explique que
l'air expiré soit appauvri en dioxygène (environ 16 % seulement). Le dioxygène
est ensuite transporté par le sang, grâce à la circulation sanguine dont le
débit augmente à l'effort (cœur qui bat plus vite), jusqu'aux muscles, où il
est prélevé et utilisé par les cellules musculaires pour produire de
l'énergie par respiration cellulaire. |
|
4. Pourquoi plusieurs paramètres s'ajustent en même
temps Plus l'intensité de l'exercice
augmente, plus les muscles sollicités (ici, ceux qui font pédaler et font
tourner la roue plus vite) consomment de dioxygène et de nutriments pour
produire l'énergie nécessaire à leur contraction. Pour répondre à cette demande
accrue, le système nerveux ajuste automatiquement plusieurs paramètres à la
fois : la fréquence cardiaque augmente pour accélérer la circulation du sang
chargé de dioxygène et de nutriments vers les muscles, et la ventilation
pulmonaire (fréquence et amplitude respiratoires) augmente pour renouveler
plus rapidement l'air des poumons et permettre davantage d'échanges de
dioxygène et de dioxyde de carbone. Ces ajustements combinés — plus de sang,
plus vite, plus chargé en dioxygène — permettent à l'organisme de multiplier
par 8 sa consommation de dioxygène entre un effort léger et un effort
intense, en accord avec l'augmentation des besoins énergétiques des muscles. |
|
Barème indicatif (/20) •
Question 1 (description des évolutions) : 4 points •
Question 2 (calcul du facteur ×8, avec la démarche) :
4 points •
Question 3 (trajet du dioxygène,
alvéoles/sang/muscles) : 6 points •
Question 4 (mise en relation des paramètres,
argumentation) : 6 points |
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